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Communiqué d'AL - Question de retraite!!

par AL de Bx 16 Avril 2010, 08:19 Social

Réforme des retraites : la grande mascarade !

 

Alternative Libérale dénonce l’absence de courage politique du Gouvernement dans le dossier des retraites et s’insurge contre le maintien annoncé des privilèges.


Face aux rodomontades des professionnels de la grève, le Gouvernement a jugé urgent de ne rien faire. La réforme des retraites en gestation ne traitera ainsi ni le problème lancinant de l’inégalité entre secteurs privé et public, ni celui des ruineux avantages des régimes spéciaux.

C’est donc une fois de plus les salariés du secteur privé, les travailleurs indépendants et plus généralement les contribuables qui supporteront la charge d’un système de retraite obsolète et les milliards d’euros de surcoûts annuels que représentent les privilèges du secteur public et des régimes spéciaux.

Cependant, cet énième rafistolage et l’achat d’une précaire et très virtuelle paix sociale ne permettront au mieux que de repousser l’échéance de quelques années avant l’inéluctable effondrement de notre système de retraite.

Seul un changement radical mettant en œuvre les principes de liberté, de responsabilité et d’égalité qui prévalent dans une authentique démocratie libérale, est en effet à même de répondre dans la durée au défi des retraites. Ce changement devra également être lisible et équitable, pour être compris et accepté de tous.

Alternative Libérale propose ainsi de
1. créer un régime unique de retraites pour tous les salariés du public comme du privé ;
2. basculer vers un système d’épargne retraite, la répartition étant limitée au financement du minimum vieillesse ;
3. donner à chacun le choix de son âge de départ à la retraite.

 

Non, non, il ne s'agit pas de partir; mais c'est bien la "bérézina"

 

 

La retraite par répartition est profondément inégalitaire en exigeant la même durée de cotisation à des salariés à l’espérance de vie fort différente, en n’offrant aucun capital aux héritiers et ne permettant aucune modulation au cours de l’existence. Alors qu’un jeune actif souhaiterait consacrer naturellement l’équivalent de cette contribution forcée au remboursement d’un crédit immobilier pour un premier achat, il est contraint de cotiser lourdement au système pour payer les retraites en cours de ses aînés.

http://www.zap-eco.com/efoto/senior-couple3.jpg

cliquez, lire le déroulé de la réforme

 

Ajoutons que les régimes spéciaux (RATP, SNCF, EDF, fonction publique…) constituent des privilèges profondément choquants. A cotisation égale sur une durée égale, des assurés recevront une pension mensuelle de retraite qui ira du simple au triple selon leur statut professionnel au cours de leur carrière.

Enfin, nous savons tous que « l’âge légal » de la retraite, notion déjà contestable en soi, n’est pas économiquement viable compte tenu de la pyramide des âges et de l’augmentation formidable de l’espérance de vie. Nous savons la répartition actuelle condamnée.

En fait, c’est l’ensemble de ces assurances qui est financièrement condamnée. Alors qu’elles représentent une charge considérable sur le travail, elles sont gravement déficitaires et promettent de l’être plus encore dans quelques années. L’assurance santé perd entre 6 et 15 milliards d’euros chaque année. L’assurance chômage connaît aussi de graves déséquilibres récurrents. Quant à la retraite par répartition, elle repose sur un ratio actifs/retraités qu’on sait évoluer dans le mauvais sens. Bref, ces déséquilibres s’avèreront explosifs si aucune réforme structurelle n’est engagée rapidement.

Alternative Libérale

Notre vision:
Enfin, l’épargne retraite doit pouvoir prendre de multiples formes selon les préférences et la situation des individus. L’achat de son logement permet d’assurer ses vieux jours au même titre que l’achat d’obligations d’Etat ou de fonds de pension diversifiés : actions, obligations, monétaire, investissement dans la pierre... La diversification des placements est le meilleur garant d’une limitation des risques. Et les mécanismes de répartition ne sont pas exclus, du moment que le contrat est clair et s’appuie sur une démarche volontaire des cotisants.

