Pour réduire le déficit public, et pourquoi pas privatiser la sécu, EdNa... ?

Publié le par AL de Bx

Aucune baisse significative de la dépense ne sera possible sans réforme douloureuse de l'Éducation, de la santé et des retraites. Voici pourquoi.

francois_hollande_affiche_caricature_politique.jpgLe problème c'est que nous avons un Flambynorator de taxes

Sécu mais yabon privilèges et monopoles, vive l'oligarchie

 

Il faut baisser les dépenses publiques d'urgence. La France est quasi championne du monde en la matière. À 57 % de la richesse nationale créée chaque année, elles deviennent infinançables, sinon par l'augmentation continue des impôts. Si bien que la puissance publique ponctionne désormais 46 % de la richesse annuelle chaque année. Et si ce discours, qu'on entend de plus en plus souvent, notamment parmi les chefs d'entreprise, excédés par l'augmentation des prélèvements sur leur activité, était un lieu commun qui passe à côté de l'essentiel ?

 

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Des choux et des carottes

Pour le comprendre, il faut s'intéresser à la composition des dépenses publiques. Leur niveau élevé s'explique surtout par le choix d'un système de santé, de retraite et éducatif essentiellement public, souligne Fabrice Montagné dans la revue trimestrielle de l'économie européenne de Barclays publiée mardi. L'Hexagone leur consacre 38 % du PIB, un niveau record, proche de celui de la Finlande (38 %), du Danemark (41 %) quand les États-Unis se contentent de 24 % de leur PIB. Mais il s'agit de dépenses dites "individualisables" : beaucoup de pays ont fait le choix de les privatiser, au moins en partie, comme outre-Atlantique. Si leur dépense ne repose alors pas sur l'impôt (ou sur les cotisations sociales obligatoires), elle existe bel et bien. Elle est assumée par le secteur privé, souvent par les ménages directement, via, par exemple, la souscription à une couverture santé.

 

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Lorsqu'on additionne les dépenses privées dans ces trois domaines aux dépenses publiques, le résultat est assez surprenant : les États-Unis ne dépensent pas beaucoup moins que la France (respectivement 57 % et 61 % de la richesse nationale). Pour le dire autrement, la France n'est pas spectaculairement plus dispendieuse !

 

"Les dépenses publiques, c'est un fourre-tout dans lequel on additionne les dépenses de l'État à proprement parler, celles des collectivité locales et celles de la Sécu. Il faut distinguer les dépenses collectives des dépenses d'assurances"

 

comme l'assurance chômage, la sécurité sociale pour la santé, martèle Éric Heyer...

 

 

Par prof Kuing Yaman:  

Nicolas Doze : Depuis plus de 10 ans, chacun peut quitter le monopole de la Sécurité sociale avec son salaire complet et s'assurer auprès d'opérateurs privés.

 

La France et les États-Unis pas si éloignés

Le fort écart entre les dépenses publiques rapportées au PIB observé d'un pays à l'autre diminue fortement lorsqu'on ne se penche que sur ces dépenses collectives (services publics, défense, sécurité, etc.). La plupart des États y consacrent de 16 % à 18 % de leur richesse nationale, relève Fabrice Montagné.

 

 

 

Ceux de la zone euro dépensent même légèrement moins que les États-Unis (17,5 % du PIB en 2011) même si c'est un peu plus que le Royaume-Uni (15,9 %). Seule la Grèce se révèle être beaucoup plus dépensière, avec un ratio de dépenses de 21,4 %, selon les chiffres de Barclays. "Ces 15 dernières années, la France a plutôt réduit ses dépenses collectives alors qu'elles sont un peu remontées ces dernières années au Royaume-Uni, ajoute Éric Heyer. "Pour cette dépense publique (au sens) strict(e), la France était en 2009 au 10e rang des pays de l'OCDE", précise son collègue de l'OFCE, Xavier Tibeau, sur un post de blog consacré à la question.

 

Évidemment, chaque pays a ses préférences pour certaines dépenses. L'Europe continentale affecte une part plus importante de la richesse nationale aux services publics tandis que les États-Unis et le Japon privilégient leur défense, souligne dans sa note Fabrice Montagné. Conclusion de l'économiste de Barclays ? Le niveau total de dépenses publiques dépend de choix collectifs.

