Chiffres clés sur les offres non pourvues en 2012
* 466 200 offres annulées, dont 359 200 offres retirées (offres non pourvues en interne ou externe)
* 2/3 des offres retirées l’ont été faute de besoin des employeurs
* 1/3 des offres retirées l’ont été faute de candidats correspondant au besoin identifié
Parmi les facteurs à l’origine des difficultés de recrutement, quatre grandes thématiques apparaissent :
- Un décalage entre les compétences attendues et les compétences disponibles (diplôme, expérience demandée, situation géographique, savoir être…)
- Le déficit de connaissance des projets de recrutement et des candidats disponibles
- L’inexpérience des recruteurs
- L’image de certains métiers et plus généralement l’attractivité d’un secteur ou d’un territoire
Au-delà de ces motifs que nous disent les chiffres de Pôle emploi ?
En 2012, 466.200 offres ont été annulées à Pôle emploi. Parmi celles-ci, 23% ont donné lieu à un recrutement interne, et 77% des offres sont retirées pour un autre motif. Comment se répartit ce dernier motif : les 2/3 correspondent à une disparition ou évolution du besoin de l’employeur et 1/3 faute de candidat, soit 116.300 offres (avec une forte représentation de l’hôtellerie-restauration). Les offres annulées pour faute de candidat représentent 4% des offres déposées à Pôle emploi.
Les entreprises françaises sont asphyxiées par l'État obèse, par ses lourdes charges et par son administration écrasante, elles n'en peuvent plus, mais le
gouvernement actuel a beaucoup de mal à le comprendre car aucun de ses membres n'est passé par la sphère du privé, aucun d'eux n'a jamais géré une entreprise ni créé lui-même de la richesse et
des emplois.
La France doit faire le pari de l'entreprise plutôt que de leur mettre des bâtons dans les roues, quand les entreprises vont mal, elles n'embauchent pas.
Pierre Gattaz est chef d'entreprise.
La thématique des offres non pourvues renvoient à plusieurs concepts, retour sur les plus importants :
Les secteurs en tension
Le vocable « en tension » réunit les métiers pour lesquels le nombre d’offres d’emploi est supérieur à la demande d’emploi.
A titre d’exemple, 672 offres d’emploi concernent le métier de boucher dans l’industrie agro-alimentaire en Bretagne en 2012 pour 442 demandeurs
d’emplois inscrits et qualifiés pour ce métier. Le ratio est donc de 1,2 offre par demandeur inscrit dans ce métier.
Plusieurs raisons expliquent ces difficultés de recrutement : peu de jeunes s’orientent vers les formations initiales, par conséquent, les
entreprises peinent à recruter en contrat d’apprentissage. On constate plus globalement un manque de demandeurs d’emploi formés à ce métier. (Lire
l'enquête sur les tensions du marché du travail)
Offres non pourvues, emplois vacants, difficultés de recrutement… comment s’y retrouver ?
Les emplois vacants représentent les postes pour lesquels les employeurs sont en train de rechercher des candidats. A l’instant même où une offre est déposée à Pôle emploi, elle est vacante, mais n’est pas pour autant nécessairement difficile à satisfaire ou destinée à être non pourvue.(Pour aller plus loin sur la thématique des emplois vacants, rendez-vous sur le site du Conseil d’Orientation )
Les offres non pourvues représentent des offres pour lesquels le processus de recrutement est terminé sans que l’employeur n’ait pu voir son offre satisfaite (soit parce qu’il n’a pas trouvé le profil souhaité, soit parce qu’il n’a plus de besoin pour ce poste). Par exemple, une entreprise peut anticiper une hausse d’activité alors que cette dernière ne se réalise pas, un salarié qui doit prendre un congé sans solde mais qui ne le prend pas ou encore plusieurs prestataires qui concourent pour un appel d’offre, un seul étant retenu, les recrutements des autres candidats ne se réaliseront pas.
Jean-Louis Mullenbach explique à quel point François Hollande a une méconnaissance effrayante de la gouvernance des entreprises.
http://www.lesechos.fr/entreprises-se...
L’enquête complémentaire BMO 2013 aborde également les difficultés de recrutements anticipées par les recruteurs mais cela ne doit pas être confondu avec les offres non pourvues. Une entreprise peut estimer qu’elle éprouvera des difficultés de recrutement sans que cela se traduise par un abandon de recrutement in fine. L’enquête BMO réalisée par Pôle emploi puis l’étude complémentaire en 2012 montrent que les difficultés anticipées ont finalement été moins importantes à l’épreuve des faits : 29% des établissements déclarent avoir rencontré des difficultés de recrutements au premier semestre alors qu’ils étaient 41% à les anticiper. (Lire l'enquête complémentaire en Besoins en main-d'oeuvre 2012 )
L’analyse des offres d’emploi non pourvues a pour objectif de permettre à Pôle emploi d’améliorer l’adéquation entre l’offre et la demande d’emploi
et plus globalement de mieux répondre aux difficultés de recrutement des entreprises.
Lire l'étude "Les emplois vacants" par Jean-Louis Zanda
Source:
Les politiques de l'emploi sont l'ensemble des mesures prises par les Etats visant à soi-disant créer, maintenir, et développer l'emploi, et à lutter contre le chômage. Ces politiques sont probablement parmi les plus complexes à analyser, puisqu'elles comprennent bien souvent des volets de :
-
politique économique (grands travaux, nationalisation, subvention,
etc..)
- politique sociale (négociation avec les partenaires sociaux dans le cadre du paritarisme, etc.)
- politique industrielle (lutte contre les délocalisations notamment)
- politique étrangère (interventions au niveau de l'Union Européenne, à l'OMC, sur la scène internationale, etc.)
Elles visent toutes à diminuer le chômage, tel que mesuré par les organismes étatiques (indépendamment de la réalité de l'inactivité des citoyens d'un Etat donné), et relèvent en fin de compte de l'interventionnisme, souvent guidé par des motifs immédiats (électoraux notamment), des motifs corporatistes (cas de la politique agricole notamment), ou plus simplement par des considérations constructivistes
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