Ce qui suit, concernerait les origines aussi différentes les unes que les autres des Droits de l'Homme, le libéral que j'essai d'être ne reste pas sur un anniversaire prétendu être par d'ancêtres collectivistes. Osons l'ouverture d'esprit, par ailleurs on ne peut pas critiquer tout ce qu'il se fait au sein de la DUDH
La Déclaration anglaise des droits de 1689, rédigée à la suite des guerres civiles survenues dans le pays, a été le résultat de l'aspiration du peuple à la démocratie.
Un siècle plus tard sous l'égide des libéraux, la Révolution française a donné lieu à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui proclamait l'égalité universelle.
Mais le Cylindre de Cyrus, rédigé en 539 avant Jésus-Christ par Cyrus le Grand, fondateur de l'empire perse, est souvent considéré comme le premier document des droits de l'homme.
Quant au Pacte des vertueux (Hilf-al-fudul) conclu entre tribus arabes vers 590 avant Jésus-Christ, il est considéré comme l'une des premières alliances pour les droits de l'homme.
Revisitons :
La Déclaration de 1948 est un prodigieux condensé : de la Révolution française et de la Déclaration d’indépendance, de combats sociaux et de guerres, de réflexions philosophiques et juridiques — près de quatre siècles en trente articles. Or la juxtaposition de sources aussi diverses ne va pas de soi.
Une difficulté majeure de ce texte est de faire de l’homme l’unique sujet de tous les droits. En 1789 on distinguait droits de l’homme et du citoyen ; aux siècles suivants, droits politiques et droits sociaux. A présent, homme, citoyen, travailleur ne font qu’un.
Ce refus de scinder l’humanité concrète est réaliste et rappelle que l’exercice des droits fondamentaux dépend de conditions matérielles. Mais il dissimule un problème de hiérarchie : selon quel ordre promouvoir des droits de nature si différente ?
D’un côté, le droit naturel à la vie et à la sécurité de sa personne ; le droit de participer à la vie politique et d’exprimer son avis et ses critiques sur la conduite des affaires publiques. De l’autre, le droit au travail, à la protection sociale, à l’instruction, à la culture. Tous sont légitimes. Mais faut-il garantir d’abord le libre jeu politique, ou des conditions sociales équitables ?
Dans un cas, la liberté politique risque de se payer de fortes inégalités économiques. Dans l’autre, le bien-être des citoyens risque d’être assuré par des moyens plutôt autoritaires. Et ces deux politiques pourront l’une et l’autre se réclamer de la défense des droits de l’homme.
Les droits de l’homme une fois solennellement rappelés, reste donc à inventer leur unité et leur cohérence.
AL'ain GENESTINE - Alternative Libérale

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