 

 

 

 

Le système social doit être rationalisé

"En France, l'idée véhiculée est que l'État dépense trop. Non. Ce qui fait qu'on a des dépenses importantes, c'est le modèle social", conclut Éric Heyer. En clair, si l'on veut vraiment réduire les dépenses, il faudrait accepter d'en privatiser une partie. "La question à se poser est de savoir si passer par l'État est plus efficace ou non que le secteur privé", met en garde l'économiste de l'OFCE.

 

 

 

Les Français sont dans une telle situation de contraintes fiscales et d'égalitarisme imposé qui ne mène à rien que c'est compréhensible que des citoyens désire quitter la Sécu.
En France, les salaires chargés sont trop élevés mais les salaires nets sont trop faibles. L'écart entre les deux est le poids de l'État obèse.

Casting : Christian Poyau, Guillaume Dard, Jean-Paul Betbèze et Nicolas Doze.

Je quitte la sécu : http://jequittelasecu.blogspot.fr

Quitter la sécu :http://quitter_la_secu.blogspot.fr

 

 

Cela ne veut pas dire pour autant que la France est condamnée à dépenser et à imposer a due proportion pour conserver son modèle social. Au contraire. Pour Fabrice Montagné, lorsque les dépenses de protection sociale, de santé et de retraite sont collectives, cela oblige d'autant plus les pouvoirs publics à s'assurer de leur bonne gouvernance et de leur efficacité, ce qui nécessite de réformer des systèmes sociaux. En France, la réorganisation du système de santé a à peine commencé et la réforme du système éducatif est en panne. L'État préfère chaque année passer un petit coût de rabot en taillant ici ou là dans les dépenses de fonctionnement sans entreprendre de réforme de structure.

 

Les pays qui ont fait le choix de la privatisation n'échapperont pas non plus aux efforts. Ils doivent mettre en place une régulation, de supervision et de concurrence efficace, faute de quoi les dépenses privées gonflent démesurément au profit de quelques acteurs privés. Autrement dit, aucun pays développé ne pourra échapper à des réformes structurelles parfois douloureuses, prévient Fabrice Montagné.


Par

 

 

Source:

 

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Sécurité sociale

De Wikiberal:


Afin d'avoir de plus amples informations, concernant la sécurité sociale, il suffit de consulter Les définitions fondamentales de la protection sociale en Europe et en France.

Au sens large, la sécurité sociale désigne la couverture des risques "sociaux" (maladie, chômage, vieillesse, maternité, invalidité, décès, veuvage, etc.) par des mécanismes de mutualisation des risques tels que les assurances ou les mutuelles.

Au sens étroit, la sécurité sociale désigne l'institution regroupant des organismes chargés de s'occuper de la gestion des risques sociaux. Dans certains pays, il s'agit d'organismes étatiques qui offrent une couverture minimale, dans d'autres (comme la France) il s'agit d'organismes de droit privé (caisses, mutuelles) chargés d'une mission de service public.

 

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L'opinion des libéraux

Les libéraux sont opposés à une gestion étatique ou para-étatique de la sécurité sociale (au sens large), car cette gestion se caractérise (en France et dans la plupart des pays) par :

  • l'existence d'un monopole attribué à l'Etat ou à certains organismes, d'où un surcoût important (à noter que du fait de l'application des directives de l'Union européenne, il semble qu'en France le monopole soit abrogé en droit, malgré ce qu'en disent les politiques et autres stipendiés par le monopole) ;
  • l'absence de liberté de choix et, par conséquent, l'absence complète de responsabilité des assurés (on ne peut pas demander à quelqu'un d'être responsable quand on l'empêche d'être libre, c'est ce qu'on appelle une double contrainte) ;
  • des règles comptables spécifiques, sans relation avec la comptabilité digne de ce nom, faisant apparaître un déficit perpétuel et une dette toujours accrue (les prestations sont déconnectées des cotisations, qui sont des prélèvements obligatoires) ;
  • une incertitude dans le temps quant aux prestations et aux risques couverts (définis et révisables par la loi plutôt que fixés par contrat) ;
  • un caractère redistributif injuste sous prétexte d'égalité mal comprise (cotisations proportionnelles au revenu et non liées au risque couvert ; assujettis aux cotisations qui ne peuvent employer leurs "droits acquis" en caution d'emprunt et a fortiori les échanger ; "ayant-droits" qui ne cotisent pas ; "ayant-droits" qui, du jour au lendemain, à cause du décès de l'assujetti, ne reçoivent plus rien) ;
  • un mélange apparemment inextricable d'assurance individuelle et de solidarité (forcée), alors qu'il conviendrait de séparer les deux domaines ; en réalité, la sécurité sociale telle qu'elle existe dans sa version étatiste n'a strictement rien à voir avec l'assurance, dont elle n'utilise pas les techniques (pas de contrat, pas de prime liée au risque), et qui n'est pour elle qu'un prétexte et un camouflage commode.

