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Quand les émotions priment sur la raison!

par Alain Genestine 18 Mars 2008, 16:50 Education-Recherche et Développement

L'émotion entre davantage en jeu que la raison dans le calcul des risques, estime une équipe américano-suisse de chercheurs.

Des équipes de l'Institut de technologie de la Californie (Caltech) et de l'École polytechnique fédérale de Lausanne ont mis en évidence un lien entre l'activation de certains neurones et des erreurs mathématiques de prévision des risques.

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Selon les chercheurs, la localisation de ces neurones dans une partie du cerveau où sont intégrées les informations sur les sentiments émotionnels montre une corrélation entre la prévision du risque et les émotions.

 
 
 
Contrairement à la théorie de Descartes, l'émotion pourrait être un élément constitutif de la rationalité: son but serait de mesurer le risque dans l'environnement. — Peter Bossaerts, EPFL
 

Un éclairage nouveau

 

Ces travaux permettent de mieux comprendre pourquoi certains risques, notamment financiers, sont parfois mal estimés.

 

D'autres travaux seront bientôt menés auprès de joueurs invétérés et de courtiers financiers.

Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of Neuroscience 

Alors encore un peu de philo....

Pouvons-nous quelque chose à nos passions ? Comment, face à la tristesse ou à la colère, ne pas se laisser envahir ? Le mélancolique voudrait bien chasser ses lancinantes pensées, et le timide vaincre ses hésitations ; mais souvent rien n’y fait, tristesses et craintes reviennent et persistent, malgré eux. Ne serait-ce pas le signe d’une fatalité ?

Il est en effet assez troublant de voir combien nos émotions sont indociles. Comme elles se montrent opiniâtres, et rebelles ! Difficile de calmer la fureur qui monte lors d’une dispute entre amis ou conjoints ; on voudrait pardonner, on se raisonne, mais la colère continue de gronder. Qu’y faire ?

Un des moyens que propose Descartes est de remarquer combien notre corps est impliqué dans ces accès. Voyez par exemple comme le cœur bat vite et comme les poings se serrent dans la colère. C’est l’indice qu’un bouleversement de l’organisme s’est produit et, surtout, qu’il se maintient par sa propre inertie.

On ne supprime pas un essoufflement en un instant ; il faut attendre que la respiration retrouve son cours ordinaire. De même, tant que dure l’agitation du corps, n’espérez pas venir à bout de votre passion ; aucun argument ne sera assez fort pour la faire cesser immédiatement.

Nous voulons raisonner quand nous sommes le moins capables d’entendre raison. Il serait plus judicieux d’attendre le moment où, le corps enfin apaisé, la voix de la raison aura retrouvé toute son éloquence.

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