Tant d’impôts en France (70%) pour des résultats aussi mauvais. Doit-on encore tolérer cela ?

Publié le par AL de Bx

En annonçant un taux d’imposition de 75% sur les plus riches, François Hollande a choqué une partie des français alors que l’autre, généralement celle qui gagne peu, se frottait les mains pensant que les riches allaient cracher au bassinet et qu’elle en profiterait.

 

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Une manœuvre électorale qui était tout autant une provocation sans nom. Les possédants comprennent qu’il faut quitter le pays, alors que les investisseurs de l‘étranger comprennent qu’il faut mieux ne pas venir en France.


Qui veut encore s’installer en France si les trois quarts de ses revenus lui sont confisqués par l’Etat ? Aucun investisseur, seuls les pauvres et les miséreux qui espèrent pouvoir bénéficier de l’assistanat.

 

 

Par Professeur Kuing Yamang: Les jeunes sont de plus en plus nombreux à faire leurs valises pour aller se vendre à l'étranger, à peine leur diplôme en poche. Une tendance dont le gouvernement ne se vante pas.
Les jeunes diplômés n'hésitent plus à s'expatrier pour trouver leur 1er job. D'après le ministère des affaires étrangères, il y a en ce moment 1,6 millions de français inscrits sur les registres à l'étranger, dont 270.000 âgés de 25 à 35 ans. On estime qu'aujourd'hui un étudiant en école de commerce sur cinq, et un sur dix en école d'ingénieurs, partent une fois leurs études terminées. Ce qui ferait rien que cette année, et rien que pour ces filières, près de 40.000 jeunes diplômés.
Actuellement le top 3 des pays d'accueil sont la Suisse, le Royaume-uni et les États-Unis. Mais le Canada est la destination la plus prisée. Et le phénomène n'est pas prêt de se calmer puisque 27% des jeunes diplômés, en recherche d'emploi, voient leur avenir à l'étranger, d'après le baromètre Ifop pour le cabinet Deloitte sur l'humeur des jeunes diplômés. Ils n'étaient que 13% l'an dernier.

Les raisons :
- Conditions de travail optimales, reconnaissance sociale plus importante, salaires nettement plus élevés et opportunités professionnelles plus nombreuses, avec bonnes perspectives d'évolution.
- Recherche d'emploi trop longue en France
- Bureaucratie, investisseurs frileux, manque de dynamisme
- Internationalisation des cursus
- Atout quand reviennent en France

Chiffres :
- Le nombre de jeunes qui envisagent un départ à l'étranger explose : +27%
- 155.266 jeunes de 18-25 ans vivent à l'étranger, d'après le ministère (+14% depuis 2008)
- Un étudiant en école de commerce sur 5, et 1 étudiant sur 10 en école d'ingénieur partent une fois les études terminées
- 13% des diplômés de Grandes écoles en 2010 sont en poste hors de France

Principaux pays d'accueil :
Suisse (158.000), Royaume-Uni (126.000), Etats-UNis (125.000) = top 3
Le Canada est la destination la plus convoitée.

Diplômes les plus recherchés : maths, bio, informatique, numérique, biotechnologies sont recherchés.

 


La grande ironie dans tout cela, c’est que les français sont déjà taxés à 70 % de leurs revenus. Oui 70%, c’est à peine croyable. La démonstration vient dans un instant.


François Hollande s’époumonait, menaçant les riches. Mais la réalité est que le taux de 70% frappe surtout les moins riches.


Car les français qui sont extrêmement riches, ceux dont on imagine qu’ils payent des taux d’imposition prohibitifs, bénéficient en réalité de taux d’imposition beaucoup plus favorables que le reste des français.


Leurs activités dépassant amplement le cadre de l’hexagone, cela leur permet – en toute légalité – de bénéficier des pratiques fiscales plus favorables des autres pays.

 

 

Ils sont entrepreneurs, jeunes créateurs et préfèrent quitter cette France qui les déteste tant.

Article :
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/20...


Maintenant revenons au sujet. 70 %, vrai ou faux ?
Voici la démonstration.


Soit une entreprise qui souhaite étoffer son service informatique. Elle fait ses calculs est finit par budgéter un coût salarial maximum de 3600 € mensuel, seuil au-delà duquel l’embauche n’est plus intéressante pour l’entreprise.


La demande de l’entreprise est donc 151.67 heures de travail informatique par mois (ou 35 heures par semaine) en échange d’un prix de 3600 € par mois (pour simplifier on ne tient pas compte des CP).


