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L'écologisme des riches tue les pauvres.

par Alain Genestine 16 Mai 2008, 17:09 Ecologie-Environnement

Article de Guy Millière dans "les4vérités"

Je ferai paraître en septembre un ouvrage d’un chercheur américain appelé Paul Driessen. Son objet se trouve explicité par le sous-titre : « Peurs vertes, morts noires », qui complète le titre : « L’impérialisme écologique ». Le texte vient expliciter une réalité de plus en plus flagrante : pendant qu’ici, dans les pays riches, nous cédons à des lubies et à des phobies plus ou moins ridicules au nom de la défense de l’environnement, ces lubies et ces phobies tuent dans les contrées les plus pauvres.

Au nom du refus des biotechnologies agricoles, on a condamné, voici quelques années, des populations à mourir de faim juste à côté d’entrepôts où étaient stockées des denrées agricoles porteuses de l’immense péché d’avoir été génétiquement modifiées. Parce que des charlatans avaient décrété que le DDT était mauvais pour la santé de quelques espèces animales, on a interdit son usage, ce qui a entraîné une recrudescence de paludisme qui a condamné à mort des millions de gens.

Parce que des gens sans scrupule ont répandu l’idée qu’il existait un réchauffement global découlant des activités humaines, on a interdit l’accès à l’électricité à des populations qui n’ont eu, dès lors, accès ni à la réfrigération des aliments, ni à des instruments de cuisson ou de chauffage modernes. Au lieu de leur fournir des moyens optimaux, on leur a proposé des cellules photovoltaïques totalement insuffisantes, voire des éoliennes comme on en plante ici ou là dans les campagnes européennes, tout en sachant fort bien qu’elles ne pourront jamais fournir qu’une quantité infime des besoins énergétiques concrets tout en tuant des milliers d’oiseaux (qui, soudain, comptent fort peu).

Tandis que nous continuons à nous agiter pour lutter contre le réchauffement en ignorant presque totalement le rôle des radiations solaires dans les fluctuations du climat, il semble, sans que cela soit dit en dehors de quelques cercles d’initiés, que le climat soit en train de se refroidir, avec de multiples conséquences que, bien sûr, les spécialistes patentés (à ne pas confondre avec les ânes qui, eux, sont bâtés et infiniment plus inoffensifs) n’ont su prévoir.
Une quantité croissante de terres agricoles se sont trouvées, en parallèle, détournées de leur rôle initial qui était de produire des aliments pour les êtres humains, et ont été consacrées à produire les ingrédients nécessaires aux « biocarburants » dont nul n’a besoin puisque la terre continue à regorger de pétrole et continuera à en regorger jusqu’au moment où existeront les moteurs de l’après-pétrole.
Les résultats attendus commencent à devenir visibles et le seront de plus en plus. Les prix de denrées agricoles que la production et les terres détournées vers les « biocarburants » avaient déjà orienté vers une forte hausse voient cette hausse s’exacerber avec des successions de mauvaises récoltes dues à des gelées inopinées ou à des inondations inattendues. Des « émeutes de la faim » surviennent au sein de populations qui n’ont effectivement plus les moyens de s’alimenter.

Ceux-là même qui ont créé le problème vont s’employer à lui trouver des réponses et, s’obstinant à ne pas regarder le problème en face, apporteront des réponses inadéquates. On va beaucoup parler dans les mois à venir d’aides alimentaires d’urgence, de raréfaction des ressources, de plans pour les pays pauvres élaborés sous l’égide des Nations Unies. On va parler du « dérèglement climatique » où on verra une variante du réchauffement (à la lutte contre lequel on consacrera encore des sommes immenses). Nul ou presque ne dira que le climat fluctue sans cesse, et que l’intelligence de l’être humain a été, au fil des siècles, ce qui lui a permis de s’adapter à ces fluctuations tout en faisant des gains de productivité immenses. Nul ne dira qu’il faut jeter dans le magasin des accessoires ineptes et criminels tout le secteur des biocarburants, cesser de pervertir de multiples façons les marchés agricoles, en finir avec le criminel principe de précaution pour en revenir à ce qui nous a donné les merveilles de la chimie, de la biologie et de la physique modernes grâce auxquelles nous sommes aujourd’hui six milliards sur cette terre.

