Pourquoi donc tous nos jeunes partent et ne veulent revenir en France?

Publié le par AL de Bx

 

Ils attendent avant tout un changement de mentalité dans l’Hexagone...

 

 

 

Est-ce un effet de la crise qui secoue une France qui doit faire face à des réformes cruciales dans les mois à venir? En tout cas, les Français qui se sont installés à l’étranger ont de moins en moins envie de rentrer au pays, selon la dixième étude «Expatriés, votre vie nous intéresse…»réalisée par Mondissimo et que 20 Minutes s’est procurée. Elle sera présentée mardi à Paris lors de la 25ème convention dédiée à la mobilité internationale.

 

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En 2006 AL le précisait déjà

Plus de deux millions d’expatriés

Et le résultat est détonnant: quatre personnes interrogées sur dix envisagent de ne jamais revenir dans la mère patrie! Un sur cinq attendra l’âge de la retraite et trois sur dix dans quelques années. Des chiffres qui ne surprennent pas Christophe Bouruet de chez BVA qui a lancé avec Berlitz en 2011 un observatoire sur l’expatriation sur alors 404 personnes: «L’expérience de travail à l’étranger nourrit le souhait d’y poursuivre sa carrière». En effet, 92% percevaient l’expatriation comme une occasion de progresser professionnellement.

D’après Mondissimo, ils sont de plus en plus heureux de leur sort. En tout, 54% se disent très satisfaits contre 41% il y a sept ans et 40% plutôt satisfaits. D’ailleurs selon Mondissimo, depuis 2003, les missions des salariés se sont rallongées. Pour deux sur trois d’entre eux, elles durent désormais au minimum cinq ans. Une tendance qui se renforce chaque année depuis 2007. Et depuis 2010 pour les «non-salariés»: sept sur dix restent pour un séjour minimum de dix ans…

82% souhaitent un changement de mentalité

Et pour 82%, seul un changement de mentalité dans l’Hexagone pourrait inciter les Français de l’étranger à revenir. «Quand on voit la France aujourd’hui, on n’a pas envie de rentrer. De plus en plus d’expatriés ont honte de leur pays. En France, on n’a pas le droit de réussir, mais on n’a pas le droit à l’erreur non plus», avance Sandrine Chauvet, la directrice générale adjointe de la Convention Mondisssimo. Le changement de modèle fiscal et social et le changement de politique est aussi cité par 81% des répondants. A noter que 27% ont déclaré gagner moins de 30.000 euros par an, 17% de 30.000 à 44.900 euros, 15% de 45.000 à 59.900 euros, 10% de 60.000 à 75.900 euros, 27% plus de 76.000 euros et 5% ne sont pas rémunérés.

Moins de retour en France chaque année

Autre phénomène, depuis 2006, les Français de l’étranger rentrent de moins en moins souvent en France. Désormais près de la moitié ne rentrent dans leur pays d’origine qu’une seule fois par an… «Un effet de la crise assurément!», estime l’étude. En effet, certains ne sont pas immunisés contre le ralentissement économique mondial. Fini le temps où les entreprises envoyaient leurs salariés aux quatre coins du monde tous frais payés. Ils ne sont plus que 19%, contre 36%, il y a dix ans. Enfin, 50% contre 47% en 2003 sont embauchés par une entreprise locale, 18% sont commerçants ou créateurs d’entreprise (10% en 2003) et 3% étudiants.

Selon les deniers chiffres disponibles, en tout, 1,6 million de Français sont inscrits dans les registres des consulats étrangers, mais dans les faits, ils seraient plutôt 2,2 millions


Mathieu Bruckmüller

Source: 20' -

Crise: 40% des Français travaillant à l’étranger ne veulent plus revenir vivre en France

 

Méthodologie:

Etude réalisée du 08/02/13 au 08/03/2013 via une étude en ligne sur le portail Web de Mondissimo. 1.232 travailleurs Français (âgés de plus de 18 ans) et 29 étudiants (âgés de plus de 18 ans) y ont répondu.

Publié dans Jeunesse

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Séb HPereira-Gherbi 12/05/2013 22:28


Séb HPereira-Gherbi Revenir pour le chômage de masse, la mentalité étriquée, le climat anxiogène, se saigner pour financer
un système de retraite dont ils ne bénéficieront pas au final, etc... on peut les comprendre. J'ai hâte de partir aussi, et dans mon entourage je n'ai jamais autant entendu de gens de mon âge
(vingtaine) qui veulent également aller voir ailleurs.

jonh 12/05/2013 21:54


25 ans, doublement diplomé (science et business), je suis parti en Estonie fondée ma boite. Un vrai paradis adminsitratif, totalement surréaliste pour un Francais, j'ai mis un mois pour devenir
résident et fondé la société, uniquement avec l'anglais, sans parler la lanque.


Je ne reviendrai qu'au changement de mentalité. Pas seulement moins de taxes ou de paperasse. Mais moins de mesquineries, de jalousie, d'égalitarisme, d'arrogance, de négativité, de soumission
chez les francais. Je doute que le peuple change à ce point, pas en moins d'une génération, je ne reviendrai donc sans doute pas.


Et si par chance je crée des emplois, de la richesse, ce sera le pays qui m'a offert cette possibilité qui en bénéficiera, pas celui qui a eu le hasard de me voir naitre (le servage ayant été
aboli). Ce n'est pas (que) l'économie qui m'a fait partir mais les francais, et je vois beaucoup de jeunes expats dans le même état d'esprit. Une fois découvert une autre mentalité, des
personnalités bien plus plaisante, on ne supporte plus de cotoyer nos compatriotes de naissance, mais pas de coeur. :/

Steer The Future 22/03/2013 15:40


L’enquête CSA pour
LinkedIn sur les aspirations des étudiants et des jeunes diplômés montre bien que l’insertion professionnelle marque un « atterrissage » face à la réalité. Alors que les
étudiants sont persuadés que la réussite est fonction de la filière choisie et veulent travailler dans l’éducation, la santé et l’action sociale, ils relativisent leurs atouts face à la
réalité de l’emploi et veulent s’intégrer davantage dans les services. Tandis que l’école et les universités créent des barrières entre étudiants, les jeunes actifs semblent se retrouver
dans leur rapport au travail.


Le sens donné par les jeunes à la réussite professionnelle diffère des générations précédentes. Pour eux, elle est d’abord l’épanouissement dans le travail et l’équilibre entre la vie
professionnelle et la vie privée. Ils ne veulent plus tout sacrifier à leur emploi et sont 41 % à vouloir prendre la place de leur supérieur hiérarchique. Les organisations vont donc
devoir redoubler d’efforts pour les motiver à moyen et long-terme, autrement que par les primes.


Mais l’intérêt pour l’entrepreneuriat se confirme (plus de la moitié des étudiants et jeunes diplômés ont déjà eu envie de créer leur entreprise) et la perspective de l’exil pour
trouver son emploi semble séduire davantage les étudiants (60 %) que les jeunes diplômés (49 %).

THUREAU 22/03/2013 15:09


Cet envie de ne pas revenir, ne date pas d'hier, avec la crise il y a sans doute un effet accélérateur, pour le reste je pense que c'est quelquechose de tout à fait naturel......Dire que tous les
Jeunes veulent quitter la france me parait excessif, avec l'Europe, internet, le monde qui s'ouvre quoi de plus naturel que celà titille le nomade qu'on a tous en nous et particulièrement,
bien entendu, les jeunes, moi je crois que c'est plutôt sain et peut être faut il se garder de récupérer ce courant pour régler ses comptes politiques du moment....