La sécurité sociale, un poids mort économique

Il convient de dire que les premiers éléments de la sécurité sociale unique ont été réalisés par le gouvernement pétainiste de Vichy, en ce sens que la constitution des numéros d'immatriculation de sécurité sociale, visant chaque personne ( c'est le fameux numéro à 13 chiffres + la clé à 2 chiffres, sur la carte vitale ), a débuté, à cette époque, en vue de ficher, d'abord les conscrits, puis toute la population entière. De plus amples informations peuvent être trouvées ici ou d'une autre manière.

La création de ce numéro d'immatriculation de sécurité sociale était, déjà, la première étape vers le monopole de la sécurité sociale, puisque ce fichier était, alors, géré par un organisme étatique unique.

Depuis 1945, autrement dit, depuis l'élaboration et, surtout, la massification de la sécurité sociale, celle-ci est devenue un poids mort économique, voire un gouffre sans fond.

Depuis près de soixante dix ans, il y a eu sensiblement un plan de "sauvegarde" de la sécurité sociale tous les deux ans. Or, ces plans consistaient dans la mise à contribution de structures ou d'organisations extérieures. Cette "solution" est, par définition, une solution de facilité, puisqu'elle consiste dans le maintien voire l'hypertrophie des structures de la sécurité sociale, sans que, pour autant, il y ait eu des réformes internes à la sécurité sociale .

En effet, il n'y a jamais eu ces "restructurations internes" qui se seraient opérées, d'une part, par des plans comptables pour limiter les dépenses et, d'autre part, par des "plans sociaux" pour réduire très fortement les effectifs devenus trop importants, au cours du temps.

Georges Lane, dans son ouvrage La sécurité sociale et comment s'en sortir (Editions du Trident) et la Monographie numéro 11 sous la direction éditoriale de Contribuables Associés ("Combien nous coûte, à vous et à moi, la sécurité sociale?" ), Claude Reichman, dans son ouvrage La sécurité sociale le vrai mal français (Editions Les Belles Lettres ), Leslie Varenne et Philippe Blanchard, dans leur ouvrage sécurité Sociale. Main basse sur le trou et Michel Godet, dans son ouvrage Le choc de 2006 montrent, effectivement, tous, que la sécurité sociale est devenue un frein considérable au progrès économique, mais que ce frein économique a quand même profité financièrement à certains (intérêts corporatistes syndicaux). Ces observations ont été confirmées par Guillaume Prache, dans son ouvrage Les scandales de l'épargne retraite et par Gérard Maudrux, dans son ouvrage Retraites. Le mensonge permanent.

Le manque de réformes internes, la répartition, causant une injustice certaine, la très mauvaise gestion voire des affaires ayant eu des implications judiciaires, sont la cause de cette situation de poids mort économique de la sécurité sociale.

