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Colbert-Mazarin: L'Etat et ses dettes!

par AL de Bx 9 Mai 2010, 21:15 Divertissements

Au sommet de son pouvoir mais à la fin de sa vie, le Cardinal Mazarin achève l'éducation du jeune roi Louis XIV, sous le regard de la reine-mère Anne d'Autriche et d'un Colbert qui attend son heure. Tous ces personnages, leurs calculs et leurs rivalités ne sont pas sans rappeler les jeux du pouvoir et ces liens étroits entre affaires publiques et vie privée que l'on connaît aujourd'hui

 

Le monde du théâtre sourit à Antoine Rault, qui écrivit sa première pièce à l'âge de 19 ans.

 

L'auteur Antoine Rault

 

Toujours aussi d'actualité, les régimes politiques peuvent se modifier; Mais les motivations des gouvernants sont toujours les mêmes. Histoire répétitive de la dette publique

 

http://lejournaldubureau.20minutes-blogs.fr/media/01/01/680295500.JPG


 Colbert: Pour trouver de  l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.

J'aimerais que  Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser  encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou…


 Mazarin: Quand on est un  simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison.  Mais l'Etat…, lui,
C’est différent. On ne peut pas jeter l'Etat en prison.  Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les Etats font ça.


 Colbert : Ah oui ? Vous  croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand  on a déjà créé tous les impôts imaginables ?


 Mazarin  : On en crée  d'autres.


 Colbert : Nous ne pouvons  pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.


 Mazarin : Oui, c’est  impossible.


 Colbert: Alors, les riches ? 


 Mazarin: Les riches, non  plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des  centaines de pauvres


 Colbert : Alors, comment  fait-on ?


 Mazarin: Colbert, tu  raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le derrière d'un  malade) ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni  riches… Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant  d'être pauvres ! c'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus,  toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour  compenser… c'est un réservoir inépuisable.

 

 

 


 Extrait du "Diable Rouge"  C'était il y a 4 siècles !..

Pièce de théâtre

 

  Aristote insiste beaucoup sur le fait que cette stabilité de la Cité a
pour condition l’existence d’une classe moyenne forte et nombreuse.
Rien de pire pour lui qu’une Cité prolétarisée où les pauvres dominent
numériquement, ou bien une Cité où les riches le sont trop : « la
communauté politique la meilleure est celle que constitue la classe
moyenne : son appoint fait pencher la balance et empêche l’apparition
des excès contraires ».

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