La logique du système
L'organisation commerciale solidarité et croissance n'aurait pas pu fonctionner avant la révolution numérique. De plus j'ai acheté mon premier ordinateur en 1983. Mes premiers programmes datent de cette année là. Cela m'a permis d'acquérir une bonne logique que les programmes politiques n'ont pas.

Quand je réalise un programme qui ne fonctionne pas ou mal je ne mets pas en cause l'ordinateur sur lequel je le fais tourner. Je n'insulte pas l'ordinateur. Je ne cherche pas un constructeur capable de construire un ordinateur qui pourra le faire fonctionner, mais je recherche les bugs. Pour un programme économique l'ordinateur c'est un groupe d'humains. Les politiques insultent parfois le groupe d'humain dont ils président l'organisation et essayent de l'organiser autrement. Au moment où j'écris ces mots (31/05/2013) la plupart des libéraux appellent ce dernier fait du constructivisme. Ils opposent cela à l'individualisme sans pouvoir imaginer l'existence du constructivisme privé.
Le système commercial solidarité et croissance est un programme économique privé collectiviste et apolitique. Il a été obtenu par constructivisme privé. Je n'affirme pas qu'il est sans bug c'est une des raisons pour lesquelles j'ai écrit à Gilbert Mitterrand afin de le tester sur le Libournais. Je n'affirme pas non plus que mon programme économique soit le meilleur, étant privé il peut être concurrencé. J'invite donc ceux qui prétendent qu'ils ont un meilleur programme économique privé à le mettre en place... et nous verrons. Je pense notamment à ceux qui défendent la retraite par capitalisation.
Il y n'y a que des retraites par répartition dans le programme du système commercial solidarité et croissance. Cependant il ne s'agit pas d'un programme politique dictatorial, les personnes qui choisissent d'intégrer le système commercial solidarité et croissance peuvent, sans avoir rien à donner ou à demander à ce dernier, cotiser pour une retraite par capitalisation. Mais ils ne peuvent pas arguer de l'utilisation de cette solution pour exiger l'adaptation du système commercial solidarité et croissance à leur souhait de ne pas participer au financement de la retraite par répartition. Ils ont cependant la liberté de ne pas intégrer ce système commercial ou d'en sortir à tout moment en ne signant pas ou en dénonçant le ou les contrats pouvant les lier à ce système. S'ils en sortent ils pourront faire valoir leurs droits à la retraite par répartition du système commercial solidarité et croissance au moment opportun.
Je suis un commerçant. Le système commercial solidarité et croissance devrait me rapporter beaucoup d'argent mais ce n'est pas l'amour du fric qui m'a poussé à le créer. C'est plutôt l'amour pour ma femme qui était handicapée physique et mentale qui m'a guidé, d'où la création d'un système commercial solidaire qui n'oublie personne. Pour en savoir plus sur ma femme voir : "Star, elle a créé des graines de bonheur. Grâce à elle vous pourriez cueillir les fruits de ce qu'elle a semé.
Comment cela marche t-il?
Ce qui suit est très simplifié. Pour comprendre n'essayez pas de compliquer, laissez-vous guider. Dans les pages suivantes nous verrons comment les principes décrits ici sont utilisés pour mettre en place le système commercial solidarité et croissance.
Soit un salaire net de 1000 euros coûtant à l'entreprise 1800 euros avec les cotisations sociales. Le salarié crée neuf services à 200 euros dans le mois. Le pouvoir d'achat du salarié est de 5 services à 200 euros. Le prix de 200 euros est composé de 88,89 euros de cotisations sociales et de 111,11 de salaire net. En multipliant par 9 on retrouve à 0,01 près 800 euros de cotisations sociales et 1000 euros de salaire net.
Le service allemand équivalent est à 170 euros.
Ci-dessous, pour différents éléments, vous allez trouver une comparaison entre avant la mise en place du système commercial solidarité et croissance et juste après.
