Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

France - Afrique - Otages - Sarkozy

par AL de Bx 25 Septembre 2010, 08:39 International

Les Français constituent une cible de choix pour les preneurs d’otages qui semblent vouloir en découdre avec Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat français qui veut se succéder à lui-même en 2012, a des soucis à se faire.


Il lui faut remonter la pente dans les sondages alors que ces prises d’otages semblent quelque part tributaires d’une politique chaque jour décriée. Les enlèvements sont fréquents en pleine mer au sud du Nigeria. Mais c’est la première fois que des citoyens français sont pris dans la nasse. Cela défraie la chronique, d’autant qu’on ignore tout de la véritable identité des preneurs d’otages.

 

http://www.agoravox.fr/IMG/afrique_sarkozy-2.jpg

 

Les rebelles du Delta du MEN ou des alliés à eux ?

On sait que le groupe de rebelles nigérians est divisé : sous feu le président Yar’Adua, une partie avait déposé les armes suite aux négociations ; l’autre attend d’avoir pleine satisfaction. La récente prise d’otages ne constitue pas une bonne publicité pour le président Jonathan Goodluck en pleine campagne électorale. En revanche, pour les rebelles du MEN, l’occasion est fort belle : en offrant leur médiation, ils s’invitent à la campagne présidentielle. Sans doute chercheront-ils du même coup à bien monnayer leurs talents de négociateurs,
les otages étant précieux. Après AQMI dont l’audace a sidéré plus d’un, suite au kidnapping intervenu en plein fief français au Sahel, voilà encore le gouvernement français cloué au pilori.

 

http://a31.idata.over-blog.com/501x364/0/07/86/93/2010/JUILLET-2010/19072010/10-07-15-sarkozy-afrique.jpg


Pourquoi ces rapts de Français ?

Des facteurs du contexte en constituent des déterminants majeurs. Par exemple : la montée
de la xénophobie en Europe. L’électeur a tendance à accorder ses faveurs aux pouvoirs d’extrême droite, favorisant du coup la montée de l’intolérance à tous les niveaux et faisant des Africains, des victimes de choix. Les populations africaines, de tradition si hospitalières, comprennent difficilement pourquoi l’Occident leur ferme les frontières ou leur fait des injustices.

De toutes les anciennes puissances coloniales, la France est celle dont l’intrusion est manifeste dans les affaires politiques et économiques du continent. Cette implication se remarque par le soutien à peine voilé à des régimes iniques. Elle en profite pour maintenir des bases militaires et consolider ses chasses-gardées sur le continent. Dans ses anciennes possessions, elle dispose de puissants lobbies qui font la part belle aux multinationales françaises. Mais si AQMI et autres parviennent à harceler et à narguer une multinationale comme AREVA, c’est que le terrain y est propice : ils bénéficient de complicités au sein des populations livrées à elles-mêmes. Le fait est que bien des multinationales occidentales qui opèrent en Afrique sont insensibles au sort des populations.

 

On l’a vu au Nigeria où le MEN a toujours reproché à SHELL, la néerlandaise du pétrole, de se préoccuper uniquement de l’exploitation pétrolière au mépris de la préservation de l’environnement et de la santé des populations qui croupissent dans la misère. Ces multinationales occidentales doivent absolument revoir leur copie à ce niveau. Il ne suffit
pas de s’attacher les complicités de gouvernants véreux, auxquels l’on a beau jeu d’attribuer ensuite les impératifs d’une juste répartition des "fruits de la croissance". Les pouvoirs africains n’ont pas toujours à coeur ce souci d’une distribution équitable des richesses nationales. Or, il convient de plus en plus de s’assurer que les retombées économiques de l’exploitation des ressources minières, forestières, hydrauliques et autres, profitent effectivement aux populations et non pas uniquement aux élites qui décident dans leur confort douillet de la capitale, du contenu de cahiers de charges parfois trop complaisants.

 

 

http://1.bp.blogspot.com/_RSKFRo9oWAQ/S-r6WER05jI/AAAAAAAAAhM/mian9fNOhak/s1600/tanit-pirate-somalie-prise-otage-mort.jpg

 

Les multinationales qui sont le plus souvent libres dans leur gestion, font partout ou presque la pluie et le beau temps. Nombreuses sont celles qui se préoccupent peu de promouvoir l’expertise locale, évitent de bâtir sur place des industries de transformation qui auraient pourtant pu aider à résorber le chômage des jeunes, et à réduire l’importation de produits manufacturés. Sans aucun égard pour les déchets environnementaux et le sort des populations, ces multinationales rapatrient d’énormes superprofits. Certes, en Occident, les prises d’otages permettent d’alerter l’opinion démocratique qui exerce alors des pressions sur les pouvoirs en place. Cela conduit parfois les multinationales à opérer des changements et les gouvernants africains à entreprendre des réformes quand bien même timides. Mais aujourd’hui, l’exaspération gagne du terrain. De plus en plus, ces populations livrées à elles-mêmes viennent grossir les rangs des kidnappeurs.

