Question de dette, "On ne nous dit pas tout"

Publié le par AL de Bx

La gestion irresponsable du budget de l’État français ces trente dernières années s’explique par des dépenses publiques parmi les plus élevées du monde. Pour payer ces 1150 milliards d’euros de dépenses incontrôlées chaque année, la France fait payer le peuple par l’impôt. Ainsi, la France compte parmi les pays où l’impôt est le plus élevé au monde. Elle ne peut plus continuer ainsi, car trop d’impôts tuent l’impôt. En effet, pour s’en sortir, de nombreux français sont obligés de trouver des solutions pour échapper au fisc d’où la multiplication du travail au noir, des fraudes en tous genres ou de l’exil fiscal. Malgré l’énorme poids fiscal qui pèse sur les Français, la France ne parvient toujours pas à équilibrer ses comptes. Les politiciens ont trouvé la solution : faire des crédits et emprunter toujours plus pour combler des trous toujours plus gros.

 

 

Par Prof Kuing: Didier Migaud réclame à l'État des économies partout : dépenses de l'État, de la Sécurité sociale, des collectivités locales.
Il suggère de faire travailler plus les fonctionnaires, de diminuer l'augmentation des prestations sociales, d'augmenter la CSG des retraités, de mieux gérer le transport des malades et de tailler dans certaines subventions.
Des recommandations qui vont probablement aller directement à la poubelle, comme d'habitude.

 


C’est ainsi que les fonds de pension, les fonds souverains, les Chinois et les banques ont pris le contrôle de notre pays comme un banquier prendrait le contrôle d’un ménage qui ne parvient plus à payer ses factures ou ses crédits.

La dette des administrations publiques était de moins de 100 milliards d’euros en 1980, date à partir de laquelle l’État français a commencé à vivre à crédit.
Ainsi, la dette a doublé de 1980 à 1984 pour passer à 200 milliards, elle a encore doublé de 1984 à 1991, puis de 1991 à 1998 pour atteindre 800 milliards. On a fait une dernière culbute de 1998 à 2010 pour passer à 1600


Dette publique France 1978 20102 La dette publique de la France : qui va payer ?

Dette des administrations publiques au sens de Maastricht, France, 1978-2010 | Source INSEE.FR

 

milliards et à près de 1900 milliards actuellement (cliquez pour voir le compteur de la dette). Aujourd’hui, le poids de cette dette est devenu trop important. Aujourd’hui, la fête est finie, car l’heure de rembourser a sonné.

En effet, les seuls intérêts de la dette s’élèvent à 46,7 milliards en 2012 soit autant que le budget de l’éducation nationale avec son million d’enseignants, de personnels d’éducation, d’administration et de direction ! La France consacrera plus d’argent en 2013 à rembourser les intérêts d’emprunts à ses créanciers qu’à former ses enfants.

En plus des charges (intérêts) de la dette, il faut aussi rembourser le service de la dette, c’est-à-dire le capital. Le service de la dette de l’État représentait près de 170 milliards d’euros en 2011, soit autant que la totalité des ressources fiscales directes. Quel gâchis !

Enfin, sachez que la France empruntera 170 milliards en 2013 et que pour rembourser ses crédits, la France fait d’autres crédits. Voilà pour le décor.

 

 

Par Prof Kuing: La Cour des comptes explique à Pierre Moscovici comment réduire le déficit budgétaire
Nicolas Doze rappelle que la carrière d'un fonctionnaire coûte en moyenne 1,5 million d'euros aux contribuables.

 

Qui sont les responsables de cette dette ?

Ces emprunts sont pris par l’État, les collectivités territoriales et les organismes publics français et donc, ces emprunts sont directement ou indirectement décidés par nos dirigeants politiques.

De Mitterrand en 1981 à Hollande en 2013 en passant par Chirac, Sarkozy et sans oublier les cohabitations avec dans l’ordre Balladur, Chirac puis Jospin, tous dirigeants politiques ont fait la même faute. Depuis trente ans, les hommes politiques de tous bords ont favorisé le gaspillage, l’exaction et le pillage de l’Europe par la solution de facilité qui consiste à recourir à des emprunts coûteux, en violant la loi européenne. L’accumulation des dettes rend les pays insolvables et ceci aboutit à la crise.

