La méthode « Cleansoil », issue du projet du même nom, a en effet été expérimentée avec succès en Russie et en Ukraine, sur des sols devenus impropres à l’agriculture en raison de contaminations massives aux métaux lourds, produits chimiques dangereux et autres pesticides.
Alors que les techniques de dépollution habituelles reposent sur l’excavation des terres polluées, leur déplacement puis leur traitement dans des sites souvent éloignés des zones contaminées - ce qui coûte très cher (de 59 à 109 millions d’euros par hectare) -, Cleansoil présente le grand avantage de dépolluer les sols in situ.
Europe : 1,5 million de sites pollués
Tout repose sur le forage, dans la couche de terre contaminée, de trous horizontaux dans lesquels sont introduits des tuyaux poreux remplis de produits capables d’absorber les polluants.
Une fois les substances toxiques « aspirées », les tuyaux sont retirés et décontaminés. Ils peuvent ensuite être réutilisés.
Outre l’avantage de ne pas avoir à déplacer la terre, Cleansoil permet de nettoyer des couches polluées situées sous les constructions, inatteignables par les moyens conventionnels.
Financé à hauteur de 750 000 euros par l’Europe, le projet Cleansoil, porté par un consortium de huit partenaires industriels et scientifiques (essentiellement allemands, est-européens et russes), pourrait utilement contribuer à décontaminer les 1,5 million de sites pollués que compte l’Union européenne.
(1) Sixième programme-cadre pour la recherche et le développement technologique (2002-2006)
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