Nos propositions:


Sortie progressive de la retraite par répartition

Nous proposons d’autoriser les cotisants qui le souhaitent à quitter la répartition en payant pendant plusieurs années l’équivalent d’un droit de sortie dégressif afin d’alimenter partiellement le système par répartition jusqu’à ce qu’il soit épongé. A partir de là, chaque citoyen disposerait de ses cotisations pour constituer librement un vrai capital transmissible. Acheter son logement est tout aussi louable que de placer son épargne en obligations d’Etat, en actions diversifiées ou en support monétaire. Rien n’exclut l’émergence de modèles inspirés de la répartition de la part de mutuelles.

 

Rallongement de la durée de cotisation, alignement des régimes

Si le système que nous nous proposons d’abandonner est financièrement explosif, nous considérons que nous devrons porter la charge des engagements passés jusqu’à leur terme, quitte à en modifier les conditions.

Nous préconisons la conversion des cotisations passées en points de rente pour la retraite. Pour en bénéficier sans trop peser sur les comptes de notre pays qui en aura la charge, celle-ci devra progressivement être reculée, comme l’Allemagne l’a décidé, en corrélation avec l’augmentation de l’espérance de vie. Les régimes spéciaux devront rapidement être alignés sur le régime général afin de stopper ce traitement profondément inéquitable. Enfin, la valeur du point devra être révisé en fonction de l’équilibre futur du système en voie d’extinction.

Alternative Libérale, voir dossier complet dans L&L page LIBÉR'AL

 

Nous connaissons les curseurs sur lesquels jouent habituellement les pouvoirs publics à chaque modification législative. Il s’agit, pour les plus connus et les plus simples, de la durée d’assurance (nombre de trimestres requis pour partir à taux plein) et du salaire de référence (calculé aujourd’hui sur les 25 meilleures années). Or, si nous prenons pour exemple le nombre de trimestres nécessaires au taux plein, il passe progressivement de 160 à 164 trimestres entre 2009 et 2012, comme prévu par la loi Fillon portant réforme des retraites adoptée le 21 août… 2003. Ainsi, l’histoire et la sensibilité sociales de notre pays, le contexte politique conduisent systématiquement, même quand il y a réforme, à nous inscrire dans la durée.

C’est pour cette raison que ceux qui approchent de l’âge de la retraite n’ont pas grand chose à craindre de la future donne. Les modifications des règles du jeu à prévoir, concernant par exemple la durée prise en compte pour le salaire annuel moyen ou le nombre de trimestres pour partir à taux plein, s’inscriront dans un calendrier qui devrait les épargner, comme cela a toujours été le cas par le passé. Au contraire même, ils pourront peut-être profiter d’opportunités qui elles aussi ont toujours existé en tant qu’accompagnatrices de dispositifs plus douloureux. La libéralisation récente du cumul emploi retraite en est par exemple une illustration.

Les plus jeunes ont, quant à eux, beaucoup plus de souci à se faire. Par exemple, l’analyse de la cadence de l’augmentation du nombre de trimestres nécessaire au taux plein (départ possible dès 60 ans sans pénalité) ne nous rend pas optimistes. Il va falloir, soit accepter de travailler beaucoup plus longtemps pour obtenir un même niveau de retraite, soit se constituer des garanties patrimoniales et personnelles significatives pour « effacer » d’une certaine manière les coefficients de minoration qu’ils subiront s’ils souhaitent choisir un âge raisonnable de départ en retraite.

Ceci étant dit, que nous soyons plus jeunes ou plus âgés, prenons toutefois garde ! Il n’y a pas que le gouvernement et les parlementaires qui peuvent nous faire modifier nos prévisions et contrarier nos projets. Les partenaires sociaux également, qui gèrent pour leur part les régimes complémentaires, peuvent influencer de manière significative le cours des choses. Le principal risque est lié à l’échéance de l’accord AGFF, fixé au 31/12/2010. Cet accord permet de partir sans pénalités sur ses régimes complémentaires, pour un départ en retraite avant 65 ans et à taux plein.  S’il n’était pas reconduit, il nous ferait perdre une bonne partie de nos droits à la retraite - jusqu’à 22% des pensions de nos régimes complémentaires ! Les plus âgés qui sont sur le point de partir, s’ils échapperont sans doute à la prochaine réforme, demeurent donc vulnérables sur ce point.

