La main invisible du marché; Gouvernance: pourquoi pas un chef d'entreprise à la tête de l'Etat ?

Publié le par AL de Bx

Comment faire comprendre aux Français que lorsque l’un d’eux quitte la France, et n’y paie donc plus ses impôts, c’est un coût supplémentaire pour ceux qui restent, car c’est avec eux seuls que l’Etat bouclera son budget ?

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L’actualité est riche en annonces et mesures de nature fiscale et d’analyses quant à leurs conséquences sur l’activité réelle. Ce week-end, le gouvernement français a décidé d’abandonner la hausse annoncée et votée de la fiscalité sur les PEA, PEL et PEE. Au même moment le très mesuré Gouverneur de la Banque de France, 773678_le-gouverneur-de-la-banque-de-france-christian-noyer.jpgChristian Noyer, revient à la charge contre la taxe de 0,2 % sur les transactions financières qu’il qualifie de “Robin des Bois” et que la Commission européenne projette d’étendre à 11 pays de la zone euro.


BX2aBQ6IIAAjLGA.jpgCelle-ci rapporterait 35 Mds d’euros si on la calcule de manière mécanique sur le montant annuel des transactions financières. Mais comme le fait remarquer Christian Noyer, son application risquerait d’entraîner la disparition de pans entiers de l’industrie financière française, et de provoquer le départ massif à l’étranger d’emplois à forte valeur ajoutée avec tous les dommages collatéraux que cela entraînerait sur l’économie réelle. Ceci ne ferait qu’accentuer un phénomène que l’on pressentait et qui a été rendu public par la radiographie inédite des départs des contribuables français à l’étranger à l’initiative du sénateur Philippe Marini qui a obtenu les chiffres de Bercy pour 2011 : plus de 35 000 départs, soit 50 % de plus qu’en 2010, et on ne connaîtra les chiffres de 2012, sans doute très supérieurs encore, qu’à l’été 2014.

 

 


Les raisons pour lesquelles les Français s'exilent sont multiples mais les principales sont la pression fiscale et le chômage.
70% de ces exilés ont moins de 40 ans, ce sont de jeunes cadres et de jeunes diplômés et leur revenu moins n'est que 39 000 euros.

Romandie : http://www.romandie.com/news/n/France...

Plus de 35'000 foyers fiscaux ont quitté la France en 2011, un chiffre en forte augmentation par rapport à 2007, dont 40% ont moins de 30 ans, a indiqué mardi le sénateur UMP Philippe Marini citant un nouvel indicateur mis au point à sa demande par l'administration fiscale.

Cet indicateur porte sur l'impôt sur le revenu et non plus seulement, comme c'était le cas, sur l'impôt de solidarité sur la fortune, un échantillon beaucoup plus réduit.

Exactement 35'077 foyers fiscaux se sont expatriés en 2011, en majorité vers les Etats-Unis et le Royaume-Uni pour les plus jeunes, vers la Belgique et la Suisse pour ceux bénéficiant d'un patrimoine confortable, a précisé le président de la Commission des Finances du Sénat.

Ils étaient 21'646 en 2010 et 25'473 en 2007 à avoir quitté la France. Cet indicateur n'est pas un solde puisqu'il ne tient pas compte du nombre des retours qui doit aussi faire l'objet d'un travail statistique à venir. A venir également, les chiffres pour 2012 et pour 2013 qui permettront peut-être de constater un changement en lien avec la politique menée par les socialistes depuis leur arrivée au pouvoir.

Parmi ceux qui se sont expatriés en 2011, 2024 ont des revenus annuels supérieurs à 100'000 euros (ils étaient 1101 en 2007) et 251 supérieurs à 300'000 euros (137 en 2007), selon le document de la Direction générale des finances publiques (DGFiP).

Globalement, les partants ont des revenus supérieurs de 70% environ à la moyenne française, précise la DGFiP. Leur revenu fiscal de référence ne dépasse pas en moyenne 40'000 euros.

"Ces constats peuvent atténuer une analyse purement fiscale des départs de contribuables de France", a estimé M. Marini pour qui "il est clair que les motivations professionnelles jouent un grand rôle dans les migrations des contribuables de la population générale".