Nul ne dira que les biotechnologies sont, pour la production alimentaire dans les pays les plus pauvres, une piste infiniment plus féconde que l’écologisme – ce qui n’est pas très difficile !



Bonus du 30/5/2008 Dernières nouvelles sur le rapport « Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO (2008-2017)
Au cours de la prochaine décennie, les prix des produits agricoles « resteront en moyenne plus élevés à moyen terme que pendant la décennie écoulée  », même s’ils devraient diminuer progressivement par rapport aux niveaux record atteints ces derniers mois. Les plus durement touchés seront les populations pauvres, acheteuses nets de denrées alimentaires.
Selon le rapport « Perspectives agricoles (2008-2017) » de l’Organisation de Coopération et de développement Economique (OCDE) et de l’organisation de l’ONU pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), présenté hier par les deux organisations, la récente flambée des prix est notamment due à une météo défavorable, à la faiblesse des stocks mondiaux et à la production de biocarburants.
Dans la mesure où les stocks ne devraient pas se reconstituer rapidement, « à l’avenir, tout choc au niveau de l’offre, fortement probable compte tenu de la fréquence accrue des sécheresses, pourrait déterminer une nouvelle hausse des prix » précise Jacques Diouf, directeur général de la FAO.

Les prix devraient augmenter de 10 à 50 % selon les produits

Si certains facteurs sont ponctuels, les prix élevés du pétrole, le changement des régimes alimentaires (consommation de viandes dans les pays émergents notamment), l’urbanisation, la croissance de la population mondiale, la croissance de la production de biocarburants ou encore la spéculation sur les marchés sont des facteurs structurels qui devraient maintenir les prix à un niveau élevé. Selon les projections du rapport, les prix, par rapport à la décennie passée, devraient augmenter de 10 % pour le riz et le sucre à 50 % pour les huiles végétales.
Le rapport souligne que, si les prix élevés seront bénéfiques à « beaucoup de producteurs agricoles dans les pays développés comme dans les pays en développement », « bon nombre d’agriculteurs des pays en voie de développement ne sont pas reliés aux marchés sont peu susceptibles de bénéficier de la montée actuelle des prix ».

Le protectionnisme n’est pas une solution

Pour Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, « sur le court terme, la meilleure solution est l’aide alimentaire et l’assistance humanitaire pour éviter la famine ». « Sur le moyen terme, il est nécessaire d’améliorer le pouvoir d’achat des acheteurs les plus pauvres », notamment en investissant pour améliorer la productivité des exploitations agricoles des pays les plus pauvres. Selon lui, « l’utilisation des organismes génétiquement modifiés offre également un potentiel qui pourrait être davantage exploité ».
Par ailleurs, Angel Gurria estime que le protectionnisme n’est pas une option à envisager. Au contraire, « une conclusion rapide et ambitieuse du cycle de négociations de l’Organisation Mondiale du Commerce (Doha) pourrait faire exploser le potentiel des marchés et équilibrer l’offre et la demande au niveau global ».