Ainsi, selon notre âge et la durée qu’il reste à courir avant notre départ en retraite, nous ne subirons pas le même impact de la prochaine réforme. Mais nous devrons tous demeurer vigilants. Le danger ne vient pas toujours d’où on l’attend…

 


A législation inchangée, le déficit de l'assurance vieillesse atteindra les 70 milliards d'euros en 2030. Et encore cette hypothèse est-elle assortie d'un taux de chômage revenu à 4,5%, ce qui est aussi vraisemblable que l'écrasement d'une météorite sur l'avenue des Champs-Elysées. Pour équilibrer le régime à cette date, selon le COR, il faudrait soit réduire les pensions de 30%, soit retarder l'âge de la retraite de 7 ans, soit encore augmenter massivement les cotisations. Rassurez-vous, on peut faire les trois à la fois. François Lenglet

 


Si rien n'est fait, l'instance qui associe partenaires sociaux, parlementaires, représentants de l'Etat et experts, prévoit dans son scénario le plus favorable un déficit de 38,3 milliards d'euros en 2015, 40,7 en 2020, 56,3 en 2030, 69,4 en 2040 et 71,6 milliards en 2050, lit-on dans une synthèse distribuée aux journalistes.
Le deuxième scénario prévoit un déficit de 39,4 milliards d'euros en 2015, 45,0 en 2020, 70,3 en 2030, 92,3 en 2040 et 102,6 milliards en 2050.
Le troisième scénario, le moins favorable, prévoit un déficit de 40,3 milliards en 2015, 48,8 milliards en 2020, 79,9 en 2030, 103,0 en 2040 et 114,4 milliards en 2050.

 

Jean Michel Aphatie, nous commente ces faux espoirs de la réforme des retraites:

Le débat sur les retraites est l’un des plus difficiles, celui aussi qui provoque le plus d’inquiétude, que doit affronter la société française.

L’une des caractéristiques de notre modèle social, ce que nous disons de nous mêmes, de nos valeurs, est inscrit dans le fonctionnement actuel du système des retraites. Ceux qui travaillent aujourd’hui paient l’inactivité de ceux qui ont travaillé hier. Ceci est le contraire de l’égoïsme, et la manifestation la plus concrète d’une solidarité entre les individus ressentant un sentiment d’appartenance à une même collectivité. En même temps, toute l'ambiguïté du débat français, ses non-dits qui deviennent des mensonges à force de l’être, se niche au coeur de ce système. L’administration, qui incarne dans notre mentalité collectivité l’intérêt général et les valeurs de l’identité nationale, a depuis longtemps instauré un principe de capitalisation des retraites qui permet à ses agents de cotiser pour leur propre retraite. Cette démarche d’inspiration anglo-saxonne au coeur même de l’identité administrative de la France est sans aucun doute la manifestation la plus déroutante de l’’hypocrisie dont nous sommes capables.

A propos des retraites, quelques remarques dans le désordre.

Plusieurs objectifs paraissent guider la réforme dont le gouvernement assure qu’il élaborera les grandes lignes à la fin du mois prochain, pour présenter un projet de loi au début de juillet, afin que le parlement en débatte à l’automne. Rien que le calendrier est un péril grave. Avancer le pied sur le champignon, c’est prendre le risque de ne pas pouvoir éviter le mur qui risque de se présenter dans le dernier virage, en l’occurrence les cortèges des manifestants récalcitrants de septembre. La vitesse est un des symptôme de la modernité moderne. Parfois, hélas.

Le gouvernement récuse par avance l’idée d’augmenter les cotisations. Son argument? Elles pèsent déjà pour le tiers du salaire versé par les entreprises, inégalement réparties entre employeurs et employés. En gros, nous sommes au seuil du supportable. C’est objectivement vrai. Il est aussi objectivement déprimant de constater que sous l’angle des recettes, pratiquement aucune marge de manoeuvre, en tout cas pas significative, n’existe.