Elle trouve un informaticien à ce prix.

 

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Etape 1
Notre informaticien tout guilleret d’avoir trouvé emploi, se donne avec zèle et fougue à son travail.


Malheureusement pour lui, le marché du travail en France n’est pas un marché libre. L’Etat a estimé qu’il avait le droit de prélever une part des fruits de son travail. (Au passage on est en droit de se demander pourquoi. Puisque ce n’est ni l’Etat qui fait le travail, ni L’Etat qui le rémunère).


Ainsi donc sur le prix de 3600 € que l’entreprise va payer, l’informaticien ne recevra que 1932 €, soit 54% seulement du prix du travail !

1100 € partiront au titre des charges patronales et 568 € partiront au titre des charges salariales (CSG/CRDS incluses).

A cette étape l’Etat a confisqué 46% au salarié.

 

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Etape 2
Notre informaticien est certes un peu éreinté de ce coup de force. Mais c’est un battant, pour lui la vie continue.
Arrivant à la maison il ouvre sa boîte aux lettres et… trouve le rappel pour le tiers provisionnel.


Ah l’impôt sur le revenu !
Son sourire commence un peu à se crisper quand il ouvre le courrier.


C’est qu’avec son salaire il entre dans la tranche des 14 %. Sa seule consolation est de constater qu’il a échappé de peu au barème des 30 %. Pourtant il n’a pas l’impression de gagner énormément.


Heureusement, compte tenu de la réduction forfaitaire, son taux d’imposition diminue à 7,58 %. Mais comme il faut réintégrer la partie non déductible de la CSG/CRDS, son taux effectif sera de 8,7 %.


Au final, après déduction des 8,7 %, il lui reste 1764 € / mois. C’est son revenu disponible.
Tout au moins le croit-il.

A cette étape on arrive à 51 % confisqués par l’Etat.

 

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Etape 3
Notre informaticien est à moitié ruiné. Littéralement. Pourtant il n’a encore rien dépensé. Or c’est ce qu’il s’apprête à faire : nourriture, essence, cinéma, téléphone, etc.


Mais l’Etat est là, il veille. Et lui ne peut s’empêcher de transpirer à grosses gouttes : à chaque dépense 19.6% de TVA sont happés par le monstre fiscal. Des chaussures : 19,6 % pour l’Etat, un coup de téléphone : 19,6 % pour l’Etat, une sortie au cinéma : 19.6 % pour l’Etat.


Après tout ce qu’on lui a déjà pris, c’est un peu dur à avaler.

Considérant que toute épargne est potentiellement une dépense future, les taxes sur dépenses vont lui coûter 346 € / mois. Elles viendront en diminution de son revenu disponible.

A ce stade on arrive à 61 % confisqués par l’Etat.

 

 


 

Bonne nouvelle: la taxe à 75% n'était qu'un attrape-nigauds électoraliste que François Hollande essaye de détricoter.

 


Etape 4
Notre informaticien, bien lessivé, se demande ce qu’il a pu faire aux dieux pour qu’ils le punissent ainsi. Finalement, il n’a voulu que travailler !

Mais le chemin de croix n’est encore pas encore terminé.


Il lui reste quelques taxes à honorer : taxe d’habitation, taxe foncière, taxe sur les ordures ménagères, taxes TV pour les plus courantes.


Bon an mal an il pourra aussi lui arriver de devoir payer : taxes sur les successions, taxes sur les donations, taxes sur les plus-values, taxes douanières, etc. (il y en a des dizaines).


Difficile d’évaluer le poids de toutes ces taxes. Disons que ça lui coûte l’équivalent de 150 € / mois qui viennent en diminution de son revenu disponible.

Ici on arrive à 65 % confisqués par l’Etat.

 

 


 

Le gouvernement ne sait pas comment sortir du bourbier de la taxe à 75% démagogique de Hollande, mais le mal est fait.

 


Etape 5
Notre informaticien est en pleine dépression. Adieu veau, vache, cochon, couvée. Finie carrière, ambition et réussite. A quoi bon travailler, « je ne ferai plus que le strict minimum au boulot » !

Après ce quart d’heure de haine, il se ressaisie. Allons, le calvaire est bien terminé, on va pouvoir aller de l’avant !

 

 

Fabrice Luchini parle d'argent, du mérité à le gagner, de fiscalité etc.

Lien 1) Le barème de l'imposition 2013 :

http://impots.dispofi.fr/bareme-impot...