La production de biocarburants contribue à un tiers de la hausse

Concernant les biocarburants, alors que leur demande contribue à un tiers de l’augmentation des prix, le rapport souligne que rien ne prouve que les objectifs environnementaux, économiques et de sécurité énergétique seront atteints avec les technologies actuelles de production. Pour Loek Boonekamp, de la division agriculture de l’OCDE, les objectifs dans ce domaine et les politiques de subventions qui les soutiennent doivent être révisés au regard des tensions actuelles sur les marchés. Ces questions seront parmi les enjeux discutés la semaine prochaine au cours de la réunion du Conseil des ministres de l’OCDE qui se tiendra à Paris les 4 et 5 juin 2008 et du sommet sur la crise alimentaire, organisée par la FAO à Rome du 3 au 5 juin. « Nous devons comprendre l’importance de la situation actuelle et prendre les mesures qui s’imposent pour nous pencher sur les facteurs à court et à long termes qui influent sur l’alimentation et l’agriculture. Des politiques et des programmes adéquats et une forte mobilisation des ressources sont nécessaires pour répondre à la crise » estime Jacques Diouf.
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commentaires
A
Voici un commentaire provenant d'un article de Vincent Benard;<br /> Une note de Vincent Bénard (que nous remercions vivement) parue sur Objectif Liberté. <br /> <br /> Sans<br /> une cohorte de politiciens stupides, il ne serait sans doute jamais<br /> venu à l'idée d'hommes sensés l'idée de faire pousser du maïs ou du<br /> colza pour faire rouler des voitures: le pétrole est une ressource bien<br /> moins coûteuse pour cet usage, l'hydrogène devrait l'être également<br /> sous une cinquantaine d'années, et compte tenu des rendements agricoles<br /> escomptables à court, moyen et long terme, les surfaces arables<br /> disponibles sont insuffisantes pour permettre de propulser tout notre<br /> parc automobile sans gravement remettre en cause la disponibilité de<br /> surfaces agricoles pour ce qui a toujours été la première destination<br /> des terres cultivées: nourrir les hommes, directement ou via la<br /> nourriture du bétail.<br /> J'ai déjà eu l'occasion de dire tout le mal que je pensais des politiques visant à introduire, par la<br /> fiscalité et les subventions, des signaux de prix totalement faussés<br /> poussant les exploitants agricoles à sacrifier des forêts de valeur ou<br /> des terres pour fabriquer des bio-fuels. Comme je l'écrivais à<br /> l'époque,<br /> <br /> Soit<br /> le réchauffement climatique d'origine humaine est une erreur<br /> conceptuelle, et utiliser le sol pour produire des biocarburants au<br /> lieu de nourrir les hommes est une complète aberration, soit l'effet de<br /> serre anthropique est une réalité, et utiliser le sol pour produire des<br /> biocarburants au lieu de nourrir les hommes est une complète aberration.<br /> <br /> J'étais<br /> encore au dessous de la réalité. Il apparaît aujourd'hui que si le CO2<br /> rejeté par les humains est réellement un danger pour notre planète et<br /> son climat (j'en doute toujours, mais ce n'est pas la question), alors la politique visant à pomper des surfaces agricoles pour produire des bio-carburants est véritablement un facteur d'accroissement du danger. Selon cet article du New York Times,<br /> <br /> The<br /> benefits of biofuels have come under increasing attack in recent<br /> months, as scientists took a closer look at the global environmental<br /> cost of their production. These latest studies, published in the<br /> prestigious journal Science, are likely to add to the controversy.<br /> These<br /> studies for the first time take a detailed, comprehensive look at the<br /> emissions effects of the huge amount of natural land that is being<br /> converted to cropland globally to support biofuels development. <br /> The<br /> destruction of natural ecosystems — whether rain forest in the tropics<br /> or grasslands in South America — not only releases greenhouse gases<br /> into the atmosphere when they are burned and plowed, but also deprives<br /> the planet of natural sponges to absorb carbon emissions. Cropland also<br /> absorbs far less carbon than the rain forests or even scrubland that it<br /> replaces. <br /> Together<br /> the two studies offer sweeping conclusions: It does not matter if it is<br /> rain forest or scrubland that is cleared, the greenhouse gas<br /> contribution is significant. More important, they discovered that,<br /> taken globally, the production of almost all biofuels resulted,<br /> directly or indirectly, intentionally or not, in new lands being<br /> cleared, either for food or fuel. <br /> “When<br /> you take this into account, most of the biofuel that people are using<br /> or planning to use would probably increase greenhouse