Au sommet de son pouvoir mais à la fin de sa vie, le Cardinal Mazarin achève l'éducation du jeune roi Louis XIV, sous le regard de la reine-mère Anne d'Autriche et d'un Colbert qui attend son heure. Tous ces personnages, leurs calculs et leurs rivalités ne sont pas sans rappeler les jeux du pouvoir et ces liens étroits entre affaires publiques et vie privée que l'on connaît aujourd'hui
Toujours aussi d'actualité, les régimes politiques peuvent se modifier; Mais les motivations des gouvernants sont toujours les mêmes. Histoire répétitive de la dette publique
Colbert: Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.
J'aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou…
Mazarin: Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais
l'Etat…, lui,
C’est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.
Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà
créé tous les impôts imaginables ?
Mazarin : On en crée d'autres.
Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.
Mazarin : Oui, c’est impossible.
Colbert: Alors, les riches ?
Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de
pauvres
Colbert : Alors, comment fait-on ?
Mazarin: Colbert, tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade) ! il y a
quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! c'est ceux-là que nous devons taxer,
encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… c'est un réservoir inépuisable.
Extrait du "Diable Rouge" C'était il y a 4 siècles !..
Pièce de théâtre
Aristote insiste beaucoup sur le fait que cette stabilité de la Cité a
pour condition l’existence d’une classe moyenne forte et nombreuse.
Rien de pire pour lui qu’une Cité prolétarisée où les pauvres dominent
numériquement, ou bien une Cité où les riches le sont trop : « la
communauté politique la meilleure est celle que constitue la classe
moyenne : son appoint fait pencher la balance et empêche l’apparition
des excès contraires ».
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