Les investissements pour déployer le haut débit sans fil à bord des rames sont trop lourds pour généraliser un accès gratuit, justifie Guillaume Pépy. Depuis plus de quatre ans, la SNCF expérimente l'accès Wi-Fi à l'intérieur de certains de ses TGV. Après le Thalys, c'est le TGV Est qui a été équipé en 2010 avec pour objectif de couvrir toutes les rames du réseau très utilisé par des professionnels. Outre un accès à Internet permanent même à grande vitesse, les voyageurs ont accès à un portail de contenus et à des services mis à jour en temps réel. Dès le départ, la société de transport évoquait un accès payant. Mais certains espéraient un passage au gratuit compte tenu de la généralisation du déploiement.

De 6,50 à 13 euros
Il n'en est rien. Dans un entretien à France Culture, relayé par Tom's Guide, Guillaume Pépy, président de la SNCF, a confirmé
que le service restera payant. "On est en période de test commercial, sur Thalys comme sur le TGV Est. Je suis un peu inquiet, car tout le monde veut
un accès Wi-Fi, mais tout le monde veut qu'il soit gratuit et illimité. Je ne sais pas si le test va être concluant, mais je
le dis franchement, si tout le monde veut du gratuit on ne pourra pas le faire parce que ce sont des dizaines de millions d'euros qu'il faut investir en
plus. Si les gens acceptent de payer quelques euros, il y a peut-être un modèle technique et économique. Pour l'instant
c'est un peu un point d'interrogation et nous suivons ça de très près. C'est un système assez compliqué qui coûte un million d'euros par rame, donc on ne
sait pas le faire gratuitement." Rappelons que dans le Thalys, un accès WiFi d'une heure est facturé 6,50 euros et 13
euros pour toute la durée du voyage. Pas donné. Le service est néanmoins gratuit en 1ère classe. Mais comme l'explique Guillaume Pépy, l'infrastructure est
complexe et coûteuse.
Techniquement, le système exploite une liaison satellite montante et descendante, un lien solbord, et un complément de réseaux
terrestres sans fil (GPRS, 3G, Wi-Fi). Concrètement, est mis en place une connexion bidirectionnelle qui fonctionne grâce à une antenne parabolique
installée sur le toit des trains, qui suit le satellite. Lorsque la liaison est indisponible, par exemple sous un tunnel, le
système bascule vers le Wi-Fi et la 3G, via un mobile-acess routeur du serveur central placé dans chaque train. Objectif : assurer une connexion sans
coupure. Pour le TGV Est, le projet associe la SNCF, Orange Business Services, Nortel, Capgemini, Eutelsat et Alsthom pour la
partie technique et une joint venture associant la SNCF et le groupe Bolloré pour les services. Son coût : 20 millions d'euros.
Le Wi-Fi gratuit à bord des TGV : impossible déclare le président de la SNCF
Source, journal ou site Internet : businessmobile.fr
Date : 6 juin 2011
Auteur : Olivier Chicheportiche
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