"Ce sont surtout des raisons d'ambiance", a commenté le sénateur auprès de l'AFP. Pour lui, "la France est perçue comme un pays figé, qui a de la peine à faire ses réformes, qui n'incite pas au dynamisme, qui comporte des dispositifs d'assistanat très lourds donc des niveaux de charges publiques très lourds (et) qui, par conséquent, sera amené à solliciter des prélèvements obligatoires élevés".

"Je ne sais pas si chacun des partants fait tout ce raisonnement mais je pense que l'aspect du moral des jeunes actifs vis-à-vis du site-France compte", a-t-il poursuivi.

Quant aux contribuables plus fortunés, il a cité "toute une collection de causes" parmi lesquelles en 2011, la fin du bouclier fiscal et la perspective d'une alternance à gauche. "Les conseillers fiscaux le disent, en 2011, ils ont fait beaucoup de dossiers de transferts de résidence fiscale à l'étranger, ce n'est pas un mystère", a-t-il argumenté, tout en se disant "pas en mesure" de "distinguer les causes".

 


Le profil des migrants vient confirmer qu’il s’agit le plus souvent d’un choix professionnel, les moins de trente ans représentent près de 45 % des partants, alors qu’ils ne sont que 17 % des contribuables, et leur destination est avant tout les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’Asie, tandis que les détenteurs de revenus fonciers et de capitaux mobiliers importants préfèrent logiquement la Suisse ou la Belgique, fiscalement plus attractives. Le nomadisme fiscal qui s’accentue devrait susciter une réflexion collective autour de certaines questions.

 

 

Cette nouvelle note de la Fondation pour l'innovation politique intitulée Fiscalité : pourquoi et comment un pays sans riches est un pays pauvre... aborde la question de la fiscalité et de son impact sur la croissance et la compétitivité de la France. Son auteur, Bertrand Jacquillat, est professeur à Sciences Po.

 


Comment faire comprendre aux Français que lorsque l’un d’eux quitte la France, et n’y paie donc plus ses impôts, c’est un coût supplémentaire pour ceux qui restent, car c’est avec eux seuls que l’Etat bouclera son budget ?


Comment faire comprendre que la surtaxation des hauts revenus affectera in fine aussi les classes moyennes, les jeunes et les salariés dont la mobilité est élevée?

 

gays_logopsgrenade.jpgQu’au-delà du manque à gagner fiscal, notre pays perd une partie de ses élites économiques et, avec elles, des personnalités, des cerveaux, des talents, des innovateurs, des entrepreneurs sans lesquels il n’y a pas de richesse collective, et également de la matière fiscale induite par tout un écosystème qui s’appauvrit avec leur délocalisation.

 

Comment leur faire comprendre qu’un pays sans riches est un pays pauvre ?

 

Par Bertrand Jacquillat


La main invisible du marché

 

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Bertrand Jacquillat

De Wikiberal:

Bertrand Jacquillat est un économiste français né en 1944, spécialiste d'économie financière. Professeur à Sciences Po Paris et visiting fellow à la Hoover Institution de l’université de Stanford depuis 1976, il est également membre du Cercle des économistes[1].

Bertrand Jacquillat est diplômé de HEC Paris, de Sciences Po Paris et titulaire d'un MBA de la Harvard Business School. Il a également un doctorat en gestion de l’université Paris-Dauphine et est agrégé des universités en sciences de gestion (1979).

Avant de rejoindre Sciences Po, il a été professeur à HEC et professeur invité à la Graduate School of Business de l’université de Stanford, à l’université de Lille-I, à l’université de Californie à Berkeley, à l'Insead, à l'université de Vienne et à l’université Paris-Dauphine. Il a été le vice-président du conseil scientifique de cette université.

 

 

Dans le cadre des Libres Propos de l'Ipag Business School Bertrand Jacquillat, économiste français, spécialiste d'économie financière, a donné la conférence 11 octobre dernier sur le thème : «Perspectives économiques et financières de la zone euro : est-on sorti de la crise ?»


Il est l'auteur de plus d’une dizaine d’ouvrages et une centaine d’articles. Il est le vice-président du Cercle des Économistes et est membre du Conseil d’Analyse Économique auprès du Premier Ministre. Bertrand Jacquillat est également Président du Comité Scientifique de l’AFIC, l'association française des investisseurs en capital.

Bertrand Jacquillat siège au conseil d'administration de plusieurs sociétés en tant qu'administrateur indépendant (Total, Klépierre ou les Presses universitaires de France). Il est le co-fondateur et président-directeur général d’Associés en Finance, société de conseil en économie financière créée en 1979.

