"Femmes", parce que leur rapport à l’Europe d’aujourd’hui est différent de celui des hommes."Passerelles", parce que les femmes peuvent être des "passerelles" pour l’Europe, comme elles le sont entre les générations.
Réalisée sous le haut patronage du Président de la République, Nicolas Sarkozy, et soutenue par la Commission européenne, la manifestation(Le 2 juillet 2008, la Fondation Robert Schuman et l’association "Femmes, Débats et Société" organisaient pour l’ouverture de la présidence française de l’Union européenne, une conférence internationale intitulée "Femmes, passerelles d’Europe".) avait pour objectif de mieux comprendre le sentiment des femmes sur l'Europe, de mettre en avant ce que représentent les femmes pour l’Europe et de montrer les opportunités que l’Europe d’aujourd’hui apporte aux citoyennes européennes.
Un tout récent sondage réalisé au printemps 2008 par le CSA sur les attentes des européens vis à vis des politiques européennes, révèle un regard des femmes sur l’Europe différent de celui des hommes. Les citoyennes européennes ont des priorités spécifiques et différentes de celles des citoyens européens.
Pour elles, les trois domaines dans lesquels l’Union européenne devrait agir prioritairement sont la paix, la protection de l’environnement et les questions sociales telles que l’emploi, l’éducation ou la santé.
Ces domaines, concernant pourtant directement la vie quotidienne des citoyens européens, sont des domaines dans lesquels l’Europe a aujourd’hui peu ou pas de compétences. Ce qui pourrait expliquer le plus faible enthousiasme des femmes vis à vis de la dynamique européenne.
Malgré tous les progrès réalisés en matière d’égalité entre les hommes et les femmes durant les 50 dernières années, l’Europe d’aujourd’hui n’est pas encore tout à fait paritaire et discrimine encore les femmes.
De nombreuses statistiques dans différents domaines en témoignent. A commencer par ceux qui représentent et dirigent les populations européennes. Sur 27 Etats membres de l’Union européenne, seuls 7 gouvernements jouent la totale parité.
Professionnellement parlant, les femmes exercent encore majoritairement des métiers limités à très peu de secteurs d’activités. Alors que l’UE comptabilise 62 secteurs d’activités, les femmes européennes travaillent seulement dans 6 d’entre eux (vente, enseignement restauration, administration ...).
Ceci est directement lié à leur éducation et aux études qu’elles suivent et surtout aux études pour lesquelles elles n’osent pas opter. Selon des sondages récents, 62% des filles ne se sentent pas capable de suivre des filières scientifiques contre 82% des garçons qui s’en sentent capables.
Selon les différents intervenants présents à la conférence ce mercredi 2 juillet (femmes chef d’entreprises industrielles, ingénieurs, expertes), le problème viendrait d’un manque de confiance existant chez les jeunes filles et chez les femmes et surtout du manque de sensibilisation sur les métiers scientifiques et techniques.
D’après Claudie Haigneré, ancienne ministre de la recherche et de l’environnent, première femme astronaute française, et médecin de formation, il est important de "vendre les métiers de la science aux jeunes filles, de les sensibiliser sur les applications de la science sur les valeurs qu’elles défendent : l’environnement et la santé par exemple."
S’agissant des différences salariales entre les femmes et les hommes, l’Europe a encore là aussi des efforts à faire. Aujourd’hui seul six pays sur 27 disposent d’une législation interdisant la discrimination salariale entre les hommes et les femmes. L’écart est de 15% en faveur des hommes actuellement.
Certains telle la Norvège utilisent comme solutions la méthode des quotas de recrutement dans certains postes à responsabilité où généralement les femmes ne sont pas nommées et d’autres comme les Pays-Bas établissent des chartes dans lesquelles des objectifs sont définis et doivent être atteints.
Afin de contribuer à faire de l’Europe un tremplin pour les femmes, une idée partagée par tous les intervenants serait de rassembler le plus souvent possible un panel le plus large possible de femmes européennes issues de différents modèles sociaux qui échangeraient leurs expériences pour pouvoir en ressortir les meilleurs pratiques.
Pourtant, l’Europe telle qu’elle se construit actuellement est et peut être une chance et un moteur pour les femmes. L’Europe du quotidien oeuvre jour après jour par exemple à des solutions qui pourraient aider les femmes à concilier leur vie privée et leur vie professionnelle. Les responsables européens ont par exemple fixé ces dernières années des objectifs pour la mise à disposition de structures d’accueil pour les enfants dans le but de faire progresser le taux d’emploi des femmes et leur permettre de faire les carrières qu’elles souhaitent.
Les différents gouvernements européens incitent également les grandes entreprises à instaurer des horaires et emplois du temps flexibles pour les mères. Un très bon exemple, la Charte de parentalité du groupe l’Oréal.
Invité à participer au débat, Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat chargé des affaires européennes, a signalé que la Présidence française veillerait particulièrement à mettre en place des dispositifs de soutien aux femmes concernant la conciliation de leur vie professionnelle et privée.
