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CP d'Alternative Libérale: Régionales et Remaniement d'une gouvernance = 0 Libéraux!

par AL de Bx 23 Mars 2010, 14:54 Communiqué de presse

COMMUNIQUE DE PRESSE - 23 MARS 2010

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France : une majorité libérale qui s'ignore

A l'occasion des élections régionales, la majorité des Français a fait savoir aux partis qui se partagent le pouvoir depuis près de 50 ans qu’elle ne se sentait plus représentée par eux. Alternative Libérale adresse aujourd’hui une lettre ouverte  aux abstentionnistes  et à ceux qui ont voté blanc, pour les inviter à prendre en main leur destin.

Les maux de la France sont connus. Les solutions existent mais ce sont les seules à ne pas être proposées aux Français : recentrer l’Etat sur ses missions fondamentales, desserrer le carcan bureaucratique, considérer les citoyens comme des êtres responsables, concentrer la solidarité sur les seules victimes des aléas de la vie et sur les plus faibles, abolir les privilèges, rendre le pouvoir aux citoyens.

Alternative Libérale s’est donné pour mission de donner la parole à ceux qui pense nt que l’Etat – et plus particulièrement l’Etat providence - n’est pas la solution mais le problème, qu’il existe encore trop de privilèges à abolir et qu’il faut rendre aux citoyens le pouvoir de donner le meilleur d’eux-mêmes.

Retrouvez la lettre ouverte sur le site d'Alternative Libérale :
http://www.alternative-liberale.fr/index.php/index.php/politique/lettre-ouverte-aux-abstentionnistes-et-aux-votes-blancs.html


Tiens cela me fais penser à un autre communiqué de presse d'AL:
-

Pour un quota de libéraux au Gouvernement et à l’Assemblée !

et "on" nous dira que Nicolas Sarkozy est un Ultra-libéral, prônant un néo-libéralisme, mdr)

La lettre ouverte:

Dimanche nous avons été des millions à nous abstenir de voter ou à voter blanc. Une grande majorité d’entre nous l’a fait parce qu’ils ne se sentent plus représentés ou souhaitaient ainsi protester contre les projets politiques dans lesquels la droite et la gauche les enferment. La situation sociale et financière de la France est trop grave pour rester sans agir. Les abstentionnistes constituent la nouvelle majorité de notre pays. Il est urgent qu’elle agisse et qu’elle se saisisse de son destin.

Le Président de la République dit mener une politique d’ouverture. En fait, il a entrepris une opération de déstabilisation de ses adversaires politiques. Ouvrir réellement aurait signifié sortir de l’alternative à laquelle les Français sont condamnés depuis plus de 30 ans, à savoir plus d’Etat ou plus d’Etat encore. Il est extraordinaire de constater une nouvelle fois la convergence des programmes proposés par la droite et par la gauche à ces élections : dépenser plus avec de l’argent que nous n’avons plus depuis longtemps. Ni une croissance utopique (depuis 30 ans, le taux de croissance de notre économie est structurellement en baisse de 0,4 point par décennie) ni des économies marginales ne permettront de rembourser la montagne de dettes accumulée. Seule une révolution des missions de l’Etat permettra de sortir de la fausse alternative dans laquelle les Français sont enfermés et qui conduit le pays à la faillite.

S’abstenir ou voter blanc, c’est aussi crier haut et fort que l’on ne croit plus aux discours officiels. Même les plus vertueux restent sans effet. Nous sommes des millions à constater quotidiennement que l’administration s’évertue à vider de sens toute réforme tendant à libérer les énergies créatrices de richesse. A titre d’exemple, alors que la construction immobilière est au plus bas et que le discours officiel annonce sa simplification, il n’a jamais été aussi difficile d’obtenir un permis de construire. Ce qui est vrai pour le bâtiment l’est également pour le droit du travail, la libre concurrence etc. Le pouvoir exécutif ne contrôle plus à l’évidence son administration. Seule une révolution réduisant considérablement les pouvoirs de l’administration permettra aux énergies encore disponibles dans notre pays de le relever du déclin.

Le déni de réalité et le renversement de valeurs sont devenus les modes de gouvernance quotidiens. Le rejet de fait des « choix » proposés lors de ces dernières élections témoigne du refus de millions de Français de continuer à être abusés. Nier que la France est en grande difficulté financière ne sert plus que ceux qui espèrent se maintenir au pouvoir par le mensonge. Prétendre qu’un voisin vertueux est la cause de nos difficultés est non seulement une insulte à la raison (sinon du voisin lui-même) mais la pire des politiques de l’exemple. Il en va de même en sens inverse en prônant la solidarité avec un Etat coupable de dissimulation et autres manipulations financières. La vérité est que la grande crise est devant nous : celle des Etats qui ont accepté le transfert sur les contribuables et les générations futures de dettes dont ils ne sont en rien responsables. Seule la révolution de la vérité comme principe premier de gouvernance permettra aux Français de regarder leur avenir de manière responsable.

L’augmentation des prélèvements fiscaux et sociaux depuis plus de 30 ans est justifié au nom d’un impératif de redistribution en vue d’assurer le lien social. Les millions d’absents du dernier scrutin clament qu’ils ne croient plus à cette justification, non qu’ils nient la nécessité de lien social mais parce qu’ils constatent que jamais le lien social n’a été aussi ténu face à des prélèvements à leur plus haut niveau. Ils savent par leur expérience personnelle que le lien social est avant tout une affaire de projet commun et non de redistribution. Cette dernière est à réserver et donc à concentrer sur ceux que les aléas de la vie ont mis en difficulté. La redistribution n’est pas un droit du seul fait d’une situation de difficulté. Sa généralisation la rend inefficace par le coût de sa mise en œuvre et ses effets pervers. Elle ne sert plus que ceux en charge de l’administrer. L’Etat providence est à révolutionner par un projet de société où chaque citoyen pourra jouir justement du fruit de ses efforts et de sa raison sans oublier ceux dont les efforts réels ou la raison ne sont pas suffisants pour assurer une vie digne.

Enfin, le fait qu’une minorité seulement de Français ait accepté de cautionner par son vote l’action et le comportement de ses dirigeants politiques démontre le divorce profond entre la majorité des citoyens et ses gouvernants. L’actualité quotidienne les conforte dans ce sentiment. D’un côté une minorité qui jouit de privilèges apparaissant chaque jour plus exorbitants et d’un autre côté une majorité sans cesse plus contrôlée, pressurée, démunie de droits … Aux privilèges pécuniaires s’ajoutent celui de l’impunité face à la loi. Nos élites se comportent et se servent comme des monarques de l’Ancien Régime. Il faut achever la Révolution de 1789.

Recentrer l’Etat sur ses missions fondamentales, desserrer le carcan bureaucratique, considérer les  citoyens comme des êtres responsables, concentrer la solidarité sur les seules victimes des aléas de la vie ou les plus faibles seulement, abolir les privilèges, rendre le pouvoir aux citoyens, tels sont les objectifs des libéraux.

Nos dirigeants sont sourds au mal vivre de la majorité des citoyens. Ils n’entendent plus que les vociférations des minorités agissantes et autres groupes de pression organisés.  Il faut que tous les Français qui ont soif de liberté et qui pourvus de cette liberté donneront à nouveau le meilleur d’eux-mêmes pour le bien de tous se réunissent et agissent pour reprendre ce dont ils sont privés aujourd’hui : le pouvoir.


Didier Salavert
Vice-Président d’Alternative Libérale

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