71 pôles ont été labellisés depuis et Christine Lagarde avait annoncé en juillet dernier qu’il n’y aurait plus de nouvelle labellisation avant l’évaluation.
Le rapport rendu public hier adresse donc un certain satisfecit aux pouvoirs publics et aux acteurs des pôles de compétitivité. D’ailleurs, les deux secrétaires d’Etat rattachés l’un au ministère des finances, de l’économie et de l’industrie, l’autre au ministère de l’environnement, de l’écologie, du développement durable et de l’aménagement du territoire, n’ont pas caché leur satisfaction quand aux conclusions des experts. Ils se sont félicités « qu’un aussi grand nombre de pôles de compétitivité, de toutes tailles et de tous secteurs, aient su créer en trois ans une dynamique de développement et de coopération inédite entre entreprises grandes et petites, recherche publique et organismes de formation ».
13 pôles sur 71 à remanier en profondeur
Pour autant, s’ils suivaient les conclusions des évaluations individuelles des pôles, 13 d’entre eux pourraient se voir retirer leur label. Les auditeurs estimant que ces derniers « pourraient tirer parti d’une reconfiguration en profondeur » ne vont pas, toutefois, jusqu’à préconiser explicitement leur sortie du dispositif.
Pour les autres, le bilan est satisfaisant, voire très satisfaisant. « 39 pôles ont atteint les objectifs de la politique des pôles de compétitivité » estiment les évaluateurs alors que « 19 pôles ont atteint partiellement les objectifs de la politique des pôles de compétitivité et doivent travailler à l’amélioration de certaines dimensions de leur action » notamment dans la définition de leur stratégie, les modalités de la gouvernance et le rôle de leur équipe d’animation. Par ailleurs, des changements de classement sont conseillés, pour 10 pôles « mondiaux » ou « à vocation mondiale ».
Les pôles entendus individuellement par le gouvernement
Les deux cabinets formulent également cinq recommandations : « consolider la dynamique de coopération » entre les acteurs des pôles, contractualiser avec eux les aides publiques sur la base d’objectifs, poursuivre l’engagement de l’Etat en développant son intervention au niveau du pilotage stratégique, maintenir et optimiser les financements au projets coopératifs de R&D et « intégrer plus fortement la politique des pôles de compétitivité dans l’ensemble des politiques de recherche et d’appui à l’innovation ».
Hier, Luc Chatel et Hubert Falco ont précisé la méthode qu’ils entendaient suivre désormais. Ils engageront « un dialogue individuel avec les pôles », après quoi, « le gouvernement décidera des orientations de la politique des pôles de compétitivité pour les années à venir lors d’un comité interministériel d’aménagement et de compétitivité des territoires » présidé par François Fillon et dont la date n’a pas été précisée.
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