gasses<br /> substantially,” said Timothy Searchinger, lead author of one of the<br /> studies and a researcher in environment and economics at Princeton<br /> University. “Previously there’s been an accounting error: land use<br /> change has been left out of prior analysis.” <br /> These<br /> plant-based fuels were originally billed as better than fossil fuels<br /> because the carbon released when they were burned was balanced by the<br /> carbon absorbed when the plants grew. But even that equation proved<br /> overly simplistic because the process of turning plants into fuels<br /> causes its own emissions — for refining and transport, for example. <br /> The<br /> clearance of grassland releases 93 times the amount of greenhouse gas<br /> that would be saved by the fuel made annually on that land, said Joseph<br /> Fargione, lead author of the second paper, and a scientist at the Nature Conservancy. “So for the next 93 years you’re making climate change worse, just at the time when we need to be bringing down carbon emissions.”<br /> <br /> Pour ceux que l'éducation nationale a durablement fâché avec la langue de Benny Hill, un rapide résumé:<br /> <br /> "des<br /> études montrent que non seulement la destruction de milieux naturels<br /> forestiers ou de brousses en vue de produire des biofuels relâche<br /> beaucoup de CO2 dans l'atmosphère, mais que les terres ainsi occupées<br /> absorbent nettement moins de CO2 que les milieux antérieurs, qui<br /> étaient de véritables éponges à CO2. En outre, comme il faut bien<br /> produire de quoi manger, des forêts supplémentaires, autres puits de<br /> carbone, tendent à être également détruites. Même la destruction<br /> d'aires engazonnées relâche 93 fois plus de carbone que le CO2<br /> économisé annuellement par le remplacement des fuels fossiles par des<br /> biocarburants. La comptabilité qui a abouti à faire croire que le bilan<br /> CO2 des biofuels était positif était bien trop simpliste, négligeant<br /> gravement la conséquence des changements d'affectation du sol et les<br /> cycles de production de CO2 engendrés par les processus de fabrication<br /> des biocarburants par eux mêmes. " <br /> <br /> Une<br /> pétition est lancée par de nombreux scientifiques pour tenter de<br /> convaincre George W. Bush et Nancy Pelosi, leader de la majorité<br /> démocrate au congrès, de renoncer aux politiques favorisant les<br /> biocarburants.<br /> Bref, non seulement la destruction massive de<br /> forêts pour produire des bio-carburants est un désastre écologique pour<br /> la biodiversité par elle même (de nombreuses études, notamment<br /> allemandes, ont montré que les grandes aires dédiées aux monocultures<br /> intensives étaient bien moins favorables à la biodiversité que les<br /> forêts naturelles - On s'en serait un peu douté...), non seulement la<br /> production de biocarburants déséquilibre gravement les marchés mondiaux<br /> des céréales, ce qui affecte en priorité les populations des pays les<br /> moins riches, mais en plus, elle va à l'encontre de l'objectif<br /> recherché de réduction des émissions de CO2, que ce soit pertinent ou<br /> pas.Non seulement il serait temps d'abandonner toute politique<br /> d'encouragement des biocarburants, mais à la lumière d'échecs aussi<br /> flagrants de décisions politiques fondées sur une science aussi<br /> douteuse, il serait plus qu'approprié de décréter une pause dans toutes<br /> les politiques de "lutte contre le réchauffement climatique" décidées à<br /> la va-vite par des gouvernements soucieux de coller aux idées à la mode<br /> sans aucune préoccupation de vérifier la qualité de la science derrière<br /> ces décisions. Il faut prendre le temps d'en mesurer avec rigueur<br /> toutes les conséquences, car lenteur des phénomènes dont il est<br /> question nous permet de consacrer sans crainte la dizaine d'années qui<br /> vient à améliorer en priorité notre connaissance du climat et des<br /> conséquences de ses variations, naturelles ou provoquées, et rend<br /> inutile, voire nuisible, toute précipitation.<br /> Malheureusement,<br /> tant la production de biocarburants que l'érection d'éoliennes géantes,<br /> autre stupidité sur laquelle je prendrai prochainement le temps de<br /> m'étendre, sont l'objet de subventions massives, lesquelles ont<br /> durablement orienté des pans entiers de l'industrie vers ces secteurs<br /> soutenus artificiellement. Il y a d'ailleurs actuellement une véritable<br /> bulle spéculative qui est en train de se former autour des actions de<br /> l'industrie éolienne, qui ne demande qu'à éclater. Non seulement ces<br /> subventions sont en train de faire beaucoup de mal à la planète qu'elle<br /> prétendent contribuer à "sauver", mais les lobbys qui en bénéficient<br /> feront tout pour en empêcher l'abandon, ce qui devrait rendre très<br /> difficile un retour à une situation "normale", où l'état ne se mêle pas<br /> de diriger l'argent des contribuables vers sa lubie du moment.<br /> Loin des bonnes intentions qu'elle affiche, l'écologie sectaire doit être considérée comme un crime contre la planète et ses habitants.