 

Les pantins de l'Etat animé par la franc maçonnerie ?

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Il y a décidément beaucoup d'amateurisme à la tête de l'État. On prévoyait que le désordre idéologique viendrait rapidement, conformément à la tradition socialiste, perturber l'action gouvernementale. On se trompait. C'est au niveau de la méthode que les problèmes se posent. On jugera un jour les socialistes sur ce qu'ils feront et auront fait. Pour l'heure où ils n'ont encore rien fait, on peut en revanche constater qu'ils n'ont pas apporté la preuve éclatante de leur savoir-faire.


Philippe TESSON


La France 38ème, pas terrible d'effectuer du business chez nous: Ease of Doing Business in India Slips

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Pourquoi pas un patron d’entreprise à la tête du pays?

Vers qui un pays en plein désarroi peut-il se tourner pour sortir de la crise ? Avant de se jeter dans l’aventure des extrêmes, il existe une dernière possibilité, rarement imaginée il faut bien le reconnaître, celle de confier les rênes du pouvoir à un “capitaine d’industrie” ayant fait ses preuves dans l’économie.


Ce scénario de l’homme providentiel, issu du monde du secteur privé, n’est, après tout, pas moins inconcevable que celui qui, il y a cinquante ans, voyait l’installation en catastrophe d’un … général à l’Elysée pour remettre de l’ordre dans le pays. Un tel patron d’entreprise, à qui l’on donnerait le mandat de redresser l’économie, serait sans doute bien mieux placé aujourd’hui pour “faire le job” que tous ces fonctionnaires et autres professionnels de la politique qui tiennent les manettes du pays depuis longtemps. A l’instar d’un Michael Bloomberg, homme d’affaires américain issu de la presse qui, en appliquant les recettes managériales du privé, a réussi à revitaliser complètement la ville de New York en une décennie. Pour la rémunération symbolique d’un dollar par mois…


Un patron d’entreprise, un vrai, à la tête du pays, voilà celui qu’il nous faut ! Il est certes encore loin d’être né, ce mouvement d’opinion qui pousserait à l’installation d’un entrepreneur à la direction de “France Incorporated”. Mais, face à l’incapacité de la classe politique, de gauche comme de droite, à sortir le pays de l’ornière, cette aspiration à un “homme neuf” pourrait, la crise aidant, monter de plusieurs crans. Cette tentation d’en appeler à un “grand manager” – que celui-ci ait fait ses preuves à la tête d’une multinationale, d’une PME ou même d’une start-up – n’aurait rien d’incongru, bien au contraire. Un pays n’est-il pas en effet, si l’on y réfléchit bien, en grande partie similaire à une entreprise ?


Même raison sociale ou presque : maximiser la richesse produite ; même double nécessité : d’un côté satisfaire la demande qui des consommateurs qui des concitoyens ; et d’autre part mobiliser les ressources internes ; enfin et surtout, même rôle décisif des actionnaires, maîtres dans les deux cas de la stratégie soit par le tour de table soit, dans nos régimes démocratiques, par l’élection. Vu sous cet angle, un patron rompu à la gestion quotidienne de cette quadrature ne serait-il pas l’homme idoine pour ramener la croissance économique en France ? Et dans ces conditions, un manager aguerri par l’expérience de la conduite de projets ne serait-il pas le plus apte à faire bouger le pays ?


L’expérience d’une “présidence patronale” apparaît aujourd’hui bien tentante après les piètres résultats de plusieurs décennies de gouvernance du pays assurée par des professionnels de la politique issus dans une très grande majorité des cas du vivier de l’Ecole nationale d’administration . Mais, soyons réalistes, casser le monopole politique de la haute fonction publique ne sera pas une mince affaire dans un pays qui confond depuis longtemps le sens de l’intérêt général avec celui de l’Etat. Sans doute faudra-t-il aussi des circonstances exceptionnelles, pour qu’un grand patron s’impose dans un pays qui assimile les dirigeants du CAC 40 à des “ploutocrates” et où la réussite professionnelle en général indispose plus qu’elle n’en impose.