Avant l'entreprise verse 800 euros aux organismes sociaux
Après l'entreprise ne versera rien aux organismes sociaux. Cependant au début il sera obligatoirement versé 800 euros sur un compte bancaire spécial avoirs solidarité et croissance. Ainsi il n'y aura pas de concurrence déloyale de la part des entreprises qui auront intégré le système commercial solidarité et croissance avant les autres.
Avant le salarié reçoit 1000 euros.
Après il reçoit 1000 euros mais a l'obligation d'acquérir 5x88,89 euros d'avoirs solidarité soit 444,45 euros. En voyant ce chiffre certains pourront penser que le salarié va perdre en pouvoir d'achat mais il n'en est rien nous allons le voir. Les avoirs solidarité et croissance collectés auprès des salariés vont servir à rémunérer la solidarité (dont les retraites à répartition).
Avant : 200 euros. Après : 200 euros mais le magasin va pouvoir facturer 88,89 euros d'avoirs solidarité et croissance.
Avant il est de : 200 euros.
Après il est toujours de 200 euros pour éviter des distorsions de concurrence mais ensuite, quand le système sera généralisé à toute la France, le nombre d'avoirs solidarité et croissance qui pourront être achetés pourra baisser ou augmenter. Leur achat avec les produits sera facultatif.
Le prix est, avant que le système soit généralisé, décomposé en un prix net de cotisations sociales de 111,11 euros et de 88,89 euros d'avoirs solidarité et croissance. Quand un client achète le service à 200 euros les 88,89 euros sont automatiquement pris sur le compte spécial de l'entreprise de production et versés dans les caisses d'un organisme de solidarité grâce à une normalisation adaptée des moyens de paiement utilisés.
Le pouvoir d'achat du salarié n'a pas bougé : 5x88,89 + 5x111,11 = 1000 euros
Avant sa consommation mensuelle lui coûtait 5x170= 850 euros et il lui restait 150 euros qu'il plaçait sur un livret.
Après s'il achète allemand il doit payer 850 + 444,45 d'avoirs solidarité et croissance soit un total de 1294,45 euros. Comme il achète allemand en raison du prix il va préférer acheter français mais cela lui fera 1000 euros dont 444,45 d'avoirs solidarité. Il ne pourra plus économiser les 150 euros qu'il plaçait sur un livret. Pour qu'il puisse conserver son pouvoir d'achat il faudra donc augmenter son salaire de 150 euros. Est-il possible de les lui donner?
En achetant français au lieu d'acheter étranger ce salarié va contribuer à
-diminuer les importations de 1000 euros
-augmenter le PIB de 1000 euros dont 444,45 euros pour la solidarité. (Ce qui crée forcément du travail en France.)
La nouvelle organisation créant plus de richesses il serait anormal de ne pas lui donner ces 150 euros. Cela est de nature à augmenter les prix. Nous verrons dans une autre page comment il est possible de limiter ou d'empêcher cette hausse des prix. Cependant nous pouvons constater qu'après la mise en place du système commercial solidarité et croissance ce salarié est conduit à acheter à un prix plus élevé (200 euros au lieu de 170).
Le commerce solidarité et croissance est de nature à augmenter le coût du travail alors que les politiques imposées par l'Europe à la Grèce notamment vise à faire baisser le coût du travail. Est-ce un hasard si une telle politique créé du chômage en faisant le contraire de ce que je propose pour créer des emplois ou est-ce mathématique?
A l'évidence il y a d'énormes bugs dans programmes économiques politiques. Ils ont des conséquences humaines désastreuses.
Conséquences sur l'effort de solidarité
Nous allons examiner cet effort en prenant l'exemple des retraites.
Avant : l'augmentation des cotisations pour la retraite c'est politique. Pour maintenir les mêmes avantages alors que le nombre de retraités augmente par rapport au nombre d'actifs il faut augmenter les cotisations. C'est une décision politique. Mais si l'on augmente le taux des cotisations sociales pour payer les retraites on augmente forcément les prix. Les productions du pays deviennent plus cher, donc moins compétitives. Cela entraîne du chômage et finalement limite les rentrées de cotisation sociales pour payer les retraites. Il est alors possible d'endetter l'Etat pour maintenir les caractéristiques des retraites. Mais il n'est pas possible de s'endetter éternellement. A un moment donné les politiques sont contraints de diminuer les caractéristiques des retraites. (élévation de l'âge de départ à la retraite, baisse de leurs pouvoir d'achat,...)