 


C’est mal connaitre l’Etat.

La fiscalité indirecte ! Celle que le consommateur ne voit pas, ne suspecte même pas. Inodore, mais pas indolore.

La fiscalité indirecte, c’est toute sorte de taxes acquittées par les entreprises, les collectivités, etc. Il y en a des dizaines et des dizaines. Regardez par ici : la liste des impôts et taxes en France.


Le premier réflexe serait de dire « ce n’est pas grave, ce sont les autres qui les paient » (les riches entreprises).


Mais regardons-y de près. Toutes ces taxes, forcément, se retrouvent dans le coût final du produit ou du service. Et qui est-ce qui paye à la fin ? C’est toujours le consommateur final. Celui qui achète le produit.


Et voilà que notre informaticien, s’aperçoit qu’une fois de plus il s’est fait rouler dans la farine.

Il a du mal à en évaluer le cout exact. Mais estimer le poids de ces centaines de taxes à 5%-10% semble très prudent. Allons, prenons un petit 5% pour l’exemple.

A cette étape on arrive à 70 % confisqué par l’Etat.

 

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Etape 6
Alors qu’à l’embauche il était au commencement de la route du succès, notre informaticien est maintenant au bord de l’abandon. 70% de ses revenus sont confisqué par l’Etat !


Il est bouleversé. Lui qui croyait que « la moitié des français ne payent pas d’impôts » s’aperçoit que tout le monde se fait berner.


Il s’en veut d’avoir été floué. Quelque part ce n’est pas honnête de la part de l’Etat de déguiser la fiscalité de telle façon qu’on ne s’en rend pas compte de son poids.
Il y a duperie.


Désespéré il s’assoit, abattu. Il va mal.
Lui athée, se surprend à se signer « mon Dieu existe-t-il une justice dans ce monde » ?

« Mon ami » lui répond une voix, « regarde du côté des alpes suisses ».

 

 

Les français savent-ils qu’ils sont taxés à 70% ?

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La proposition de François Hollande de taxer davantage les riches est démagogique. Le candidat socialiste prétend qu’à une crise exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles. Pourtant, fondée sur des motivations idéologiques, cette proposition n’est même pas pragmatique.

Par Vladimir Vodarevski via Contrepoints


Le candidat socialiste à la présidence de la République Française, François Hollande, a proposé d’imposer les revenus de plus d’un million d’euros à 75%. L’objectif de cette mesure étant sans doute de montrer que la dépense publique peut être financée, et de se placer en défenseur de la solidarité. Le candidat socialiste ajoute qu’à une crise exceptionnelle, il faut des mesures exceptionnelles.


Cependant, ces objectifs de financement du modèle français, et de solidarité, ne seront pas remplis par cette proposition. Cette taxation à 75% apparaît surtout comme de la poudre aux yeux, car elle ne concernerait que très peu de redevables, et les ferait fuir. C’est une vision idéologique des prélèvements obligatoires, au détriment d’un pragmatisme qui permettrait d’augmenter le rendement de ces prélèvements, et donc le financement du modèle français. Enfin, si le candidat socialiste voulait défendre la solidarité, il devrait d’abord faire le ménage dans sa caste.


François Hollande alimente l’idée qu’il y a de forts revenus concentrés chez un petit nombre de personnes, et qu’il suffirait de taxer ces dernières pour réduire les déficits. Or, comme cela est montré dans un précédent article, La dépense publique nous concerne tous, la structure des revenus en France, et le niveau de la dépense publique, ont pour conséquence qu’il faut bien ponctionner largement toute la population. La dépense publique est largement une mutualisation de moyens, et moins une redistribution.


D’autre part, qui paiera cette taxe à 75%? Il y a de multiples moyens d’échapper à l’impôt pour les riches, assurance vie, PEA, déficits fonciers, etc. Tout un ensemble de mesures qui sera encore augmenté par la fiscalité verte, que l’alliance des socialistes et des écologistes amènera. Et, sinon, les riches ont toujours la faculté de quitter le territoire, si leurs revenus sont des revenus financiers. Cela fait un rendement très faible. Les estimations, optimistes, des médias parlent de 200 à 300 millions d’euros seulement.


Cette mesure est logique dans le cadre idéologique du PS. Ce qui montre que la gauche française n’est toujours pas sociale-démocrate d’ailleurs, puisqu’elle refuse le pragmatisme qui permettrait d’augmenter le rendement des prélèvements. La justification du candidat socialiste est qu’il n’est pas normal de gagner autant. C’est donc bien une taxation idéologique.


