Les tenants du replis surs soit frileux et de l'autarcie ont fait de la mondialisation leur cheval de bataille. Elle serait pour eux l'objet de tous les maux de notre société. Le chômage en France ne serait pas le fruit de la surtaxation du travail et du déficit de formation que nous fournissons à nos jeunes, mais la conséquence directe de l'ouverture des marchés et de la concurrence internationale. La perte d'identité de nos terroirs ne serait pas le fruit de l'exode rural, mais la conséquence de l'ouverture de nos marchés et de l'internationalisation des cultures. Hors, l'Internet nous apprend précisément l'inverse.
Voilà un réseau sans aucune barrière fiscale, totalement ouvert et planétarisé qui, loin de fabriquer des chômeurs, créé un formidable gisement d'emplois fortement rémunérés. Un quart de la croissance américaine est directement liée au développement des nouvelles technologies de l'information. L'Internet est en train de donner vie au marché global que les théoriciens du libéralisme appelaient de leurs vœux. Et ça marche.
Loin de paupériser et d'asservir les économies nationales, le marché global que constitue l'Internet, est donc un multiplicateur de richesse. Par une saine concurrence, par une mise en réseau des savoirs, par un partage des compétences à l'échelle planétaire, par une ouverture totale des marchés nationaux, l'Internet offre aux exclus de la mondialisation économique des années soixante la possibilité d'entrer directement dans le vingt et unième siècle.
Grâce à l'Internet, les échanges internationaux ne sont plus le seul fait des pays riches et des grandes entreprises. Les petites et moyenne entreprises, au travers du réseau planétaire, peuvent trouver des débouchés commerciaux à leurs productions locales à l'autre bout de la planète. Les pays en voie de développement peuvent, grâce aux nouvelles technologies de l'information, sauter une étape pour accéder directement au vingt et unième siècle. L'exemple des pays de l'Est qui sont devenus des surconsommateurs de l'Internet illustre à merveille cette nouvelle chance au développement que constitue la globalisation des échanges électroniques.
La globalisation de l’économie, au travers de l’outil informatique, est en train de réussir. D'aucun objecteront que cette planétarisation des échanges se fait au détriment des cultures locales et qu'elle générera par réactions des sentiments belliqueux à l'égard de l'occident.
/image%2F0991260%2F20140929%2Fob_35568a_bwnnx24iqaa50bf.jpg)

Haut de page