 

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Les mythes de la sécurité sociale française

Etudiés en détail et réfutés dans l'article La légende rose de la sécurité sociale française :

  1. la sécurité sociale est un acquis social plébiscité par tous les Français.
  2. la sécurité sociale, c’est l’Etat.
  3. grâce à la sécurité sociale, le système de santé français est l'un des meilleurs au monde.
  4. la sécurité sociale assurance maladie est universelle : tout le monde y a droit.
  5. cotiser est une façon de faire preuve de solidarité, cela permet à ceux qui n’ont pas les moyens d’être quand même couverts, grâce à la CMU.
  6. la sécurité sociale a permis à une large population de se soigner.
  7. la sécurité sociale (assurance maladie) est gratuite.
  8. les taux de remboursement de la sécurité sociale sont excellents.
  9. l’employeur paye une partie des cotisations sociales, ce qui est un avantage appréciable pour le salarié.
  10. le fameux « trou » de la sécurité sociale est un faux problème : il existe depuis des décennies et on ne s’en porte pas plus mal.
  11. il est plus économique d’avoir en France une caisse unique plutôt que de multiples assurances privées. Il y a des économies d’échelle, il n’y a pas de frais de publicité, pas d’impôt, etc.
  12. en matière d’assurance maladie, il n’existe pas d’offre alternative à celle de la sécurité sociale.
  13. la sécurité sociale doit être considérée simplement comme une assurance.
  14. la sécurité sociale est indispensable, car les assurances privées ne peuvent pas prendre en charge les maladies graves, les patients âgés, l'hospitalisation, etc., elles ne peuvent assurer que les personnes sans risques majeurs. La santé est un domaine par nature non rentable.

La conclusion est que La légende rose de la Sécurité sociale française ne repose que sur des abstractions, qui ont été répétées, dans le but de maintenir une illusion sans rapport avec les conséquences réelles, de l'action de la sécurité sociale, notamment, dans le domaine médical, comme il en sera analysé par la suite :

Le monopole de la sécurité sociale et ses conséquences sur la qualité de la médecine

Impact sur la médecine " officielle "

L'influence de la sécurité sociale, dans le domaine médical, a des conséquences dramatiques. La principale loi de toute activité économique libre et librement consentie repose sur la loi de l'offre et de la demande, c'est-à-dire sur un équilibre de "satisfaction" entre les parties contractantes. Or, le caractère monopolistique de la sécurité sociale implique une modification forcée, voire une dénaturation de cette loi. En effet, la sécurité sociale établit trois contraintes arbitraires, sans aucune relation avec le marché, qui ont une influence sur la qualité de la médecine et des soins :

  • L'établissement du montant des consultations et du nombre d'actes médicaux
  • L'établissement du montant des cotisations
  • L'établissement du montant des remboursements

Ces trois contraintes ont entraîné une dégradation de la qualité de la médecine, pouvant mettre en danger la vie des patients. Le professeur Cabrol, dans une des émissions de REICHMANTV, a établi le lien entre les contraintes administratives et charges financières trop importantes imputées aux médecins, d'une part, et la dégradation de la qualité des actes médicaux, d'autre part, alors que le savoir-faire médical français est remarquable (opération à cœur ouvert). Ces charges (CSG, CRDS, URSSAF, AGIRC, ARCCO), et ces surveillances administratives ont empêché les médecins d'investir, de moderniser leur matériel, et de diriger des centres de formation. Ce qui a entraîné une multiplication d'erreurs médicales, en raison du manque de moyens alloués par les médecins, dans ces domaines. En outre, le numerus clausus, imposé apparemment pour des raisons comptables, a provoqué la diminution du nombre de médecins. Le vieillissement de la population et les demandes croissantes de prestations médicales relatives à cet état ont entraîné un accroissement d'actes médicaux de médecins de moins en moins nombreux. Des pénalités de plus en plus fortes sont adressées par les URSSAF, en raison du dépassement d'actes médicaux entraînant, de fait, un cercle vicieux qui, non seulement "détruit" l'idée d'une médecine correctement appliquée, mais aussi crée une fragilisation de soin pour la population.

Autrement dit, la sécurité sociale, en raison de son caractère monopolistique, et donc en raison des décisions faisant abstraction du marché, a fragilisé le "tissu médical" établi en France. Le lien existe entre l'abrogation du monopole de la sécurité sociale, la restauration des caractéristiques de l'exercice d'une médecine libre et perfectionnée et une qualité de soin exigée par les patients.

Impact sur la médecine " alternative "

La sécurité sociale a aussi un impact sur la médecine alternative .