Panégyrique du chef d’entreprise en politique
Quoi de plus naturel, en temps de crise, que de se tourner vers un “professionnel” de la restructuration pour remettre le pays sur de bons rails ? Croissance anémique, frais généraux excessifs, sous-compétitivité : les difficultés françaises relèvent au premier chef d’un certain désordre économique et le malaise national en découle très largement. Or face à une situation aussi plombée, les grands patrons apparaissent, plus que tous les autres, les hommes de la situation. Question de savoir-faire et d’expérience, le pilotage des recettes et des charges à grande échelle est leur affaire. “Le problème numéro 1 de ce pays, ce sont ses prix de revient trop élevés par rapport à la concurrence. Plus de la moitié du compte d’exploitation qui recouvre la sphère publique est en surcoût. Une surcharge de près de 200 milliards d’euros”, diagnostique Xavier Fontanet, ancien PDG du lunetier Essilor. Cette vision, largement partagée, appelle des arbitrages que le politique peine à faire, alors qu’ils sont quotidiens dans les entreprises.


“Comparaison des coûts, études de marché… ces défis ordinaires dans la sphère privée sont tout à fait transposables à la sphère publique”, analyse Agnès Verdier-Moliné, directrice de l’Ifrap. “Les chefs d’entreprise sont incontestablement légitimes dans trois domaines : la création d’emplois, la bonne gestion efficace et rigoureuse et la prise en compte de la mondialisation”, souligne Denis Payre, ancien PDG de Kiala et président du nouveau mouvement “Nous citoyens”. Cette dernière dimension, celle de l’international, suffirait à elle seule à faire la différence : “L’expérience concrète de la mondialisation dans un monde en concurrence généralisée est capitale”, reprend Xavier Fontanet.


Outre son ouverture sur le monde, la valeur ajoutée du grand patron tient aussi à son tempérament. “Il est fondamentalement pragmatique. Sa méthode tient en trois mots : objectifs/ moyens/ résultats. C’est un gage d’efficacité”, souligne le chasseur de têtes Philippe de Fursac. Homme doté d’un fort charisme, le “grand” patron déploie son talent en poussant ses collaborateurs à se dépasser et sa capacité d’entraînement irradie l’ensemble de sa société s’il sait aussi se faire communicant. Mais le vrai “+” du chef d’entreprise engagé en politique est qu’il ne se situe pas dans la logique de la “carrière politicienne” dominée par le souci de se faire réélire pour durer. Résultat : il peut “faire le job”, parler vrai et agir sans détours, dire ce qu’il va faire et faire ce qu’il a dit. “Les politiques de carrière ne prennent pas le moindre risque pour aborder les vrais sujets en campagne électorale et encore moins pour les traiter une fois au pouvoir. Ils sont obsédés par la prochaine victoire et prêts à toutes les compromissions”, déplore Denis Payre. En contrepoint, les chefs d’entreprise qui n’ont plus rien à prouver aiment à se faire passer pour totalement désintéressés. “Je ne cours plus après les honneurs. Ce qui m’importe c’est le programme et sa réalisation”, reprend Denis Payre.


“Je ne suis pas “entré” en politique comme on entre dans un nouveau métier, mais pour réaliser un projet”, analyse Jean-Christophe Fromantin, à la fois député-maire de Neuilly et à la tête d’une SSII. “Elu sans investiture partisane, je me sens complètement libre et serein, ce qui me donne une force considérable dans l’exercice de mes mandats. Je ne m’inscris dans aucun combat politique partisan et n’ai pas besoin de me contorsionner pour durer. Je ne cède pas au clientélisme et ne me plie à aucune consigne”, poursuit celui qui avait défié la Sarkozie dans son fief. Voilà qui dessine le portrait du “gendre idéal” en politique, entièrement dévoué à l’intérêt général, totalement dégagé des calculs politiciens, expérimenté dans l’art de mobiliser les hommes. Et pour peu qu’il ait fait fortune dans le privé, totalement désintéressé !


“Ce qui fait ma différence par rapport aux professionnels de la politique, c’est l’authenticité et la sincérité de ma démarche”, proclame Denis Payre.


L’infranchissable “barrière de l’espèce”
Il n’en reste pas moins que les candidatures émanant du vivier patronal demeurent une denrée plutôt rare en politique. Une carence qui ne relève pas simplement du hasard ou de l’absence de volonté. Les patrons ne sont qu’une vingtaine au Sénat (sur 348), une trentaine à l’Assemblée nationale (sur 577) et ils sont aux abonnés absents de l’élection présidentielle. Les réticences viennent en premier lieu des intéressés. “Le Parlement sous la Ve République n’est pas perçu par les grands patrons comme un lieu de pouvoir ou d’influence”, observe le chroniqueur politique Alain Duhamel.


