Beaucoup d'"énergie" somme toute, pour peu de changement, voire aucune avancée.
Questions informations, il faut aller à l'étranger afin d'entretenir une chance d'en avoir écho.
Un tonneau sans fond. C'est à peu près le sentiment de l'entreprise autrichienne Verbund, qui a pourtant misé sur l'ouverture du marché français de l'énergie.
L'Etat autrichien accorde une aide de 16M(cliquez
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En 2009, la firme, confiante, acquiert allègrement 46 % des parts du fournisseur de gaz et d'électricité Poweo, un des challengers du leader EDF. Seulement, depuis la libéralisation du marché il y a trois ans, l'investisseur autrichien est excédé de voir les négociations entre politiques et industriels à l'Assemblée nationale patiner. Dernier épisode en date, les recommandations, mercredi, du CRE (Conseil de régulation de l'énergie), devant les parlementaires , qui entend bien fixer les prix du kilowattheure au géant EDF et aux autres. Un projet de loi sur la nouvelle organisation du marché de l'électricité (Nome) sera examiné le 8 juin prochain à l'Assemblée. À la clé, selon le CRE qui met en exergue les revendications du producteur historique EDF, une probable hausse des prix pour les particuliers. Pour les concurrents comme Wolfgang Anzengruber, président du directoire de Verbund, le constat est amer. "On a accepté trop vite l'augmentation de notre capital (dans Poweo), on y brûle tout notre argent", reconnaissait-il, début mai, dans un quotidien viennois.
Seule consolation, l'hiver 2009-2010 a été particulièrement tenace. EDF annonçait mardi un chiffre d'affaires en hausse exceptionnelle de 4,3 %, à 21,9 milliards d'euros, au premier trimestre, en
progression de 1,4 % pour la France seule. Même embellie chez les alternatifs, Poweo a, lui, enregistré sur la période un chiffre d'affaires de 219 millions d'euros, en hausse de 59,5 %, dopé lui
aussi par la rigueur de l'hiver, a annoncé le groupe dans un communiqué. Des résultats qui sont pourtant loin de réchauffer les ambitions des fournisseurs parallèles d'électricité. Car EDF
s'octroie toujours 95 % du marché français de l'électricité. Or la loi prévue par le CRE fait obligation à EDF de revendre jusqu'à un quart de la production de son parc nucléaire à ses
concurrents, dont Poweo, quatrième du peloton sur le marché des particuliers, fait partie. Mais, pour EDF qui tient en état et a largement investi dans les centrales nucléaires, il n'en est pas
question.
Aucune marge sur le marché des particuliers
"Cette loi est une mascarade", condamne Charles Beigbeder, président non exécutif de Poweo qui, lassé, a revendu l'année dernière les 13,4 % de ses parts du capital de l'entreprise à l'autrichien
Verbund. Même si le texte entend permettre aux concurrents d'EDF d'accéder à une électricité à bas coût, le spécialiste des énergies indique que la Nome "ne devrait pas changer la donne pour les
consommateurs". "Le système de tarif réglementé bloque tout." Le géant français, Henri Proglio, patron d'EDF, en tête, souhaite pourtant fixer un pallier aux concurrents et a souligné que le prix
minimum devait être de 42 euros par mégawattheure (mWh). "En dessous, cela ressemble à du pillage", a-t-il martelé, lors d'une réunion à huis clos avec les parlementaires, mercredi. Or, selon les
projections de la CRE, dont l'agence Reuters a eu copie, si EDF obtenait ce prix de 42 euros, les tarifs pour les particuliers et les petits professionnels devraient être relevés de 11,4 % une
fois la loi votée et de 3,5 % par an entre 2011 et 2025. Une estimation qu'EDF a catégoriquement démentie, emboîtant le pas au ministère de l'Énergie. Le CRE préconise toutefois que le prix de
l'accès soit fixé à 37,20 euros par mégawattheure pour limiter la casse sur la facture des particuliers.
Si le prix de l'électricité est, en moyenne, 30 % plus cher dans les autres pays européens, les cartes de la concurrence y semblent mieux distribuées. "En Allemagne ou en Angleterre, les
producteurs d'électricité arrivent à dégager des marges entre le prix de vente et le coût de production, c'est encore loin d'être le cas en France", souligne Charles Beigbeder, ex-investisseur
blasé de Poweo.
De Vienne, Wolfgang Anzengruber a, lui, déjà fait savoir qu'il réfléchissait à la possibilité d'abandonner ses parts sur ce marché en forme de goulot
d'étranglement. Mais de contre-attaquer sur les plates-bandes d'EDF en se déclarant officiellement intéressé début mai dans le rachat de centrales hydrauliques dans les Pyrénées et dans les
Alpes, détenues par EDF.
PRODUCTEURS D'ENERGIE ELECTRICITE - L'OUVERTURE A LA CONCURRENCE EN PANNE ?
Par Jeanne Dussueil
Bon pour le fun:
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