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Pour sûr la France profite de la mondialisation

par Alain Genestine 19 Décembre 2008, 16:08 Travail et Economie

Il y a parfois (voire souvent) des informations plus que positives qui concernent notamment notre social-économie en France, mais qui ne passent pas le stade des médias télévisuels comme papiers... Comme c'est touchant ces omissions à répétition de notre journalisme! Via le Médef et principalement la chambre de commerce américaine en France, voici une nouvelle étude qui démontre les bénéfices français de la mondialisation.
Source été 2008: American Chamber of Commerce in France  .

Une meilleure exploitation des gains de la mondialisation pourrait se traduire en une augmentation de plus de €5,000 par revenu annuel par ménage. (The EU Economy 2005 review – ECFIN (2005) REP 55229-EN)

Réalisée par Daniel Hamilton et Joseph Quinlan de l’université Johns Hopkins à la demande du Conseil exécutif d’AmCham EU, l’étude démontre que le bénéfice net de la mondialisation sur les citoyens français est considérable et sans ambiguité. Elle pose et répond à la question des actions à entreprendre par les gouvernements, les industries, les consommateurs et les travailleurs français afin d’assurer que la mondialisation puisse profiter un maximum à tous.
 
L’étude révèle que la mondialisation a donné lieu à des flux d’investissements directs étrangers robustes vers la France. La France est actuellement la troisième destination du monde des IDE, dépassée uniquement par les États-Unis et le Royaume-Uni. Les 18 000 filiales des sociétés étrangères actives en France représentent 45 % des exportations françaises de biens et 30 % des importations françaises de biens et services. Elles emploient plus de 2 millions de personnes. Les investisseurs étrangers emploient en France le double des personnes qu'ils employaient il y a dix ans. En France, dans le secteur privé, un employé sur sept travaille pour une société étrangère, plus qu'en Allemagne, qu'au Royaume-Uni, qu'aux Pays-Bas ou qu'aux États-Unis.
 
Les importations des nations en développement tout autour de la planète en provenance de France ont considérablement augmenté – les exportations vers les pays asiatiques en développement ont rencontré une croissance de 142% entre 2000 et 2006. Les coûts d'importation plus faibles des pays en développement vers la France lui ont été bénéfiques grâce à l’effet d’une pression baissière sur les taux d’intérêt. Celle-ci a dès lors exercé une baisse des taux d’intérêts qui s’est traduite par une réelle croissance des gains des salaries réels pour les travailleurs français ce qui leur a permis de bénéficier d’une offre plus large à des prix plus bas.
 
L’étude met en évidence autant les gains que les pertes dus à la mondialisation. La France devra sans cesse accroitre sa compétitivité au moyen d’un environnement innovant et de travailleurs qualifiés. La France doit veiller à augmenter la taille et les qualifications de sa population active afin de rester compétitive. Le secteur des services qui représente une force importante de l’économie française doit être exploité dans son entièreté. La France se doit de maximiser sa force dans les produits et services high-tech au risque de se confronter à une baisse du niveau de vie. Daniel Hamilton, auteur de l’étude souligne la nécessité d’une  réforme rapide du marché du travail “Le besoin d’une réforme des institutions rigides du marché du travail et de ses pratiques requiert que la France adopte des stratégies qui soutiennent les travailleurs et leur fournissent des opportunités de travail plutôt que la protection de certaines fonctions.”
 
Mark Spelman, Président du Comité Exécutif d’AmCham EU et Global Head of Strategy chez Accenture commente “La vitesse et le débit de la mondialisation exigent de la France et de l’Europe d’accorder plus d’attention à la créativité et aux innovations de large ampleur d’une économie à faible teneur en carbone. De majeurs investissements en recherche et développement de la part des secteurs privé et public combinés à des capital-risques plus dynamiques seront primordiaux pour le développement du milieu des affaires. »
 
Pour de plus amples informations ou interviews, veuillez contacter Anita Kelly, anita.kelly@amchameu.be Tel  +32 476 520 691
 
  • Un extrait de l’étude sera disponible à partir de www.amchameu.be/publications
Aussi pour information:

AmCham EU Basée à Bruxelles, la Chambre Américaine de Commerce auprès de L’Union Européenne (AmCham EU) représente la voix des compagnies américaines implantées en Europe auprès des institutions européennes et des gouvernements. Notre objectif principal est de promouvoir un climat d’investissement favorable en Europe et d’assurer une croissance mutuelle et bénéfique. AmCham EU est dotée d’un Conseil exécutif composé de cadres supérieurs travaillant au sein de certaines des plus grandes entreprises multinationales en Europe.
 
