Sabine Faivre pour l’Institut Thomas More: Mariage «pour tous»

Publié le par AL de Bx

 

Article de Sabine Faivre
Psychologue et enseignante,
chargée de recherche sur la bioéthique et la famille
pour l’Institut Thomas More.
Cet article est relayé par le Salon Beige et paru dans Nouvelle de France

 


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La première victoire des lobbies homosexuels, relayée par le gouvernement dans le combat du mariage «pour tous», a d’abord été d’inventer un langage. Les mots, les notions, les expressions que l’on entend à longueur de journée dans la bouche des journalistes, des médias, au gouvernement, ont été inventés pour créer cette réalité.


Ainsi, l’opposition entre « couple hétérosexuel » et « couple homosexuel » :

cette opposition a pour seul but de faire croire qu’il existe aujourd’hui une division entre deux types de modèles de sexualités, une prétendue «suprématie» du modèle hétérosexuel. Cette notion n’a aucun fondement. En droit, il est question d’homme et de femme. Il n’est pas question d’opposer des droits de groupes à des droits de groupes.


Jamais le droit n’a consacré un quelconque « modèle » hétérosexuel. Il est basé sur l’altérité homme-femme, constitutive de l’humanité. Il n’y a donc pas d’hétérosexuels ni d’homosexuels. Il y a des hommes et des femmes sujets de droit.


Faire croire à une lutte entre hétérosexuels et homosexuels est une tromperie, un artifice, un piège à revendications.


Ainsi de la notion d’ « égalité » : on a entendu proclamer la devise républicaine comme porte-étendard de la cause des «couples homosexuels». Or la référence à cette notion d’égalité est un leurre : parce que la devise établit l’égalité entre les citoyens, et certainement pas entre des catégories de personnes.


« Le mariage pour tous » : inventé pour diffuser un message de solidarité pseudo-compassionnelle, ne signifie rien lui non plus. Car jamais le mariage ne peut s’adresser à tous, au risque de vider l’Institution de sa substance.


Les « familles homosexuelles », l’homoparentalité : là encore ce sont des néologismes. Ces expressions ne sont fondées sur rien. D’où l’interrogation lancée par Hervé Mariton à la Ministre de la famille : « Veuillez, s’il vous plait, Madame le Ministre, définir ce qu’est une famille homosexuelle ». Est- ce un foyer rassemblant des adultes de même sexe autour d’un ou plusieurs enfants ? Quel est le sens du mot « famille » dans ce contexte ? Est-ce la présence de deux adultes autour d’un enfant ? On se rend compte à quel point la notion ouvre sur un vide vertigineux.


Les partisans du lobby gay ont compris que pour créer une réalité il suffisait en fait de la nommer. Lumineuse idée dont George Orwell a fait l’un de ses meilleurs romans, 1984. Ainsi ils ont pensé que, pour donner du poids à cette cause, il leur faudrait lui donner, d’abord un langage, ensuite

une représentativité. D’où les chiffres mis en avant ces associations, chiffres là encore sortis de nulle part, objets des fantasmes les plus fous et que nul n’a pu, et pour cause, vérifier.


Ce projet monté de toute pièce sur de faux arguments, de faux chiffres et de fausses notions, va donc naturellement être une source d’inégalité pour tous. Les dégâts risquent d’être irrémédiables.

Mais ce que les partisans du mariage entre personnes de même sexe n’ont pas réalisé, c’est que cette réalité pourra être aussi facilement déconstruite, puisqu’elle ne repose sur rien.

Ainsi donc dès maintenant il appartient à chacun de supprimer de son langage toutes les notions inventées.


Désormais nous parlerons de couple, sous-entendant par-là évidemment l’alliance homme-femme. Nous parlerons de famille, sous-entendant par là un père-une mère et des enfants.

Nous parlerons d’égalité entre les citoyens.

Nous refuserons toute évocation au « couple homosexuel ». Nous parlons en lieu et place, de personnes de même sexe. Nous bannirons de notre langage la référence à l’hétérosexualité.

Nous parlerons en lieu et place d’hommes et de femmes.


Lorsque nous évoquerons le terme de « parents », nous penserons naturellement au père et à la mère. Nous parlerons de « tuteurs » ou de « tutrices » homosexuels.


Que chacun s’applique cette exigence à soi-même, là où il est, dans les lieux où il travaille, dans sa famille, sa chapelle, son parti politique. Partout où il peut.


Les mots ou expressions inventées sont désormais bannis de notre langage.

Publié dans Liberté individuelle

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