Une taxation pragmatique consisterait à faire en sorte que les gens aisés restent en France, pour que leurs revenus financent le « modèle français ». Ce serait par exemple la suppression de toutes les niches fiscales, et même la limitation du déficit foncier, en échange d’une baisse du taux marginal maximum d’impôt sur les revenus, à 30% peut-être. Le taux d’imposition serait plus bas, mais taxerait une base plus large de revenus, puisqu’aucun n’y échapperait. Le rendement de l’impôt serait augmenté, mais ce ne serait pas vécu comme excessif (du moins, pas par tout le monde). Retenir les gens aisés permettrait également une hausse des recettes de TVA par leurs dépenses. De plus, ce sont les riches qui financent les start up, qui créent les emplois de demain.

 

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Ce pragmatisme est contraire à l’idéologie dominante en France. Pour deux raisons. D’abord, il faut punir ceux qui gagnent trop. Ensuite, l’ingénierie dirigiste des prélèvements obligatoires est censée mettre l’économie sur de bons rails pour soutenir la croissance. Malgré l’échec de cette ingénierie, ainsi que les inégalités qu’elle provoque au niveau des prélèvements, cette politique est toujours prisée en France.


Enfin, si le candidat socialiste veut se montrer solidaire, qu’il commence par s’attaquer aux excès de sa caste, la classe politique française. Le paysage institutionnel français est un mille-feuilles de communes, intercommunalités, départements, régions, et autres comités théodules. Une économie conséquente serait faite en diminuant le nombre d’élus, ainsi que par la rationalisation de la gestion des communes, par la suppression des conseils généraux. Il y a un gisement d’économie.


Ce serait par ailleurs une réponse exceptionnelle, et durable, à une crise exceptionnelle, qui est une crise d’endettement public, et donc de dépense publique. Mais une réforme de ce mille-feuilles administratif toucherait les places, et le pouvoir, de nos chers politiciens. La solidarité s’arrête à la porte de leurs intérêts !


En ce moment ont lieu les primaires républicaines aux USA. L’occasion en France de critiquer l’extrémisme des républicains américains. Mais au moins ces derniers ont-ils le choix, entre un gestionnaire, un libertarien, et deux chrétiens conservateurs. En France, le débat présidentiel n’est qu’imprécations, promesses et populisme. Avec un parti socialiste toujours marxisant, qui refuse l’efficacité sociale au profit de l’idéologie. À quand un parti social démocrate en France ? Quant à un parti libéral, n’en parlons même pas !

Publié dans Travail et Economie

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Sébastien Pereira 21/10/2013 20:23


Sébastien Pereira Les footballeurs gagnent-ils trop ? Oui, mais ils ont aussi une valeur financière (vente de maillot...) et ce sont les prix du marché, tout
bonnement. Un patron qui gagne 1 million par mois c'est peut-être indécent, mais c'est ainsi... aussi : de plus, comme pour les footballeurs, ils sont une infime minorité à gagner autant. 75 %
comme l'ISF sont des hontes et des contre-sens économiques. C'est du gros n'importe quoi ! Si l'on était un peu malin, on dirait plutôt : si vous amenez votre pognon en France, vous payerez moins
que dans les autres pays européens... La France par sa position géographique unique et sa diversité (mer, montagne, agglomérations comme hameaux, qualité de vie...) pourrait être un paradis. On
en fait pourtant un enfer. Si la taxe à 75 % faisait refluer le chômage et avait un impact fort sur nos déficits, je signerais de suite... mais là, c'est simplement pour contenter les Verts et
Mélenchon...

El Db 20/10/2013 19:34


El Db Etape 1
Notre informaticien tout guilleret d’avoir trouvé emploi, se donne avec zèle et fougue à son travail.
Malheureusement pour lui, le marché du travail en France n’est pas un marché libre. L’Etat a estimé qu’il avait le droit de prélever une part des fruits de son travail. (Au passage on est
en droit de se demander pourquoi. Puisque ce n’est ni l’Etat qui fait le travail, ni L’Etat qui le rémunère).

Ainsi donc sur le prix de 3600 € que l’entreprise va payer, l’informaticien ne recevra que 1932 €, soit 54% seulement du prix du travail !

1100 € partiront au titre des charges patronales et 568 € partiront au titre des charges salariales (CSG/CRDS incluses).

A cette étape l’Etat a confisqué 46% au salarié.