C’est aussi le peuple qui a accepté de s’endetter, car démocratiquement ils ont élu ou réélu les gens qui ont augmenté ces dettes chaque année.
Cependant, il faut reconnaitre que durant toutes ces années, on n’entendait pas ou peu parler de la dette, ni dans les médias et encore moins de la part des politiques. Nous a-t-on caché la vérité ? Un manque de pédagogie politique et économique et un manque d’informations est en effet avéré. La loi inscrite dans le traité de Maastricht qui interdit l’endettement excessif est transgressée allègrement depuis 30 ans.
On peut s’étonner que personne n’ait tiré la sonnette d’alarme alors les budgets des États ne fonctionnent exclusivement que sous base débitrice et sont renfloués à renfort de crédits. Ce surendettement des États aurait dû être blâmé et condamné par les journalistes et cette interdiction inscrite dans la constitution.

C’est un président courageux qui manquait à la France. Un président capable d’expliquer la vérité aux français, un président capable de siffler la fin du match.
Mais les Français auraient-ils voté pour un tel président ? Auraient-ils voté pour un Winston Churchill qui déclarait « Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur » ?

Si les médias et les politiques avaient eu le courage de dire la vérité et d’agir en conséquence nous n’en serions pas là aujourd’hui. Chaque ménage français doit gérer son budget et comprend qu’il ne peut pas rembourser 1500 € par mois s’il n’en gagne que 2000, c’est la même chose pour l’État et ses administrations.

A défaut d’avoir averti l’opinion publique, les journalistes et les politiques de droite comme de gauche n’ont pas pris leurs responsabilités et, aujourd’hui, c’est eux qui sont responsables de la situation actuelle de la France.

Aujourd’hui le mal est fait et la dette est bien réelle. Les Français, comme les Italiens ou les Espagnols ont beau manifester dans la rue, il faudra quand même qu’ils remboursent l’argent qu’ils ont emprunté. Quand une démocratie s’endette elle doit payer le prix, c’est-à-dire qu’elle doit rembourser.

 

 

Par Prof Kuing: La dette faciale classique de l'État français est de 1 900 milliards d'euros, mais ce chiffre ne prend pas en compte la dette hors bilan, c'est à dire le passif social de l'État, ou autrement dit, ses engagements sur les retraites des fonctionnaires, dette hors bilan donc qui s'élève à 1 700 milliards d'euros supplémentaires, soit 82% du PIB, chiffre le plus optimiste !
Toutefois, l'État a tout de même une solution, ne plus payer les retraites des fonctionnaires en cas de faillite.
Jean-Louis Mullenbach, invité de Nicolas Doze :

 

Qui faut-il rembourser ?

Environ 30 % de la dette française est prêtée par des Français, car quand ils mettent leur argent à la caisse d’épargne il est réinvesti en bons du trésor et donc en emprunt d’Etat. Les créanciers français sont essentiellement des organismes d’assurance et des banques. Les principaux prêteurs sont AXA, Allianz, MMA, CM-CIC, BNP Paribas, CNP Assurances etc.

70 % de la dette est détenue par des investisseurs étrangers du Moyen Orient, par des fonds souverains et quelques magnats du pétrole du Maghreb, par des Chinois et des fonds occidentaux (Europe, USA). Au Japon, c’est 100 % des créanciers qui sont japonais.

 

1222163 french-president-hollande-visits-amplitude-systemesLunette spéciale anti-dette Etat

Est-il possible de ne pas rembourser ?

Oui, mais il y a la manière. La mauvaise façon c’est de le faire savoir :
En effet, donner un coup d’éponge sur l’ardoise française revient à se déclarer en faillite. Nous l’avons vu, la France empruntera 170 milliards en 2013. Si notre pays est en cessation de paiement, il n’y aura plus personne pour nous prêter cet argent. Il n’y aurait plus de quoi payer nos instituteurs, nos infirmières, nos médecins, nos juges, nos policiers, gendarmes ou militaires. Les conséquences seraient terribles : plus de service public, explosion des vols, de l’insécurité, de la criminalité, des maladies etc. Nous aurions une grave récession économique et un taux de chômage qui dépasserait allègrement les 20 % de la population. D’ailleurs, ces chômeurs ne seraient plus payés.