Pour un chef d’entreprise, se faire élire suppose aussi de réels sacrifices en termes financiers – l’échelle des émoluments d’un élu n’a rien à voir avec celle du secteur privé – ainsi qu’en termes de statut – il doit parfois renoncer, par manque de temps, à son poste de chef d’entreprise au risque de brûler tous ses vaisseaux en cas d’échec. Autant de raisons d’hésiter avant de se lancer. “Dans la sphère politique, le chef d’entreprise perd inévitablement une partie de son efficacité et de ses moyens. Mais autant son investissement est souhaitable et possible à l’échelon municipal car en tant que maire, il est vraiment le patron, autant c’est plus difficile pour les mandats parlementaires pour lesquels il n’est pas familier des rouages institutionnels”, témoigne Paul Dubrule, l’ancien PDG du groupe Accor et ex-maire de Fontainebleau et sénateur.


Autre obstacle : les places sont déjà très largement prises. En France, le vivier politique est essentiellement constitué de professionnels de la politique, bien souvent fonctionnaires. Ces derniers, privilège exorbitant, peuvent se lancer dans la vie politique avec l’assurance de pouvoir retrouver leur poste dans la fonction publique en cas de défaite. Si bien que l’Ena demeure plus que jamais en France la voie royale pour accéder aux plus hautes fonctions de la République. Un autre frein, plus fort encore, tient à la nature même de la politique et de ceux qui la font et à ce que Jean-Louis Bourlanges appelle “la barrière de l’espèce”.


Les défauts qui sont les qualités nécessaires pour réussir en politique sont en effet à l’opposé des qualités pour diriger une entreprise. Il faut être non seulement doté d’une ambition qui confine à l’arrivisme mais être aussi capable de faire preuve d’un grand cynisme pour ne pas hésiter à trahir et à mentir. Un ADN spécifique à l’animal politique qui n’est d’ailleurs pas forcément incompatible avec le fait qu’il soit habité par un vrai idéal…


Inversement, les qualités qui font les grands patrons – des convictions fortes nourries d’une perception visionnaire – se heurtent aux aspérités et résistances du terrain, un Francis Mer l’a appris à ses dépens en se heurtant de plein fouet à la forteresse de Bercy. Tant il est vrai que l’on ne manie pas de la même façon un compte d’exploitation et les comptes de la Nation. Souvent ce sont les grands patrons en politique qui donnent eux-mêmes le mauvais exemple, que l’on songe par exemple à l’expérience d’un Silvio Berlusconi en Italie ou, plus près de nous, d’un Bernard Tapie, adeptes d’un mélange des genres peu recommandable et démonstrations vivantes de ce qu’il faut éviter. Un pays n’est décidément pas une entreprise tout à fait comme les autres…

 

Par Philippe Plassart


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Publié dans Travail et Economie

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Guy Marbaise 13/07/2014 18:53

Le système est tellement fermé qu'il n'est plus composé que de fonctionnaires, d'apparatchics des syndicats et de fils de...... qu'il complètement dévoyé de ses objectifs de PROSPERITE POUR TOUS

Clavé Viviane 13/07/2014 16:05

je suis POURRRRRRRRRRRRRRRR

Laurence Souillot 01/11/2013 13:20


Laurence Souillot ah ben ça va faire tout drôle à la majorité des français,
mais ce serait tout à fait salutaire, à condition naturellement que nous ne misions pas sur le psychopathe de service

Marc Tom Stieber 31/10/2013 16:32


Marc Tom Stieber Un président apolitique et compétent serait une
franche bénédiction. Il est possible de gouverner sans la contrainte inutile des partis politiques idéologiques. Nous avons besoin d'un expert en économie comme Louis Gallois ou Alain
Minc.

Pierre Robert Michon 31/10/2013 14:33


Pierre Robert Michon Le politiquement correct te marque,
Alain. Pourquoi t'évertues tu à taxer d'extrême les propositions de Marine, alors qu'elle te dit tout comme moi qu'elle n'est pas extrémiste ?
Et ce "capitaine d'industrie ayant fait ses preuves…" et que toute la France connait et qui va réunir sur sa candidature plus de 40% des électeurs (qui ne savent pas lire pour une bonne
partie d'entre eux), c'est qui ?