Notre informaticien est certes un peu éreinté de ce coup de force. Mais c’est un battant, pour lui la vie continue.
Arrivant à la maison il ouvre sa boîte aux lettres et… trouve le rappel pour le tiers provisionnel.

Ah l’impôt sur le revenu !
Son sourire commence un peu à se crisper quand il ouvre le courrier.

C’est qu’avec son salaire il entre dans la tranche des 14 %. Sa seule consolation est de constater qu’il a échappé de peu au barème des 30 %. Pourtant il n’a pas l’impression de gagner
énormément.

Heureusement, compte tenu de la réduction forfaitaire, son taux d’imposition diminue à 7,58 %. Mais comme il faut réintégrer la partie non déductible de la CSG/CRDS, son taux effectif sera
de 8,7 %.

Au final, après déduction des 8,7 %, il lui reste 1764 € / mois. C’est son revenu disponible.
Tout au moins le croit-il.

A cette étape on arrive à 51 % confisqués par l’Etat.



Notre informaticien est à moitié ruiné. Littéralement. Pourtant il n’a encore rien dépensé. Or c’est ce qu’il s’apprête à faire : nourriture, essence, cinéma, téléphone,
etc.
Mais l’Etat est là, il veille. Et lui ne peut s’empêcher de transpirer à grosses gouttes : à chaque dépense 19.6% de TVA sont happés par le monstre fiscal. Des chaussures : 19,6 % pour
l’Etat, un coup de téléphone : 19,6 % pour l’Etat, une sortie au cinéma : 19.6 % pour l’Etat.

Après tout ce qu’on lui a déjà pris, c’est un peu dur à avaler.

Considérant que toute épargne est potentiellement une dépense future, les taxes sur dépenses vont lui coûter 346 € / mois. Elles viendront en diminution de son revenu disponible.

A ce stade on arrive à 61 % confisqués par l’Etat.



Notre informaticien, bien lessivé, se demande ce qu’il a pu faire aux dieux pour qu’ils le punissent ainsi. Finalement, il n’a voulu que travailler !
Mais le chemin de croix n’est encore pas encore terminé.

Il lui reste quelques taxes à honorer : taxe d’habitation, taxe foncière, taxe sur les ordures ménagères, taxes TV pour les plus courantes.

Bon an mal an il pourra aussi lui arriver de devoir payer : taxes sur les successions, taxes sur les donations, taxes sur les plus-values, taxes douanières, etc. (il y en a des
dizaines).

Difficile d’évaluer le poids de toutes ces taxes. Disons que ça lui coûte l’équivalent de 150 € / mois qui viennent en diminution de son revenu disponible.

Ici on arrive à 65 % confisqués par l’Etat.


La fiscalité indirecte ! Celle que le consommateur ne voit pas, ne suspecte même pas. Inodore, mais pas
indolore.

La fiscalité indirecte, c’est toute sorte de taxes acquittées par les entreprises, les collectivités, etc. Il y en a des dizaines et des dizaines. Regardez
par ici : la liste des impôts et taxes en France.

Le premier réflexe serait de dire « ce n’est pas grave, ce sont les autres qui les paient » (les riches entreprises).

Mais regardons-y de près. Toutes ces taxes, forcément, se retrouvent dans le coût final du produit ou du service. Et qui est-ce qui paye à la fin ? C’est toujours le consommateur final.
Celui qui achète le produit.

Et voilà que notre informaticien, s’aperçoit qu’une fois de plus il s’est fait rouler dans la farine.

Il a du mal à en évaluer le cout exact. Mais estimer le poids de ces centaines de taxes à 5%-10% semble très prudent. Allons, prenons un petit 5% pour l’exemple.

A cette étape on arrive à 70 % confisqué par
l’Etat.


Etape 6
Alors qu’à l’embauche il était au commencement de la route du succès, notre informaticien est maintenant au bord de l’abandon. 70% de ses revenus sont confisqué par l’Etat
!
Il est bouleversé. Lui qui croyait que « la moitié des français ne payent pas d’impôts » s’aperçoit que tout le monde se fait berner.

Il s’en veut d’avoir été floué. Quelque part ce n’est pas honnête de la part de l’Etat de déguiser la fiscalité de telle façon qu’on ne s’en rend pas compte de son poids.
Il y a duperie.

Désespéré il s’assoit, abattu. Il va mal.
Lui athée, se surprend à se signer « mon Dieu existe-t-il une justice dans ce monde » ?

« Mon ami » lui répond une voix, « regarde du côté des alpes suisses
».