 

http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/201006/21/180275-cette-mere-plus-peau-os.jpg

 

Pour n’y avoir pas veillé de près, l’on a ouvert des brèches dont profitent des organisations du type de la nébuleuse Al- Qaida, faisant des enlèvements, un véritable fonds de commerce. A la limite, les prises d’otages qui sont très lucratives, vont au-delà du sentiment
anti-blanc, anti-occidental, ou tout simplement anti-français. Il s’agit aujourd’hui d’une affaire juteuse qui, ô comble de l’ironie, participe d’une manière ou d’une autre à lutter contre la pauvreté et la marginalisation, dans une Afrique indigente après cinquante ans d’indépendance. Il faut s’attendre à un pourrissement de la situation.

 

En faisant débarquer ses soldats, la France confirme qu’elle est en territoire conquis, et que les Etats africains sont incapables de s’assumer. Cet esprit de "va-t-en-guerre" pourrait envenimer les choses. Il pourrait aussi en découler une alliance entre rébellions armées et groupes religieux fondamentalistes.

 

L’une des meilleures réponses à l’expansion du terrorisme sur le continent est pourtant bien connue : la bonne gouvernance.
Celle-ci inclut l’alternance au pouvoir par les urnes et de manière saine, la promotion des droits humains, l’égalité des chances, une répartition équitable des richesses nationales dans un contexte de tolérance et de paix, préalable indispensable au développement durable.

 

Source IHEDN

RENSEIGNEMENTS EXTERIEURS - INTERIEURS - INTELLIGENCE ECONOMIQUE
PRISE D’OTAGES EN AFRIQUE Sale temps pour les Français
Source journal ou site Internet :Le Pays
Date : 23 septembre 2010

 

http://www.rue89.com/files/20080229franceafriqueinside.jpg

 

Dernières news:

Lutte antiterroriste: des militaires français débarquent à Ouagadougou

Des militaires français sont arrivés au Burkina Faso pour une formation à «la lutte antiterroriste» de leurs frères d’armes du «pays des hommes intègres». C’est ce qu’a affirmé à l’AFP, le jeudi 23 septembre 2010, sous couvert de l'anonymat, un haut responsable militaire burkinabè, démentant toutefois toute relation entre cette activité avec l'enlèvement de Français au Niger voisin.


Il faut cependant reconnaître que la coïncidence est bien troublante!


«Nous avons des militaires français qui sont arrivés dans le cadre d'une mission de formation de nos éléments pour la lutte contre le terrorisme»

 

, a indiqué cet officier. Selon lui, cette coopération francoburkinabè a été dénommée «détachement d’instruction opérationnelle» et fait partie des opérations classiques de formations des militaires burkinabè. Le nombre des soldats français n’a pas été dévoilé «pour raisons de sécurité».
Toutefois, un correspondant de l’AFP dit avoir aperçu, dans un grand hôtel de la capitale, sept soldats français vêtus de combinaisons parachutistes et portant leur paquetage. Ouagadougou serait disposé à «ouvrir son espace aérien aux aéronefs français si Paris le lui demandait» a assuré le haut responsable militaire en question. Après l’enlèvement de sept employés du groupe nucléaire Areva et de Satom –un Togolais, un Malgache et cinq Français à Arlit au nord Niger, la France a positionné à Niamey quelque 80 militaires quimènent des vols de reconnaissance.

 

LES FORCES ARMEES - Air - Marine - Terre - Gendarmerie :
Lutte antiterroriste: des militaires français débarquent à Ouagadougou
Source journal ou site Internet : Fasozine
Date : 23 septembre 2010
Auteur : Elza Sandrine Sawadogo