En effet, compte tenu de ce qui précède, la sécurité sociale empêche donc le libre soin des patients (autrement dit, le libre choix des médicaments ), en raison des prix de remboursement des médicaments fixés à l'avance sans tenir compte de la loi de l'offre et de la demande et sans tenir compte non plus des attentes véritables des patients, ni de leurs problèmes avérés .

Or, Pierre Lance a dénoncé cette entrave à la liberté de soin et de recherche scientifique et médicale, dans ses ouvrages constituant les quatre tomes " Savants maudits, Chercheurs exclus " (ces ouvrages retracent la biographie de ces savants maudits et chercheurs exclus comme Loic Le Ribault, concernant le G5, Benveniste, concernant la mémoire de l'eau, Claude Poher, concernant les Universons, Jean-Pierre Petit, concernant la MHD [Magnéto-Hydro-Dynamique], Prioré, Solomidès, Beljanski, Quinton), de même Sophie Chervet, dans " Enquète sur un survivant illégal ; l'Affaire Gérard Weidlich", et aussi Monique et Mirko Beljanski, dans " La santé confisquée" et dans "Chronique d'une "fatwa" scientifique" (collection Guy Trédaniel). Loic le Ribault a, en effet, écrit l'ouvrage "Qui a peur de Loic Le Ribault ?", concernant l'histoire du CARME à Bordeaux et du G5.

Dans ces différents ouvrages, il est ainsi montré que ces différents faits se sont principalement déroulés en France, liés, d'une certaine façon au monopole de la sécurité sociale, laquelle est d'une certaine manière, impliquée dans les procédures lourdes d'AMM (Autorisation de Mise sur le Marché ), puisqu'elle fixe arbitrairement les prix des remboursements des frais médicaux, les montants des cotisations et les montants des honoraires des médecins, interdisant le libre exercice de la recherche médicale et de la profession de médecin. La règlementation trop lourde et trop contraignante contribue, en outre et en effet, à détruire toute recherche scientifique et médicale et le libre exercice de la médecine, et ce, dans n'importe quel domaine que ce soit.

Ce que nous coûte véritablement la sécurité sociale

L'objet de cette partie sera consacré au coût de la sécurité sociale et aux conséquences financières pour les personnes, et ce, quel que soit leur statut, ou leur revenu.

En effet, deux études ont été réalisées presque simultanément, d'une part, par Georges Lane :

"La sécurité sociale et comment s'en sortir" Edition du Trident, Paris, dirigée par Jean-Gilles Malliarakis .

"Combien nous coûte, à vous et à moi, la sécurité sociale?", étude réalisée pour Contribuables Associés.

et, d'autre part par Claude Reichman et Gérard Pince :

Comment la sécurité sociale ruine les classes moyennes : Le cas d'une famille type

Dans ces études, Claude Reichman, Gérard Pince et Georges Lane montrent que, effectivement, que le coût des " cotisations " de sécurité sociale devient démesurément élevé, non seulement par rapport aux revenus et aux salaires, mais aussi par rapport aux remboursements auxquels les personnes peuvent attendre de la sécurité sociale, en raison, effectivement, de la qualité de prestation médicale de " service ". Ces études montrent aussi que c'est le système de la répartition, origine de ce surcoût, qui est aussi un facteur d'appauvrissement, puisqu'il faut financer toutes les branches de la sécurité sociale, avec les coûts, non seulement à court terme, mais aussi à moyen terme et donc à long terme. Avec des caisses de sécurité sociale et de retraite privés, ces coûts seraient 3à 4 fois inférieurs à ceux générés par la sécurité sociale .

En effet, ces études montrent, effectivement, qu'en consultant les fiches de paie des salariés, il est important de signaler que les cotisations sociales (quelles soient patronales et salariales, ont un impact extrèmement important, car, outre le coût total pour l'entreprise par rapport aux salariés [ qu'ils soient cadres ou employés ]), recouvrent quasiment la moitié de la fiche de paie, qui se décompose de la façon suivante : Cotisations patronales + Cotisations salariales + Salaire net .

La sécurité sociale est-elle un frein à la croissance des entreprises voulant exporter, dans le cadre de la concurrence internationale ?

De ce fait, si l'on admet déjà que les salaires sont un facteur de coût très important pour les entreprises, en raison du poids très lourd des cotisations sociales (patronales et salariales ), il ne faut pas oublier les données fondamentales de l'entreprise et donc il faut " remonter " au bilan (actif et passif) de l'entreprise .

