Bonne année 2008, il faudra en être : Philosophe attitude !!

Publié le par Alain Genestine

La période des fêtes est une période joyeuse, mais complexe. Car on achève l’année dans la jouissance, et on se projette dans la suivante avec gravité. On y atteint l’apogée dans le plaisir, et on la quitte dans la résolution : fin et nouveauté dans l’ivresse et les décisions. Tout cela est-il bien compatible ?


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Une autre ambiguïté caractérise ces moments. Car c’est le temps des résolutions et des vœux. On s’y souhaite le meilleur, et on le décide en même temps. Là encore, ces deux attitudes sont fort éloignées, et il faut naviguer habilement pour les réaliser ensemble effectivement.

 

Car souhaiter, c’est rêver, tandis qu’il n’y a de véritable décision que réaliste et bien éveillée. Après tout, nous pouvons souhaiter jusqu’à l’impossible, dit Aristote, cela n’est pas incompatible avec la définition du souhait. Ainsi rêve-t-on d’amour ou d’immortalité… Le contenu du souhait n’est pas forcément impossible, mais sa réalisation ne dépend pas que de nous. Souhaiter n’est pas faire, ce pourquoi il est doux d’espérer, comme dit Carmen…

 

C’est l’inverse avec la résolution. Car on ne décide vraiment que de ce sur quoi on peut soi-même agir. On peut rêver de bonheur, mais on ne peut pas le choisir. On choisit ce qu’on peut accomplir, modifier, transformer. Décider, c’est donc le contraire de rêver. C’est choisir le possible en fonction de ce qu’on peut accomplir. Comme on le voit, la résolution suppose donc un complet dégrisement…

 

Soyons donc généreux sans réserve ni scrupule dans nos vœux – mais soyons attentifs à nos résolutions…

Bonne année !

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Sarkozy se prend pour Astérix, mais contrairement a son ami Obélix, il n'est pas tombé dedans quand il était petit; Alors il faut qu'il trouve un druide pour qu'il puisse avoir de la potion magique. Est-ce que Benoît le seizième lui en a procuré? Mais nous autres citoyens, nous attendons, ses bourses sont vides Carla Bruni au soleil de Jordanie, les notres partent dans les subprimes.....



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Merci Nicolas Sarkozy en chute libre dans les sondages, cliquez l'image pour dépêche AFP


Prendre des résolutions

Les résolutions de début d’année nous laissent sceptiques : il n’est pas de bon ton de prendre des résolutions. Il semble artificiel de leur réserver un jour, contradictoire d’imposer un calendrier à la volonté. Une volonté a besoin d’être libre pour être forte, et menace d’être faible en obéissant à une convention. On ne prend pas date avec la volonté, pense-t-on.

Est-ce donc une coutume absurde ? Faut-il renoncer à la tradition des résolutions ? Le risque, c’est qu’en voulant choisir le bon moment, on le repousse indéfiniment. Pourquoi après tout ne pas saisir l’occasion ? Le propre d’une résolution n’est-ce pas de toute façon de s’imposer une ligne et de la suivre contre les penchants ? La vraie question est plutôt celle-ci : comment faire pour que nos résolutions ne soient pas des illusions ?

Il y a une chose qui peut nous prémunir contre la fragilité des décisions, c’est de ne pas les confondre avec nos rêves, de ne pas mélanger espoir et résolution. Cela ne veut pas dire renoncer à l’idéal, mais savoir que c’est autre chose que l’idéal qu’il faut vouloir. Malgré la toute-puissance de nos souhaits, ce n’est pas eux qu’il faut désirer, mais les moyens qu’on peut engager.

Cela peut paraître absurde : vouloir non pas une fin, viser non pas un but, mais se résoudre à des moyens ; décider non pas de ce qu’on voudrait – le bonheur, l’admiration, la reconnaissance – mais de ce qu’on pourra. C’est le paradoxe de la résolution : il faut vouloir ce que l’on peut, et non ce que l’on veut.

Les vraies résolutions portent sur les moyens et non sur les fins – telle était l’idée d’Aristote. Cela ne revient pas à renoncer à nos rêves, mais à les adapter.

Souhaitons-nous bonheur et santé, du fond du cœur, mais voulons ce qui peut les réaliser.

http://actualite.aol.fr/content.do?id=118155&v=1167616801397

Publié dans Philosophie

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