La mission du Conseil Exécutif d’AmCham EU est de conduire vers une amélioration continue de la compétitivité européenne à l’échelle mondiale, par des dialogues ciblés au plus haut niveau entre ses membres et les hauts responsables politiques des institutions de l’UE, des États membres et des organisations internationales.
Daniel S. Hamilton est Professeur de Richard von Weizsäcker et Directeur du Centre des Relations Transatlantiques à l’Ecole Paul H. Nitze des Etudes Internationales Spécialisées, Université de Johns Hopkins. Il exerce également les fonctions de Directeur Exécutif du Consortium Américain sur les Etudes de l’UE (ACES), désigné par la Commission Européenne comme le Centre d’Excellence de l’UE à Washington, DC. Il est conseiller principal  des Assises du Congrès sur l’UE, a exercé les fonctions d’Assistant du Secrétaire d’Etat Adjoint, et est commentateur régulier des médias et auteur prolifique. Joseph P. Quinlan est Membre du Centre des Relations Transatlantiques, avec une vaste expérience dans le secteur d’entreprise des Etats-Unis. Il est un expert éminent de l’économie transatlantique et un économiste/stratégiste mondial célèbre sur Wall Street. Il se spécialise dans les apports de capital mondial, le commerce international et les stratégies multinationales. Il enseigne à l’Université de New York, et ses publications ont paru dans la presse suivante : Foreign Affairs, le Financial Times et le Wall Street Journal.