En décembre 2001, l’Argentine était en faillite. Résultat : un taux de chômage de 20 %, 14 millions de personnes sur un total de 37 millions d’habitants vivant au-dessous du seuil de pauvreté, une perte de pouvoir d’achat de près de 50 % en cinq ans.
En 2002 l’Argentine affichait un PIB en baisse de 11 %, mais ensuite, elle affichait une croissance à la chinoise, de plus de 8 % par an jusqu’en 2008. Les dettes étaient effacées. la croissance était de retour. Mais peut-on sérieusement imaginer d’imposer une telle cure dans notre pays ?

 

media--image-667262-article-ajust 930Avec la lunette spéciale Sarko, impossible de voir la dette

Comment rembourser la dette publique autrement que par l’austérité ?

Nous n’aborderons plus ici les solutions déjà évoquées dans nos précédents articles à savoir : Cesser les plans d’austérité adoptés par la quasi totalité des pays européens dont la France et baisser sérieusement les dépenses de l’État obèse comme le prône le rapport secret de l’inspection générale des finances. Diminuer la fiscalité afin de relancer l’économie et permettre à l’État d’engranger plus de recettes fiscales (la France 7ème pays le plus dépensier du monde)

Pour Jacques Attali, économiste, écrivain, conseiller d’État, professeur d’économie, il n’existe que trois manières de rembourser la dette publique : par la croissance, par la guerre ou par l’inflation.
Payer par l’inflation revient à ne pas rembourser et c’est la solution que nous adoptions.


Voici les explications :
La banque centrale des États-Unis (la FED) imprime depuis fin 2008 des quantités phénoménales de billets, 85 milliards de dollars par mois à travers ses opérations de Quantitative Easing (QE). La banque centrale d’Angleterre fait à peu près la même chose. Ramené au PIB de la France cela correspondrait à 140 milliards d’euros par an sachant que le déficit français a atteint 4,8 % du PIB en 2012 soit 86 milliards. En faisant tourner la planche à billet à un rythme proportionnel à celui des États-Unis, nous aurions eu un excédent de 54 milliards d’euros en 2012 !


De cette manière, les Français ne rembourseraient rien et les créanciers seraient payés. Pour quelle raison valable la France et les pays d’Europe ne feraient-ils pas comme les Anglais ou les Américains puisque ça marche ?
Car les décideurs européens suivent la BCE et Bruxelles qui préfèrent protéger l’épargne des retraités allemands et le capital des fonds étrangers et des banques. Il en est de même pour notre gouvernement socialiste qui a choisi les banques et les milliardaires au détriment du peuple français.

Les réserves invoquées par Bruxelles et la BCE sont les suivantes : le fait d’augmenter la masse monétaire sans contrepartie de richesse créé de l’inflation.

Pourtant, l’augmentation générale des prix et des salaires constituerait la meilleure solution, parce qu’elle réduirait la part à consacrer au service de la dette dans le revenu.

Selon Monsieur Attali, cette solution peut paraitre idéale : « la dette s’allègerait, les consommateurs seraient poussés à acheter plus vite, avant que les prix ne montent d’avantage ; la machine économique repartirait ; seraient vite indexés les salaires, les prix et les retraites ; les taux d’intérêt monteraient ».

Les gagnants seraient les jeunes générations qui travaillent, les Français et les entreprises endettés à taux fixe, les Etats dont la valeur de la dette serait réduite et même les banques, car l’inflation réduirait leur passif et les assurances qui verraient se réduire leurs engagements à l’égard des retraités.

Les perdants seraient bien sûr les créanciers, les fonds de pensions, les détenteurs d’obligations non indexés, les riches patrimoines, les détenteurs de compte courant, les fonds souverains. Il y aurait sans doute peu de français dans la rue pour les soutenir !
Les retraités dont les pensions ne seraient pas indexées à l’inflation y perdraient aussi.

Toujours selon Jacques Attali, les puissants fonds souverains pourraient alors exiger un rôle politique plus grand dans le but de reporter le coût du désendettement sur les plus faibles. Ils pourraient aussi demander le remplacement du dollar par une monnaie mondiale. Si chacun réussit à se protéger contre l’inflation par l’indexation tout azimut ça peut déraper en hyperinflation et tout le monde y perdrait.

Pour éviter ce désastre, il faudra avoir le courage politique de déclencher l’inflation assez tôt pour qu’elle soit utile, et d’engager, quand l’inflation dépassera les 5 % par an, un programme de stabilisation des prix, très rapide et brutal.