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J
Entre mensonges et incompétence, qui consistent à prétendre que les USA produiraient des bio-carburants dans un souci écologique, plutôt que de viser l'indépendance énergétique, chére à Bush, une ineptie de plus, comparable à celle d'imposer la démocratie à marche forcée!Des OGMs pour sauver de la famine des millions d'humains dont le revenu annuel moyen ne leur permettrait même pas de subvenir à leur seuls besoins alimentaires, produits par des occidentaux afin de les rendre encore plus dépendants! Une forme de néo-colonialisme en somme! Ou des OGMs capables de produire en zone aride, tropicale, qui n'éxistent pas ou seraient de toute façon inadaptées aux moyens de productions (compétences, matériel, infrastructures, financement), mais dont les recheches ne sont menacées que par ceux qui entretienent l'amalgame avec la production des OGMs de plein champs!Egoisme d'un petit occidental qui voudrait ignorer les réalités économiques et démographiques des pays en voie de développement, en leur interdisant le droit de consommer comme lui, parce que les ressources énergètiques ne sont pas extrapolables!Ignorance du citoyen lambda ou prosélytisme au service d'une industrie et d'une politique conservatrice, si peu réactive mais toujours aussi entreperenante pour s'attirer la bienveillance des scientifiques et des élus!Déambulation d'un égaré du systéme qui pense à tord défendre des valeurs libérales, mais dont il ignore les fondamentaux!L'idéologie condamne la réflexion comme les certitudes freinent la connaissance!
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F
Ayant cet article et cet échange, je propose ce lien avec ce blog de l'auteur (Jean Philippe Demont-Pierot) d'un roman qui commence à intéresser certains média et qui s'appelle "Réchauffement Climatique" Excellent, vraiment excellent !<br /> http://demontpierot.wordpress.com/
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C
Les ressources en énergies fossiles sont loin d'être aussi épuisées que vous le dites. Ceci étant il est exact que dans la course aux énergies l'Europe n'est pas la mieux placée. Les cours d'aujourd'hui sont plus spéculatifs qu'autre chose, mais hélas nous subissons. Même si ce que dit Alain est rigoureusement exact, il est de notre intérêt de persévérer dans la recherche d'énergies alternative qui deviennent économiquement intéressantes, et de limiter la pollution, cela va de soi Néanmoins le grand défi de l'environnement pour les années à venir, c'est l'eau, et cela les adeptes de l'écologisme militant ont tendance à l'oublier. Ce sont les pays pauvres qui ont le plus à craindre en ce domaine. Au lieu d'investir des milliards de dollars en ayant l'outrecuidance de nous imaginer que nous sommes capables d'influer sur le climat (les écologistes militants sont de vrais apprentis-sorciers), mieux vaudrait investir dans des centrales d'épuration chez eux et faire en sorte qu'ils aient accès à l'eau potable pour eux-mêmes et à une eau suffisamment propre pour leurs cultures.Bien cordialement
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H
Bonsoir,Je ne m'attendais pas à trouver une telle charge contre "l'écologisme" sur votre blog où j'arrive par hasard.Que vous ne soyez pas vert, soit, mais au moins faut il regarder la réalité. Que vous ne croyez pas ce qu'écrit la communauté scientifique internationale sur le réchauffement clicmatique, celle la même où le libéralisme entraine émulation pour discréditer/compléter les thèses des confrères, est une chose. Mais, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du baim. Avec ou sans lutte contre le chagnement climatique, il nous faut au plus tôt fabriquer de l'indépendance vis à vis de l'énergie fossile (dont les ressources sont limitées). Avez vous jamais entendu parler du "pick oil" ? L'effet offre/demande en énergie au niveau mondiale conduit à des tensions sur les prix (baril à 127 $), et le développement des énergies renouvelables semble la seule solution pérene et économiquement viable.Vous qui vous souciez de la progession des agrocarburants, vous allez être ravi. Claude Turmes, rapporteur pour le Parlement Européen sur le projet de Directive européenne sur l'énergie (20 % 2020) a demandé explicitement la fin de l'objectif de 10 % BioFuel. Toutefois, soyez prudent, ce sont les mêmes qui ont perdu cette bataille des biofuel, qui font la propagande pour le développement des OGM.Au plaisir de lire votre réponse.Cordialement, 
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