Le gouvernement récuse par avance l’hypothèse de voir baisser les pensions. On peut comprendre la prudence, l’admettre même vu le nouveau moyen des pensions. Seulement, à force de fermer des portes, nous finirons bien par nous demander sur quel levier il est possible d’agir pour réformer le financement des régimes de retraites.

En gros, si l’on veut bien s’éviter les salamalecs de la pensée, il n’en reste qu’un: l’allongement de la durée des cotisations et, ce n’est pas la même chose mais c’est finalement pareil, le recul de l’âge légal du départ à la retraite, 60 ans aujourd’hui. A partir de 2012, il faudra avoir cotisé pendant 41 ans avant de pouvoir faire valoir ses droits à pension. Il s’agirait donc d’augmenter cette durée. Soit.

Mais quel sens cela a-t-il en période de fort chômage? L’Unedic plutôt que les caisses de retraites? dans tous les cas, c’est un coût pour la Nation. La remarque est d’autant plus forte que le taux d’emploi des seniors, en France comme ailleurs en Europe, c’est une tendance, baisse et baissera dans les prochaines années. En clair, de plus en plus, la règle d’un parcours professionnel sera un longt temps d’activité, puis une période de chômage, et enfin la possibilité d’accéder à ses droits à l’inactivité.

Puisque nous en sommes là, autant dire les choses franchement. D’autant plus franchement que personne ne le dit. La réforme qui se préparer ne sauvera pas le régime des retraites par répartition, caractéristique de la civilisation française construite dans l’après-guerre. Elle en différera la mort. C’est tout. Pour le sauvetage, nous nous y prenons trop tard. Nous nous y prenons à un moment où la compétitivité de notre économie est très dégradée. Nous nous y prenons à un moment où nos finances publiques sont trop délabrées. Mesure-t-on bien que l’effort financier à fournir pour les retraites d’ici à vingt ans doit être fourni, à quelques milliards d’euros près, dans un temps beaucoup plus bref, 2013 selon les engagements pris auprès de nos partenaires européens, pour la réduction de nos déficits publics?

Le cumul des problèmes structurels – crise de financement des systèmes de solidarité, car il faut y inclure le reste de la sécurité sociale, déclin de l’économie, désordres du budget – décrit un grave déclin national face auquel nous ne disposons que de rustines. Peut-être dans la vie des Nations des cycles de cette nature sont-ils inévitables. Malgré tout, on peut avoir le sentiment d’une gouvernance suffisamment médiocre depuis trois décennies pour juger que la responsabilité de ceux qui se sont succédés au pouvoir est largement engagée. En tout cas, il ne sert à rien de se leurrer, le péril est immense et les chances de le conjurer faibles. On conviendra que telle n’est pas la tonalité du discours ambiant, sans doute parce que la prise de parole des acteurs ne peut pas être pessimiste. Qu’au moins le journalisme serve à cela: décrire avec le moins de fard possible l’instant que nous vivons.

 

Objectif Liberté

Cyber voix libérale depuis 2003 - par Vincent Bénard;

cliquez le dossier retraite

Lire aussi :
- Réformer les retraites, réformer les mentalités, Aurélien Véron
- Le système de retraite par capitalisation chilien
- Retraites : les autres réformes en Europe

La réforme des retraites plombée par la pensée unique

 

DU RIRE POUR LE WEEKEND, ENFIN !

RIEN N'EST DRÔLE POUR NOS FUTURS RETRAITES

MAIS IL FAUT BIEN EN RIRE PARFOIS

 

 

Mort aux vieux ! d'Yves Delebecque "restons correct"


Bon allez un monde plus fun, vous attends:

 

 

 

Bon enfin cher Régis, les régimes spéciaux, faudrait tout de même être des plus regardant (déjà diffusé sur L&L); A vrais dire c'est moins rigolo pour le peuple, les politiques s'en sortent toujours très bien....lol

 

 

 

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