La robotisation apparaît alors comme un problème, un défi. Plus il y a de robots et moins il y a de travail or les cotisations retraites sont basées sur le travail. D'où l'idée de taxer les robots. Cela aurait pour conséquence de limiter la robotisation et la diminution des besoins en travail mais l'humain est-il né pour travailler?
Après : le nombre de retraités augmente toujours par rapport au nombre d'actifs. Comme avant il faut payer de plus en plus mais là ce n'est plus le pouvoir politique qui décide une augmentation des sommes destinées aux retraitées. Au lieu de donner 444,45 euros notre salarié va devoir donner 500, 600 voir plus. Comment va-t-il faire pour pouvoir y faire face? Soit il travaille plus pour produire plus soit il fait appel aux robots pour produire plus et, s'il le peut, travailler moins. Donc après la mise en place du système commercial solidarité et croissance la robotisation est souhaitée par les salariés alors qu'elle est crainte avant.
Les sommes disponibles pour la solidarité
Nous avons vu qu'au départ l'entreprise versait 800 euros aux organismes sociaux par salarié. Après la mise en place du système solidarité et croissance elle le verse sur un compte spécial et ce n'est viré aux organismes sociaux que lorsqu'un acheteur ayant adopté le commerce solidarité et croissance acquiert un produit fabriqué par l'entreprise. Un salarié par ses achats ne déclenche un versement que de 444,45 euros au maximum. Le restant soit 355,55 va être déclenché par les bénéficiaires de la solidarité (retraités, handicapés...). Cela signifie qu'il faudra aussi augmenter les bénéficiaires de la solidarité qui préfèrent acheter étranger car moins cher.
Et la concurrence étrangère?
Le système commercial solidarité et croissance ne va pas supprimer la concurrence étrangère. Il permet juste d'élever les prix. Etant apolitique il ne connaît pas les frontières. S'il est aussi bon que je le pense il devrait, comme Internet, conquérir le monde entier. Comme Internet c'est un genre de réseau mais au lieu de lier des ordinateurs il lie des humains. Comme j'ai besoin d'argent pour le développer il y a là pour des assureurs qui proposent une assurance maladie privée une opportunité de faire un placement qui rapportera beaucoup. Voir à ce propos : "Assurances maladie : l'urgence stratégique". Il s'agit pour moi d'une première idée de financement si les assureurs attendent trop ils risquent de perdre cette opportunité.
par Serge Cheminade avec mes remerciements
Ce texte montre comment les cotisations sociales sont transférées, d'une manière APOLITIQUE d'une taxation sur le travail à un paiement à partir de la consommation.
Cette page peut être lue indépendamment bien qu'elle fasse partie d'un livre gratuit en ligne décrivant le système commercial solidarité et croissance.
Source: http://www.orvinfait.fr
Rappel:
Pour certains il ne peut y avoir que deux modes d'organisations sociétales : celle construite par les politiques et qui ne respecte pas la liberté des individus et l'ordre spontané. Or il en existe une troisième : le constructivisme privé.
Il est important de lire la page "Intérêt général, intérêts particulier et liberté" pour comprendre que constructivisme public et le constructivisme privé sont fondés sur des bases qui s'opposent. L'un asservit quand l'autre a besoin de la liberté des individus pour être le plus performant possible. Ce qui fait qu'à l'avenir soit le constructivisme public s'effacera peu à peu au profit du constructivisme privé soit il y aura un affrontement violent entre les soutiens des deux constructivismes (meurtres, attentats, révolutions... ). Cette page sur le constructivisme privé n'est qu'une introduction. Par la suite il y aura une page qui présentera les caractéristiques des constructivismes privé et public.