Enfin, dans l’Europe globalisée et compétitive d’aujourd’hui, les femmes ont un rôle important à jouer. Comme l’a si bien exprimé mercredi dernier Nathalie Kosciusko Morizet, actuelle Secrétaire d’Etat à l’Ecologie, il est urgent de remettre de la passion dans l’Europe. Qui mieux placé que les femmes pour cela ? Dalar Arslanyan
D'ailleurs quand la femme parle , cela donne çà :
On en est toujours à fustiger ces nonistes, non seulement irlandais mais de tout pays, qui n’ont rien compris, à l’Europe, à son fonctionnement, à ses institutions, à ses députés qui ne sont pas responsables de la faillite des politiques nationaux (à l’image du Premier Ministre irlandais), à Bruxelles qui n’est pas responsable de la faillite de ses représentants nationaux (à l’image du Commissaire irlandais), ces nonistes anti-européens qui marchent en rangs désordonnés contre la construction européenne, qui brandissent des idées et des revendications nationalistes, anarchistes, archaïques, … contraires à toutes les avancées européennes qu’ils revendiquent de démocratisation, de socialisation, de solidarité, puisque ces avancées là étaient inscrites dans LE texte, que le rejet de CE texte laisse l’Europe en panne dans son avancement, sur le très mauvais socle du traité de Nice, en situation de danger pour sa place dans le monde, en perte de vitesse sur les autres chantiers d’expansionnisme international, de marché unique libéral… STOP !
Stop ! Il y en a assez d’entendre dire que l’adoption du traité de Lisbonne était la seule issue à l’Europe en panne, à l’Europe en crise. Il y en a assez d’entendre dire que les solutions à la démocratie en Europe étaient dans ce traité ! Les solutions elles existent. Si on veut que les citoyens européens puissent s’exprimer autrement que par le rejet, non pas de l’Europe, mais d’une Europe qu’on voudrait leur imposer, alors il faut mettre en place le processus de démocratisation là où il doit s’exercer : auprès des citoyens, référendums transnationaux sur des questions clés (élargissement, élection du Président), au sein du Parlement européen : création de partis politiques transeuropéens.
Stop ! Il y en a assez d’entendre dire que le rejet de Lisbonne, laisse l’Europe sur la base du traité de Nice, qui est pire que tout : mais alors pourquoi l’avoir adopté ??? Qui est responsable de Nice, si ce ne sont pas les chefs d’état européens qui l’ont signé, les parlements nationaux qui l’ont ratifié, nos députés européens qui ne l’ont pas dénoncé et Bruxelles, qui en est le géniteur ???
Stop ! Qu’on ne nous dise plus que Bruxelles, Strasbourg, nos élites politiques ne sont pas responsables ! Toutes ces structures, tous ces gens là penchés ensemble vers un même but, avec tous leurs poids politiques, médiatiques, financiers, lobbyistes, netiques, démagogiques… incapables de faire fléchir 3 millions d’électeurs ?!
Stop ! Il y en a assez d’entendre dire que 60% des citoyens en Europe sont devenus du jour au lendemain des nationalistes, oui ils le sont, mais ce n’est pas pour cela qu’ils sont anti-européens, nous sommes tous bavarois et européens, français et européens, irlandais et européens, grecs et européens… -des anarchistes, oui ils le sont, si c’est ainsi qu’il faut définir aujourd’hui ceux qui au niveau européen ne se reconnaissent dans aucune des structures politiques existantes, et se rassemblent dans une opposition systématique à leurs partis politiques nationaux incapables de représenter leurs opinions européennes (qu’elles soient de gauche comme de droite) - des archaïques qui vont contre le progrès et l’avancement européen, oui ils le sont, si c’est ainsi qu’il faut comprendre que les citoyens ne veulent plus donner de chèque en blanc sur les politiques de prolifération en tout genre poursuivies sans relâche par Bruxelles, à commencer par celles des élargissements de l’Union européenne.
D’Irlande jusqu’en Slovaquie, en passant par l’Espagne les citoyens européens se sont exprimés dans ce même sens (il suffit de lire l’édition spéciale du NM de la semaine dernière et les articles de ce jour), laissez les citoyens décider comment ils veulent conduire l’Europe, car ils sont européens, sans doute encore plus que leurs députés qui siègent à Strasbourg, représentants de leur état et de leur parti - car ils sont responsables, sans doute davantage que les commissaires et les ministres assis au sein de leurs Conseils à Bruxelles, cernés par les lobbies et les contraintes des échéances nationales –et ils ont toujours une longueur d’avance, alors qu’aujourd’hui les plus grands défenseurs du traité de Lisbonne parlent encore de construction européenne, eux en sont déjà à sa gouvernance : pour le citoyen européen l’avenir de l’Union européenne ne s’inscrit plus dans les traités.
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