Il y a cinq ans, l'administration Bush, faisant fi de la communauté internationale et prenant appui sur de fausses menaces, mettait en marche la plus imposante machine de guerre qui soit contre la dictature de Saddam Hussein.
Quelques heures plus tard, au matin du 20 mars 2003, les premières bombes tombaient sur le centre de la capitale irakienne. Quelques mois plus tard, en août 2003, George W. Bush célébrait sur le pont d'un porte-avions américain « la fin des opérations majeures de combat en Irak » et se félicitait de la « mission accomplie ».
C'était sans savoir que cinq ans plus tard les États-Unis se seraient enlisés dans un conflit impopulaire et sanglant qui leur a coûté près de 4000 hommes, sans compter tous ceux qui sont rentrés au pays physiquement et mentalement détruits, et des centaines de milliards de dollars perdus.
Dans un discours qu'il prononcera mercredi après-midi devant un parterre de militaires réunis au Pentagone, siège des armées américaines, le président Bush célébrera, lui,
l'espoir « indéniable » d'une « victoire stratégique majeure » contre le terrorisme.
Des voix discordantes
Si le président Bush emploiera dans son discours un ton triomphal, les opposants à la guerre lui rappelleront l'échec de cette intervention armée. Les organisateurs tenteront de rassembler, mercredi, des foules dans les grandes villes comme Washington, New York, Miami, Chicago, Los Angeles et San Francisco.
Mais les Américains sont plus préoccupés, ces dernières semaines, par les mauvaises nouvelles économiques qui se succèdent. Malgré tout, ils sont une majorité à croire,
contrairement à il y a cinq ans, que l'invasion irakienne était une erreur.

L'histoire recommencerait-elle
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