AL'ain GENESTINE - Alternative Libérale




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commentaires
A
@BGR, meilleurs voeux, voici un texte de reflexion sur la globalisation deJagdish Bhagwati, texte original<br /> <br /> De mon expérience personnelle, celui qui essaye à cette époque de parler de libre marché sur les campus universitaires se trouve enseveli sous une avalanche de critiques envers la mondialisation. L'opposition des enseignants et des étudiants à l'expansion des marchés mondiaux dérive pour une large part d'un sens de l'altruisme, qui dérive de leur souci des questions sociales et morales. Pour résumer, ils pensent que la mondialisation n'est pas à visage humain. Je pense le contraire. La mondialisation, je le montrerai, conduit non seulement à la prospérité et à sa diffusion mais aussi à des conséquences éthiques et à une plus grande moralité parmi ses acteurs.Nombre de ses critiques croient que la mondialisation défait certaines avancées sociales ou éthiques comme la réduction du travail des enfants et de la pauvreté dans les pays pauvres ou la promotion de l'égalité des sexes et la protection de l'environnement dans le monde entier. Cependant, quand j'ai examiné ces questions et d'autres dans mon livre ''En défense de la mondialisation'', j'ai trouvé que les conséquences réelles étaient à l'opposé de ces craintes.Par exemple, nombreux sont ceux qui croyaient que les paysans réagiraient aux opportunités apportées par la mondialisation en retirant leurs enfants de l'école et en les faisant travailler. L'expansion du libre marché agirait alors comme une force négative. Mais j'ai montré que c'est l'opposé qui était vrai. Il s'est avéré que, dans de nombreux cas, les gains supplémentaires permis par la mondialisation - bénéfices croissants des planteurs de riz au Vietnam par exemple - ont incité les parents à laisser leurs enfants à l'école. Après tout, ils n'avaient plus besoin du maigre revenu supplémentaire que le travail d'un enfant peut rapporter.Considérons l'égalité des sexes : avec la mondialisation, les industries qui produisent des biens et des services échangés sur le marché mondial doivent faire face à une concurrence internationale avivée. Cette concurrence a réduit le fossé béant qui existait dans de nombreux pays en développements entre les salaires payés, à qualification égale, à un homme et à une femme. Pourquoi. Parce que les entreprises confrontées à une concurrence mondiales réalisent rapidement qu'elles ne peuvent se permettre cette préférence masculine. Obligée s de réduire leurs couts et de fonctionner de manière plus efficace, elles passent de plus en plus d'une main d'œuvre masculine chère à une main d'œuvre féminine bon marché. Ce faisant, elles augmentent le salaire des femmes et réduisent celui des hommes. La mondialisation n'a pas encore produit l'égalité salariale mais elle en a certainement réduit l'importance.Il y a désormais des preuves nombreuses que la Chine et l'Inde, deux nations avec d'immenses problèmes de pauvreté, ont réussi à croître si rapidement en prenant avantage du commerce et des investissements extérieurs et que, par là, elles ont réduit la pauvreté de façon très importante. La route est encore longue mais la mondialisation a permis d'améliorer les conditions de vie de centaines de millions de leurs habitants. Certains détracteurs ont attaqué l'idée de réduire la pauvreté par la croissance économique, lui reprochant d'être une stratégie conservatrice de trickle-down (NdT: Moins imposer les plus riches en espérant que cela profitera aux plus pauvres). Ils évoquent des images de riches suralimentés et gloutons ou de bourgeois mangeant du gigot quand les serfs et les chiens se contentent des miettes sous la table. En réalité, se concentrer sur la croissance économique est une stratégie activiste qui tire tout le monde vers le haut ("pull-up" strategy).<br /> <br /> Même s'ils reconnaissent que la mondialisation permet généralement l'accomplissement de certains objectifs sociaux, certains critiques soutiennent qu'elle corrode la moralité de ses acteurs. Selon eux, l'expansion du libre marché élargit le domaine sur lequel la poursuite du profit règne et cette recherche du profit rend les individus égoïstes et malfaisants. Cela est à peine plausible. Regardons les bourgeois calvinistes décrits par Simon Schama dans son histoire des Pays-Bas. Ils ont construit leur fortune sur le commerce international mais ont cédé à l'altruisme et non à leurs appétits personnels, montrant ce que Schama appela avec justesse des "embarras de la richesse" ("embarassment of riches"). Une telle auto-limitation peut aussi être observé chez les Jaïns du Gujarat, cet état indien dont était originaire le Mahatma Gandhi. Les richesses que les Jaïns tirèrent de leurs activités commerciales ont servi leurs valeurs et non l'inverse.<br /> <br /> Quant à l'influence que la mondialisation continue à avoir sur le caractère moral, permettez moi de citer les merveilleux sentiments de John Stuart Mill. Comme il l'écrivit dans ses ''Principes d'économie politique'' (1848):<br /> <br /> Les avantages économiques du commerce sont surpassés par ses effets d’ordre moral et intellectuel. Il est difficile d’estimer trop haut, dans l’état actuel, relativement primitif, de la civilisation, l’avantage de mettre des hommes en contact avec des hommes différents qui ont des habitudes de pensée et d’action autres que les leurs … Il n'est aucune nation qui n'ait pas besoin d'emprunter aux autres. Pas uniquement des talents ou des pratiques mais des traits de caractère essentiels dans lesquels son propre type est inférieur. ... On peut dire sans exagération que l'extension immense et rapide du commerce international, en étant la principale garantie de la paix dans le monde, est la première sécurité permanente pour un progrès ininterrompu des idées, des institutions et du caractères de la race humaine.<br /> <br /> Dans l'économie mondialisée contemporaine, on voit continuellement des signes du phénomène décrit par Mill. Quand les multinationales japonaises s'étendirent dans les années 1980, les cadres dirigeants masculins emmenèrent avec eux leurs femmes à New York, Londres ou Paris. Quand ces femmes japonaises traditionnelles virent comment les femmes étaient traitées dans les pays occidentaux, elles firent leurs ces idées de droits des femmes et d'égalité. A leur retour au Japon, elles devinrent agents de changement social. De nos jours, la télévision et Internet ont joué un rôle considérable en étendant notre conscience sociale et morale au delà des limites de nos communautés et des états-nations.<br /> <br /> Adam Smith écrivit de façon célèbre sur un "homme européen plein d'humanité" qui "ne dormirait pas ce soir" s'il "devait perdre son petit doigt demain" mais "ronflerait avec la plus profonde sérénité" si une centaine de millions de Chinois étaient "soudainement avalés par un tremblement de terre" car "il ne les avait jamais vu". Les chinois ne nous sont plus invisibles, vivant à l'extérieur de la frontière de ce que David Hume appelait les cercles concentriques de notre empathie. Le séisme de l'été dernier en Chine, dont les conséquences tragiques ont été instantanément retransmises sur nos écrans, a rencontré non l'indifférence du reste du monde mais l'empathie et le sens profond d'une obligation morale envers ces victimes chinoises. Cela était le sommet de la mondialisation.Un texte à rapprocher de l'article de The Economist, "In praise of the stateless multinational". Les remarques de Gary Becker et Richard Posner valent également la lecture.<br />
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B
Ne faut-il pas admettre que la mondialisation a des effets bénéfiques ET des effets pervers ? En outre, les indicateurs purement économiques traditionnels sont bien incapables de mesurer ce que l'on appelle le bien-être économique.Corinne Lepage a publié un billet intéressant à ce sujet :http://corinnelepage.hautetfort.com/archive/2008/12/22/corinne-lepage-n-est-il-pas-temps-de-changer-de-mode-de-calc.html
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A
Merci BGR de ton commentaire, sceptique je ne suis pas étonné que tu le soi, vu le matracage systématique effectué contre la globalisation et ses bienfaits. C'est comme ci nous étions contre l'Europe quand celle-ci se forma....Merci de ton tag, je t'ai repondu sur ton blog, ou plutôt notre ancien président Edouard Fillias. Cependant bien dommage que Bayrou ne voie que pour son égo, beaucoup de jeunes arrivées chez nous n'ont pas aimé ce diktat "socialisme ". Mais peut-être sera t-il encore l'homme d'une certaine situation aux prochaines élections présidentielles, qui sait?Bien librementAL'ain
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B
J'avoue que je reste assez sceptique sur pareils bienfaits de la mondialisation.Pour l'heure je t'ai tagué :http://bgr.hautetfort.com/archive/2008/12/20/chaine-du-modem1.html
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