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires
A
<br /> <br /> Alain Benajam Si il y a une base secrète US au Sahara évidemment que les protagonistes ne vont pas le crier sur les toits. Le<br /> tout est de croire ou non aux informations officielles pour ma part je ne leur donne aucun crédit car il y a eu trop de mensonges (voir le 11/9). Par contre j'ai bien suivi l'affaire de côte<br /> d'Ivoire (sur place ) et puis t'assurer que c'est une manip Mossad<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> Dans son édition du 22 septembre dernier, le Canard enchaîné a fait part d’une information sur l’existence<br /> d’une base militaire américaine secrète en Algérie. A Tamanrasset, précise-t-il. La publication française<br /> donne même le nombre de militaires américains qui y opèrent. 400 militaires spécialisés dans les<br /> télécommunications, indique-t-il, avant d’ajouter que cette base servirait à mettre toute la région du Sahel sur<br /> écoute. L’information laisse dire au journal satirique que c’est pour cette raison que les Français ont sollicité<br /> l’aide des Etats-Unis qui pourrait leur être d’un important apport dans la recherche des otages enlevés par<br /> AQMI. Mais quel crédit donner à l’information du Canard enchaîné ?<br /> En réalité, l’existence d’une base américaine en Algérie n’a rien d’un scoop, l’information revient<br /> régulièrement, ces dernières années, dans la presse française et quelques forums intéressés. Sauf que les<br /> autorités algériennes l’ont toujours nié, même si la coopération sécuritaire entre les deux pays, l’Algérie et<br /> les Etats-Unis, n’est un secret pour personne. Beaucoup de responsables algériens se sont exprimés sur le<br /> sujet. Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Ramdane Laâmamra, avait déclaré, il y<br /> a quelques mois à la presse, que « l’expérience algérienne dans le domaine de la lutte antiterroriste est<br /> réclamée par les autres et non l’inverse». L’ancien ambassadeur d’Algérie à l’ONU avait coupé court à toute<br /> présence étrangère dans le pays en affirmant : «Il n’y a pas de forces américaines ou d’une tout autre<br /> nationalité en Algérie.»<br /> L’ancien chef de la diplomatie algérienne, Mohamed Bedjaoui, avait lui aussi dit que «l’Algérie n’acceptera<br /> pas l’installation d’une base étrangère sur son sol quel que soit le pays qui le lui demanderait». L’information<br /> a donc été démentie par les autorités algériennes, mais aussi par les Américains eux-mêmes. Le 6 octobre<br /> 2007, c’est le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, qui réitérera, à Alger, le refus de<br /> l’Algérie à l’implantation de bases militaires étrangères sur son sol. Pour lui, «la souveraineté de l’Algérie<br /> est non négociable et il n’est pas question aujourd’hui d’ouvrir la voie à la création de bases militaires<br /> étrangères en Algérie». «Il ne s’agit pas de déposer les bases » là où il y a le terrorisme, avait ajouté Mourad<br /> Medelci.<br /> Pour sa part, le patron de l’Africom, le général William Yard, avait effectué une visite à Alger en novembre<br /> 2009 où il a été reçu par le président Bouteflika. Rien ne filtrera, certes, de cette entrevue, même si d’autres<br /> responsables US conforteront la position algérienne. «Je suis très sensible et je respecte la position<br /> algérienne refusant toute présence militaire sur son sol. Mais l’Africom n’a pas l’intention d’avoir une base<br /> militaire en Algérie», avait, en effet, rassuré l’un d’eux. Ainsi, la création d’une base militaire américaine à<br /> Tamanrasset et d’une quelconque présence sont niées par les deux parties qui, il faut bien le souligner, ont de<br /> tout temps soutenu que leur coopération militaire dans la lutte contre le terrorisme est étroite. Vu le niveau<br /> atteint par la coopération sécuritaire entre les deux Etats, l’information donnée par l’hebdomadaire français<br /> pourrait donc être vraie ?<br /> Il est un fait indéniable que le journal français ne se contente pas de souligner le niveau de cette coopération,<br /> mais il semble même en avoir trouvé le prétexte pour glisser d’autres informations aussi graves les unes que<br /> les autres, à savoir «la mise sur écoute de toute la région du Sahel, voire même des services de sécurité<br /> algériens par 400 militaires américains spécialisés en télécommunications, basés à Tamanrasset». Rien que<br /> ça. Car aussi invraisemblable que puisse paraître une telle information, il est surtout à se demander quel<br /> serait l’intérêt de publier un tel article après l’enlèvement des 5 Français au Niger par Al Qaîda au Maghreb<br /> islamique (AQMI) ? L’information intervient, faut-il le souligner, dans un contexte marqué par une crise<br /> dans les relations algéro-françaises entre autres concernant l’approche du traitement de l’activité terroriste<br /> dans la région du Sahel. Les actions des partenaires des pays de la région impliqués dans la lutte contre<br /> AQMI ont toujours charrié des soupçons d’ingérence.<br /> <br /> <br /> El Wattan par saïd Rabia<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> Alain Benajam Salut Alain tu devrais voir ce que j'ai écris sur le sujet et t'intéresser au monde du renseignement,<br /> AQMI=GIA=DRS(Sécurité militaire algérienne)=CIA Tout ceci est une attaque habituelle et perpétuelle du groupe anglo-saxon israélien contre les intérêts français en Afrique, comme en côte d'Ivoire<br /> en 2004, comme en centre Afrique en 2006 (heureusement il y avait MAM) et comme en 2007 au Tchad, il faut se renseigner mon ami libéral. j'en connais un rayon sur le sujet.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre

Haut de page