Je suis le premier à définir le constructivisme privé et à proposer un ensemble de solutions permettant de créer le plein emploi qui entre dans ce cadre. Mais je ne suis pas le premier à en faire. Tim Berners-Lee en fait. Il a créé pour cela le World Wide Web Consortium (W3C), un organisme qui édite des normes privées et gratuites pour le Web. Chacun peut les utiliser ou non. Les normes publiques sont généralement payantes et obligatoires.
Tim Berners-Lee est l'un des créateurs du Web. Il rend public le projet WorldWideWeb le 6 aôut 1991. Aujourd'hui, pour beaucoup le World Wide Web et Internet sont la même chose. Mais ce n'est pas vrai.
Sans organisme comme le W3C le WEB ne pourrait être consulté ou/et créé qu'avec des logiciels propriétaires. Cela rendrait le coût d'utilisation de ce média plus élevé mais surtout le Web ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui. Il ne serait pas accessible et utilisable facilement dans le monde entier. Ce qu'est Internet aujourd'hui n'est pas que le résultat sans dessein global de l'action d'un grand nombre d'individus, c'est aussi le résultat de la volonté constructive d'un homme : Tim Berners-Lee, puis d'un groupe, le W3C. Grâce à Tim Berners-Lee et au consortium W3C le Web ne dépend d'aucune marque, ni d'un vendeur, ni de qui que ce soit. S'il meure il restera le W3C. Si les normes éditées par le W3C deviennent inadaptées aux besoins des internautes il y a tout lieu de penser qu'un ou plusieurs autres organismes qui feront du constructivisme privé apparaîtront sinon ce sera le début de la fin du Web. Les normes du W3C ne sont pas faites au hasard mais à dessein. C'est à dire avec des buts précis et intentionnel. Les normes du W3C sont établies de manière collective avec des entreprises agissant par exemple au niveau du Web. Au sein de ce consortium des entreprises concurrentes comme Google et Microsoft travaillent ensemble. Un Web performant ne peut qu'être construit.
Il existe plusieurs types de constructivisme selon wikipedia mais l'encyclopédie libérale wikiberal.org est plus restrictive en affirmant :
<<Le constructivisme en sciences sociales désigne tout courant politique de droite ou de gauche qui proclame que les choix publics doivent être guidés par la volonté de construire un certain type de société, et non par le bien-être immédiat des individus.>>
Plus loin nous pouvons lire :
<<La notion de constructivisme se retrouve principalement chez Friedrich Hayek, théoricien de l'ordre spontané, et sert à qualifier tout régime qui affecte à la société entière un but collectif qui serait réalisé par des moyens politiques, en général associés à une conception scientiste, au nécessaire mépris de l'individu qui doit s'y plier.>>
Et au niveau de la page concernant l'ordre spontané.
<<Central dans son œuvre, ce concept décrit l'ordre émergeant "de l'action des hommes, non de leurs desseins". Au contraire de l'ordre organisé ou fabriqué (taxis), produit intégralement de manière intentionnelle, l'ordre spontané (kosmos) découle d'une adaptation des individus à certaines règles de conduite sans qu'ils en soient nécessairement conscients.>>
L'action du W3C n'entre ni dans le cadre du constructivisme politique ni dans celui de l'ordre spontané. Nous verrons pourquoi plus loin. Il en est de même pour les solutions que j'ai imaginées pour construire un vrai plein emploi performant en France et dans le monde. Les solutions que je propose permettent d'atteindre des buts que l'ordre spontané prôné par certains libéraux ne permet pas d'atteindre. En déréglementant il est possible d'atteindre un plein emploi tel que le définissent certains économistes, c'est à dire un taux de chômage très bas. Mais cela ne peux pas aboutir à un vrai plein emploi performant où chacun a la garantie d'avoir un emploi et un revenu minimum. Ces garanties sont données par un système de procédures. De plus le stystème de plein emploi que je préconise va apporter beaucoup de bonnes choses. Il va contribuer à donner la primauté aux valeurs humaines dans la hiérarchie des valeurs.
