La Suisse, paraît-il qu'ils sont lents à la détente; Moins con que nous et plus efficient assurément!

Publié le par AL de Bx

On savait nos voisins allemands sceptiques sur nos réformes (au point de voir le magazine Bild nous prédire un avenir à la grecque) ; on savait aussi les Anglais méfiants sur nos prétentions de redressement ( The Economist nous présente comme une bombe à retardement au cœur de l’Europe). On oubliait les Suisses. Même eux s’y mettent – dans un dossier de l’Agefi (agence économique et financière) de Genève, et ils ont de bonnes raisons de le faire :

 

« La France, disent-ils, a détruit 750 000 emplois en dix ans. La Suisse en a créé 500 000 (en bonne partie assumés par des immigrés, expatriés et frontaliers français). »


 

 

 

Les Suisses sont huit fois moins nombreux que nous (8 millions contre 64) mais ils produisent deux fois plus de richesses par habitant. Ils vendent même trois fois plus que nous, toujours par tête, sur les marchés extérieurs. Et pas seulement du chocolat et des montres !

Leur industrie (chimie, pharmacie, machine-outil, électricité) emploie près de 23% de la population active. Une comparaison sidérante, celle de quelques balances commerciales de nos deux pays : les Français ont un déficit de 24 milliards d’euros dans leurs échanges avec les Chinois ; les Suisses un excédent de 6 milliards ; les Français ont un déficit de 6,2 milliards avec les Américains, les Suisses un excédent de 10 ; les Français un déficit de 7 milliards avec les Russes, les Suisses un excédent de 2… Heureusement, ils nous achètent pour 1 milliard de plus que ce qu’ils nous vendent ! « Nous soutenons l’industrie française ! » ironisent-ils. Ils subissent la crise et la mondialisation comme nous, et pourtant leur taux de croissance est le triple du nôtre (2,2%), leur taux de chômage trois fois inférieur (3,1%) – sans parler de leur endettement (35% de leur Pib contre 90% pour nous).


Ils sont ainsi premiers au classement mondial de la compétitivité (nous ne sommes que 21e) ; et l’université technologique de Zurich se classe 23e au palmarès de Shanghai, quatorze places devant la première française (Paris-Sud Saclay, 37e). La clé de ce succès ? Un vote l’a illustré en mars dernier : les syndicats avaient pu soumettre à référendum la question de savoir si les Suisses voulaient dix jours de congés en plus. Ils en ont vingt et travaillent 42,2 heures par semaine. Ils ont répondu non à 67%. Tout le reste découle de cet état d’esprit.


François d’Orcival

Publié dans International

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Thierry Falissard 31/03/2013 11:26


Thierry Falissard Le seul problème de la Suisse, c'est ses voisins... C'est dur, un mauvais voisinage !

THUREAU 31/03/2013 11:26


C'est un pays fédéral....6 Millions d'habitants...Et bien trasformons la France en une dizaine de petites Suisses....Militons pour une France Fédérale, ce que ne font pas les libéraux...Pas plus
qu'il ne le font pour l'Europe....

AL de Bx 31/03/2013 12:06



provocation lol, c'est notre bataille prioritaire...



Sultana Cora 30/03/2013 22:56


Sultana Cora Hollande, le président qui murmurait à l'oreille des Français (MDR!!)
oh gnan!gnan! ma chérie!!
*les dépenses publiques extravagantes de la France: il va le faire... on sait
pas... mais s'il le fait ce sera moins brutalement que la droite ...
(qui d'ailleurs ne l'a jamais fait )
*il a dit : "je sais ou est l'argent!!
(préparez vos abattis!! Dracula "le retour" saison 2 )
*il n'a pas envie "de faire du Churchill"
(faut quand même pas pousser et mélanger les torchons avec les serviettes ou les
pur-sangs avec les bourricots!!)
c'est étonnant comme Bernard Maris a mauvaise mine !!
évidemment, tout ce qu'il conseillait depuis des décennies (aussi bien a la
gauche qu'à la droite qui se pâmaient devant lui) a foiré! on se demande bien pourquoi!!