Le bilan des entreprises françaises montrent que les charges, taxes et impôts sont très lourds :

-Charges sociales (patronales et salariales) environ 50% de la fiche de paie

-Taxes et impôts fonciers

-Taxes professionelles

-Impôts sur les Sociétés

-Impôts sur les bénéfices

-TVA (Taxe Valeur Ajoutée) 19,6% du prix des produits

-TIPP( Taxe Intérieure Produits Pétroliers) 80% du prix du carburant

qui s'ajoutent aux dettes, aux amortissements et donc aux intérêts des dettes que l'entreprise doit payer, lors des achats de locaux et de machines.

Il est donc évident que des éléments très défavorables, en ce qui concerne la fiscalité et les charges sociales, impliquent que les entreprises françaises sont évidemment beaucoup moins compétitives que les entreprises " étrangères " au sein de l'Union Européenne, et donc ont des difficultés beaucoup plus importantes à exporter. En effet, pour l'année 2007, le déficit commercial en France est de 41 milliards d'Euros, alors que l'éxcédent commercial, en Allemagne, est de 200 milliards d'Euros. Or, depuis que les directives européennes 92/49/CEE, 92/50/CEE et 92/96/CEE (mettant en oeuvre l'Abrogation du monopole de la sécurité sociale) ont été correctement appliquées au sein de l'Union Européenne (et malheureusement pas encore en France, compte tenu des " lenteurs " ), ces entreprises " étrangères " ont, effectivement, enregistré des résultats supérieurs à ceux enregistrés en France .

Or, il convient de constater qu'il existe une relation entre l'Abrogation du monopole de la sécurité sociale, la croissance économique d'un pays et le facteur d'excédent ou de déficit commercial de ce pays. En effet, lorsque l'Abrogation du monopole de la sécurité sociale a bien été appliquée, dans un Etat-Nation de l'Union Européenne, les entreprises ont vu se modifier les caractéristiques de leur bilan, de telle sorte que les sommes qui étaient utilisées pour le système de protection sociale du pays en question, ont été transférées vers les postes de recherche, de développement et d'investissement, en vue de la croissance de ces entreprises. Cela entraîne la croissance économique du pays et comme ces entreprises deviennent alors compétitives, alors elles conquièrent des parts de marché, ce qui se traduit par des excédents commerciaux. Autrement dit, la non application de l'Abrogation du monopole de la sécurité sociale entraîne, par un raisonnement identique, un effondrement chronique de la compétitivité des entreprises et donc des déficits commerciaux de plus en plus importants .

 

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France Roselyne Odabasi Bouillot 16/10/2013 11:48


France Roselyne Odabasi Bouillot C'est une trame ou beaucoup de monde se cramponant aux dépend d'autres ,sortes de méduses ou Grande Pieuvre.......

Jean Charles F 12/10/2013 21:57


Jean Charles F
C'est sur il vaut mieux la laisser dans les mains de syndicalistes. On paye de plus en plus cher un service de moins en moins efficace. Et plus grave les usagers n'ont plus aucune
notion du cout réel des soins...
Luc, aujourd'hui on a pas le choix, que vous préfériez la sécu c'est votre droit, mais pourquoi interdire aux individus le libre choix de leur assurance santé?
Quels sont les critères qui vous permettent de dire que inefficacité optimale passe par le monopole de la sécu.
Tellement efficace qu'on va être obliger de l'adosser à des mutuelles obligatoires, qui seront choisies dans l'obscurité la plus totale et sans demander l'avis des salariés et des
entreprises...

Sylvain Jutteau-privé 12/10/2013 18:01


Sylvain
Jutteau-privé Ou ça : http://sylvainjutteau.blogspot.fr/...

Luc Wilquin 11/10/2013 23:01


Luc Wilquin
ben oué, privatisons la sécu, Goldman Sachs va très bien s'en occuper

Daniel Thureau 11/10/2013 22:02


Daniel
Thureau Sauf la sécu Alsacienne...Il parait qu'elle n'est pas en déficit..........A moins que la privatisation soit une question de principe..