Est-il vraiment possible de garantir un vrai plein emploi performant avec un système de procédures que chacun peut suivre ou non? Je n'ignore pas, au moment où j'écris ces lignes, qu'une majorité de personnes risque d'être sceptique quant à cette possibilité. Mais d'une part mes solutions pour créer le plein emploi n'étant pas politiques elles n'ont pas besoin de recueillir les suffrages d'une majorité de citoyens pour être mises en place. D'autre part c'est par des procédures que certaines entreprises garantissent la qualité de leurs produits. Pourquoi ce besoin de procédures est-il apparu? Pourquoi, bien que non obligatoire, le système de qualité est-il normalisé et mis en place par certaines entreprises?
Pour l'industrie alimentaire il existe par exemple des normes publiques et des normes privées comme en atteste le document PDF : "Interactions entre normes publiques et normes privées dans la filière alimentaire" publié sur le site de l'OCDE. Ces normes privées pour l'alimentaire sont aussi du constructivisme privé. ( Il est à remarquer que ce document défend les normes publiques mais reconnaît leurs défauts et indique certaines qualité des normes privées. J'en reparlerai. )
Pour que des solutions constructiviste privées soient utilisées à l'échelle mondiale il faut qu'elles soient performantes. Pour les créer une bonne connaissance de l'individualisme méthodologique peut y aider.
Pour construire le système solidarité et croissance avec la méthode du constructivisme privé, dans les règles de construction j'ai utilisé une hiérarchie de valeurs. ( en cours de publication ) . Je crains, à tord ou à raison, que pour certains l'utilisation d'une telle hiérarchie paraisse incompatible avec l'anarcho-capitalisme. Ceux qui affirmeraient cela doivent le démontrer car pour moi tel n'est pas le cas. Ici la hiérarchie des valeurs utilisée est compatible avec l'éthique individualiste de l'anarcho-capitalisme. De plus la construction résultant de cette règle hiérarchique ne doit pas contenir d'éléments éthiques. Ce qui est fait suivant la méthode du constructivisme privé ne peut pas être imposé. Un des buts de la règle de la hiérarchie des valeurs : garantir une construction qui est conforme au respect de la liberté des individus.
Cette page a été modifiée suite à l'avis que j'ai demandé à Stéphane Geyres. Il a publié ce qu'il pensait de la rédaction initiale sur son blog. J'ai également tenu compte de cet avis pour la rédaction d'autres pages.
Le constructivisme en sciences sociales[1] désigne tout courant politique de droite ou de gauche qui proclame que les choix publics doivent être guidés par la volonté de construire un certain type de société, et non par le bien-être immédiat des individus. Cette idéologie s'oppose à l'individualisme qui, selon Friedrich Hayek dans La Route de la servitude, consiste à « reconnaître l'individu comme juge en dernier ressort de ses propres fins, [à] croire que dans la mesure du possible ses propres opinions doivent gouverner ses actes. »[2] Le constructivisme se rapproche à l'inverse de la vision défendue par Karl Marx dans ses Thèses sur Feuerbach : « Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c'est de le transformer. »[3]
De façon plus générale et plus philosophique, le constructivisme, au-delà de toute référence politique, économique, religieuse, scientifique et intellectuelle, consiste dans le fait d'imaginer un système ou une idée de l'esprit et de vouloir l'appliquer non seulement sur les personnes et les biens, afin qu'ils se plient précisément à cette idée, mais aussi sur la réalité, de telle sorte que l'on s'imagine la contrôler et sans en tenir compte.
Les penseurs libéraux ont souligné le danger de cette attitude qui est à l'origine du totalitarisme, quelle que soit la nature que ce totalitarisme puisse prendre. En effet, le contructiviste a, par définition, un esprit monopoleur, puisqu'il veut confisquer tout ce qui n'est pas à lui, dans son intérêt et voulant appliquer sa théorie ou son idée, il fera tout pour plier les individus à ce modèle qui, comme tout modèle, ne peut correspondre à la complexité de la nature humaine.
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