Un site nucléaire en Syrie - DANGER

Publié le par AL de Bx

Une des images diffusées par le centre de recherches américain, l’ISIS, montrant un site suspect situé dans les environs de Damas. La date de ce cliché date du 25 juillet 2008.

 

http://static.lorientlejour.com/images/news/large/690904_43477508854.jpeg 

 

Damas n’a plus accepté d’inspecteurs de l’AIEA sur son sol depuis juin 2008. Photo DigitalGlobe – ISIS Prolifération Un centre de recherches américain diffuse des images satellites témoignant d'une intense activité autour du site de Marj as-Sultan.


Un centre de recherches américain, l'ISIS, a mis en ligne des images satellites étayant, selon lui, les soupçons envers les activités nucléaires de la Syrie et sa volonté de cacher un site suspect qui pourrait être lié au réacteur de Dair Alzour bombardé par Israël en 2007. Les photos, consultables depuis mercredi sur la page Internet de cet organisme spécialisé en prolifération nucléaire, ont été prises juste après une demande d'inspection par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) en mai 2008. Les images de l'ISIS (Institute for Science and International Security) témoignent d'une intense activité et de la pose de fondations en béton tout autour du site de Marj as-Sultan, dans les environs de Damas. « L'état d'avancement de ce site est inconnu. Cependant, il y a lieu de soupçonner que la Syrie a vidé ces bâtiments avant mi-2008 et pris des mesures pour en masquer les activités antérieures », indique le rapport de ce centre basé à Washington. « La pose de nouvelles fondations pourrait correspondre à une tentative de masquer les prélèvements environnementaux auxquels les inspecteurs de l'AIEA devaient procéder pour vérifier si de l'uranium était présent lors de leur visite sur ces sites suspects », ajoute-t-il. Les auteurs de ce rapport, citant l'AIEA et le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, ajoutent que l'installation de Marj as-Sultan, contenant une petite usine de conversion d'uranium, est l'un des trois sites « en lien opérationnel » avec le réacteur de Dair Alzour, situé dans l'est de la Syrie.

 

 

 

 

La situation de la Syrie devrait être examinée lors du prochain conseil des gouverneurs de l'AIEA, du 7 au 11 mars à Vienne. La Syrie a toujours démenti toute entrave au travail de l'AIEA et son président Bachar el-Assad a nié que son pays soit engagé dans un programme nucléaire, dans une interview au Wall Street Journal le mois dernier. Selon des sources diplomatiques à Vienne, des pays comme les États-Unis pourraient faire pression pour l'adoption d'une résolution contre Damas, et même proposer le principe d'une « inspection spéciale ». En cas de refus, la Syrie devrait alors rendre des comptes au Conseil de sécurité de l'ONU. Certains diplomates sont cependant réservés. La dernière tentative d'envoyer une telle mission, en 1993 en Corée du Nord, avait conduit l'État communiste à fermer ses frontières aux inspecteurs de l'agence et à développer en secret sa bombe atomique.

 

La Syrie aurait construit un site nucléaire près de Damas
Source, journal ou site Internet : L’Orient le jour
Date : 25 février 2011
Auteur : AFP

Publié dans International

Commenter cet article

Jo Moreau 02/04/2011 21:52



Jo Moreau


‎"Damas refuse de faire la lumière sur le site nucléaire d'Al-Kibar, détruit en 2007 par l'aviation israélienne, et qui pourrait être en cours de reconstruction" (Ria Novosti 16/11/2009)
"Les USA inquiets sur les activités nucléaires suspectes de la Syrie. Celle-ci a refusé de coopérer avec l'AIEA" (Agence Chine Nouvelle 20/02/2010). On peut
d'autre part se poser des questions sur le but réel de la visite récente et inédite de deux navires de guerre iraniens à la Syrie, et sur leur éventuelle cargaison.