Projet d’amendements à la Constitution et autres modestes propositions pour la France par Thierry Guinhut

Publié le par AL de Bx

 

De la Règle d’Or Budgétaire :


        L’état et les collectivités locales  doivent ne plus voter aucun budget en déficit et ne plus recourir à l’emprunt, donc à la dette.

Aucun prélèvement obligatoire ne devra nuire à la propriété et à la liberté d’entreprendre au point de dépasser vingt pour cent des biens personnels et professionnels, des revenus et des bénéfices privés et entrepreneuriaux.

 

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     Pour délivrer la France de la dette, de la récession et du chômage, le Persée du libéralisme doit vaincre le monstre dévorant de l’état français, à qui 56% du PIB (un record !) sont dévolus, et l’assainir; ce au moyen de ces modestes propositions :

 

I économies

 

Diminuer le poids de l’état, en particulier les fonctionnaires (il y a plus de fonctionnaires au ministère de l’agriculture que d’agriculteurs par exemple).

Supprimer l’impôt sur la fortune qui ne rapporte guère plus que ce qu’il coûte à percevoir, et par conséquent ses fonctionnaires.

Remplacer l’impôt sur le revenu par une flat tax unique.

Supprimer la CSG, la taxe carbone et autres prélèvements.

Ramener tous les impôts et taxes sur les entreprises à un taux unique, sans niches fiscales. La TVA sera de 20%, hors les livres, la presse et les produits alimentaires de première nécessité qui en seront exemptés.

Fermer des ambassades dans des petits pays et diminuer les dépenses somptuaires.

Cesser les subventions aux entreprises, aux associations, aux syndicats…

Cesser de rembourser les frais des partis politiques suite aux élections, qui doivent, comme les syndicats, vivre des cotisations, des dons (non limités, mais dont le montant sera publié) de leurs adhérents et sympathisants.

Cesser les allocations aux étrangers sans papiers, supprimer le statut de la Couverture Maladie Universelle et de l’Aide Médicale aux Etrangers.

Diminuer le personnel administratif dans l’Education nationale (3 fois supérieur en France par rapport à l’Allemagne) permettre aux profs d’enseigner plusieurs matières, d’augmenter leurs horaires.

Ramener la retraite à 67 ans pour tous, sans aucuns régimes spéciaux.

Supprimer les départements, regrouper les communes.

Cesser les gaspillages.

Diminuer de moitié le nombre de parlementaires, voire supprimer le Sénat, interdire le cumul des mandats.

Ne pas laisser les rapports de la Cours des comptes sans suite exécutive.

 

II croissance

 

La baisse des impôts et taxes contribuera à inverser la fuite des capitaux et du travail, et doper l’initiative et l’investissement, donc l’emploi, la croissance et la richesse productive ; il faudra de plus :

Simplifier drastiquement le code du travail et le maquis de ses 3300 pages.

Adopter la flexisécurité à la Danoise.

Baisser le coût du travail.

Abolir les 35 heures.

Autoriser tous les commerces à choisir leurs jours et heures d’ouverture.

Libérer le numérus clausus professionnel, pour les taxis par exemple.

Simplifier et fluidifier les permis de construire, réduire la tyrannie des normes.

Lever les barrières à la concurrence, y compris pour la sécurité sociale, EDF GDF, etc.

Modifier le code minier pour que les produits du sous-sol rapportent des revenus aux propriétaires.

Exploiter judicieusement le gaz de schiste et le pétrole.

       L'état devant se concentrer sur ses missions régaliennes, police, justice et défense, de façon à protéger les personnes et les biens, leur liberté et leur prospérité, et cesser son interventionnisme économique...

 

         Ces modestes propositions n’ont pas l’ironie de celles de Swift[1]. Sinon l’indifférence générale, hors l’adhésion de quelques happy fews libéraux, elles ne rencontreront que l’effroi digne de la swiftienne proposition de manger les bébés pour contrer la famine irlandaise au XVIII° siècle. Ne leurs sera opposée qu’une fin de non-recevoir, condamnant tout espoir de moralisation et de prospérité. C’est pourtant ce qu’en partie fit Margaret Thatcher, redressant au bord du gouffre de l’Etat-providence le Royaume-Uni, ce que fit en partie la Suède, avec la même heureuse conséquence. Et que pour notre malheur, nous ne ferons pas.

 Thierry Guinhut

 

 


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Jonathan Swift

[1] Jonathan Swift : « Modestes propositions », Instructions aux domestiques, suivies des Opuscules humoristiques, Le Club français du livre, 1966.

 

Source:

thierry-guinhut-litteratures.com

Wikibéral nous présente cet auteur:

 

Né en 1956 à Poitiers, Thierry Guinhut vit à Niort. Il fait partie des 100 auteurs du livre Libres ! 100 idées, 100 auteurs.

Après une maîtrise en Histoire de l'Art Contemporain, il devient Agrégé de Lettres Modernes. Critique d'art et de littérature, il a animé une revue et collaboré à Art-Press, Calamar, La République des Lettres, La Revue des Deux Mondes, Encres Vagabondes, Edelweiss… Aujourd’hui, on lit ses articles et études principalement consacrés aux littératures étrangères dans Le Matricule des Anges, Europe et L’Atelier du roman.

Ecrivain, il a publié un roman et relaté quelques unes de ses expériences de marcheur dans des récits en Massif Central et dans Le Passage des sierras et autres récits pyrénéens et espagnols à paraître.

Photographe, il a réalisé des expositions sur les étangs de la Brenne et sur la Montagne Noire, en y ajoutant les peintures et collages des « triptyques géographiques ». Salué par la presse, Le Marais poitevin fut couronné par le Grand prix Hippolyte Bayard de Photographie 1991 et lui valut de figurer parmi les 70 Modern Masters of Right Brain Left Brain Photography (Amphoto, New York, 1994). Après ses abécédaires photographiques sur l'Ile de Ré, ses seize semaines de marche entre Béarn et Aragon, il fit le portrait du Parc naturel régional du Haut-Languedoc.

Il prépare un vaste roman polymorphe, La République des rêves, et un roman mêlant fantastique, critique sociale et dialogue philosophique : Les Métamorphoses de Vivant. Suite à ses trente-deux semaines de marche entre Haute Garonne et Catalogne, il travaille à une édition revue et considérablement augmentée de Pyrénées entre Anie et Aneto, en vue de proposer un diptyque complet des Pyrénées. Et bientôt un nouveau roman : Muses Academy. On découvrira ses travaux, entre critiques littéraires, extraits de romans, photographie, sonnets, chroniques et essais de philosophie politique libérale sur son blog : thierry-guinhut-litteratures.over-blog.com, et plus précisément la partie philosophie politique

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Vianney De La Fortelle 02/04/2013 20:19


Vianney De La Fortelle Cela m'a l'air pas mal