D’autre part, la solution est obligatoirement européenne. Toute seule, la France ne peut rien faire. Il faudra donc convaincre nos partenaires européens embourbés dans leur technocratie et leur euro fort de revoir complètement la politique européenne ou même le traité de Maastricht. Pour ce faire, la France a besoin d’un président exceptionnel, d’un négociateur décidé, courageux et audacieux, capable d’imposer une autre politique à l’Europe.

 

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Réagir, c’est maintenant !

Une solution à étudier de toute urgence, car avec la politique actuelle, nous parlerons encore de la dette dans trente ans. En effet, toute dette n’est qu’un impôt retardé et, comme elle ne cesse d’augmenter, les impôts suivront inexorablement. Jusqu’à quand ?

La première mesure prise par François Hollande a été de signer la règle d’or imposée par l’Allemagne. Très clairement, notre gouvernement de gauche soutient les capitaux, les fonds et les banques. Il faut le savoir.
Cette politique est néfaste pour tout notre pays, pour les entreprises comme pour les particuliers.

C’est d’autant plus triste que d’autres solutions existent. Français, faites-le savoir !


Source: La dette publique de la France : qui va payer ?








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La dette de la France augmente de 12 milliards d'euros par mois

La dette publique française a atteint 1.870 milliards d'euros à la fin du mois de mars, soit 91,7% du produit intérieur brut, selon l'Insee.

La dette publique de la France a augmenté de 36,5 milliards d'euros entre le 4e trimestre 2012 et le 1er trimestre 2013, s'établissant à 1.870,3 milliards fin mars, soit 91,7% du produit intérieur brut, a annoncé vendredi 28 juin l'Insee dans un communiqué.


C'est 36,5 milliards d'euros de dette brute de plus que fin 2012, soit une hausse de près de 12,17 milliards d'euros par mois au cours du premier trimestre.

La dette française est donc en hausse de 1,5 point par rapport au quatrième trimestre 2012, a précisé l'Institut des statistiques et des études économiques.

La contribution de l'Etat à la dette augmente de 37,3 milliards d'euros au premier trimestre 2013, dont 30,4 milliards de dette négociable à long terme.

La contribution des administrations de sécurité sociale progresse, elle, de 2,4 milliards, sous l'effet de la hausse de l'endettement de l'Acoss, la caisse nationale du réseau des Urssaf (+4,3 milliards d'euros), et de l'Unedic (+1 milliard). A l'inverse, la caisse nationale des allocations familiales (Cnaf) et La Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades) se désendettent respectivement de 1,9 et 1,1 milliard.


La dette des administrations locales baisse

Dans le même temps, la dette des administrations publiques locales diminue de 3,3 milliards d'euros (remboursement de 5,5 milliards de prêt à long terme et contraction de 2,1 milliards de prêts à court terme).

La contribution des organismes divers d'administration centrale à la dette est stable.

A noter, la dette publique nette augmente moins que la dette de Maastricht, brute, en progression de 21,9 milliards par rapport à fin 2012. L'écart avec les 36,5 milliards de la dette brute traduit principalement une forte augmentation de la trésorerie de l'Etat (+13,8 milliards), explique l'Insee.

Parmi les autres évolutions notables observées par l'Insee, l'Etat accorde 1,2 milliard de prêts aux pays de la zone euro dans le cadre du Fonds européen de stabilité financière (FESF).

Le gouvernement s'attend à une dette publique de 93,6% du PIB en 2013, puis de 94,6% en 2014 avant une décrue à partir de 2015 (92,9%).



Source: Challenges.fr

Publié dans Travail et Economie

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Emmanuel Bideau 01/07/2013 10:02


Emmanuel Bideau Les dépenses échappent à tous contrôles, et dettes sans fin et sans
fond, jusqu'à quand?

Doc Mamour 30/06/2013 10:10


Doc Mamour Didier Migaut est socialiste et propose de réduire de 10000/an le nombre
des fonctionnaires: il faudrait plus de 40 ans à ce rythme pour retrouver un équilibre! c'est plus de 50000 postes par an qu'il faudrait supprimer pour rattraper l'Allemagne!

François Morissette 30/06/2013 10:07


François Morissette La dette est illégitime pour n'importe quel libéral qui se
respecte.

Michel Poisson 30/06/2013 10:06



Michel Poisson





ça finira mal

Dod Ovolant 30/06/2013 10:05



Dod Ovolant



Juste pour vous réveiller un peu.... Regardez tourner le compteur qui ne gène pas nos pourri-ticiens !!! ni leurs
élec-profi-teurs......