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L'ego est-ce une question philosophique chez nos politiques - Moi JE !!

Publié le par AL de Bx

Ce que coûte à la France le petit ego des politiques est extravagant. A chaque initiative gouvernementale ou locale, le peuple encaisse avec désarroi. Depuis trente ans règne une folle dilatation du JE de nos élus dont nous subissons les effets inquiétants sans trop nous révolter. Obnubilés par leur propre importance (légitimée avec fierté par le vote du peuple), ces gens-là veulent à tout prix faire à notre place, exister à notre place, pouvoir dire JE à tout va.

 

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Nos princes s’imaginent que c’est à eux d’agir directement par l’Etat, au lieu de donner un rôle central à la nation. Pas un - ce brave Hollande moins que les autres - n’a eu le coeur de FAIRE CONFIANCE à la société, de distribuer résolument du pouvoir à un peuple entreprenant, opiniâtre. En eux crie toujours le petit garçon (ou la petite fille insupportable) qui veut pouvoir dire « c’est moi qui l’ai fait » ! Pas un n’a eu la grandeur d’âme de s’effacer devant le talent vif des citoyens, l’humilité de trouver grand qu’une nation se sauvât elle-même. Tous ont successivement encombré le pays de leur ego dilaté, de leurs dépenses qui traduisent leur inextinguible besoin de dire JE, du déluge de leurs lois (Ah l’extase de donner son nom à une loi, à une réforme apparente !), d’un imbroglio de normes ; toutes entraves accablantes qui ne sont que la transcription politique de leur égocentrisme que rien ne semble pouvoir calmer. A trop vouloir exister dans la lumière et obtenir notre gratitude, ils n’ont hélas obtenu que révocation, quolibets et mépris. Ce qui est normal : le premier facteur d’instabilité en France, c'est l'ego de nos élus.


A l’Education nationale, chaque enseignant est résigné à l’idée qu’un changement de ministre va inévitablement se traduire par « des changements », généralement vécus comme absurdes ; comme s’il était naturel en République de devoir subir l’ego malade du nouveau ministre. Le système a même appris à faire admirablement semblant lorsque la malfaisance gouvernementale se déchaîne avec trop d’incohérence. Le marché immobilier français a-t-il du mal à fonctionner ? Il devra encaisser la névrose ministérielle qui cette fois à pour nom « loi Duflot », ultime expression de l’ego des roitelets de notre administration ! Je dis « des roitelets » car si la droite avait été aux manettes, un JE surgonflé de droite aurait donné son nom à un texte également perturbateur.

 



Cette dinguerie se fait avec l’assentiment tacite de l’opposition remplie d’orgueils débridés qui attendent leur tour pour imposer leur MOI à la nation. A Paris nous pouvions à peu près circuler jusqu’à ce que le maire ait besoin d’exister en imaginant un système fou de circulation qui la bloque à peu près. Sur certaines voies, le succès est total : les boulevards Montparnasse ou Magenta sont à la fois dangereux (il faut changer de voie sans arrêt) et impraticable (était-il bourré quand il a signé cela ?). Cette fois, c’est l’ego envahissant de Delanoë que nous subissons.


L’idée s’est quelque peu perdue qu’un élu du peuple ne devait pas prendre du pouvoir mais en donner, pas dire JE mais NOUS avec fièvre, pas faire à la place des gens mais favoriser des initiatives citoyennes, pas légiférer mais délégiférer avec ardeur, en ayant un amour fou pour l’intelligence des autres. La noblesse d’un politique se mesure à sa passion pour le talent d’autrui. Sa grandeur est toujours dans son humilité devant le génie de la population, seule source de puissance. Prendre soin d’une société n’est pas la perturber sans arrêt mais aimer sa vitalité propre, lui FAIRE CONFIANCE.


Le temps est venu de la médecine douce, non invasive, respectueuse. Cher élus, activez nos défenses immunitaires au lieu de mettre sans cesse des garrots sur nos membres. C’est moins gratifiant pour celui qui agit, plus modeste, mais de grâce allez traiter sur un divan votre puérile soif de reconnaissance. Délivrez-nous de votre ego avant que la révolte qui gronde ne pète sévèrement. Et méditez l’exemple de Charles (de G.) qui, contrairement aux idées reçues, renonça très tôt à son petit JE. Colonialiste, Charles décolonisa ; machiste invétéré, il donna le droit de vote aux femmes ; épris de responsabilité individuelle, il créa sans sourciller la Sécurité sociale ; droitier, il gouverna avec les communistes. Son petit moi ne guida jamais ses actes. Charles était délivré de ses opinions propres. Il ne les servait pas, il servait la France.


S’il est une révolution française que notre génération doit réussir, c’est bien celle-ci : libérer la France de l’ego des politiques, faire monter vers les sommets de l’Etat des êtres délivrés d’eux-mêmes, charliens de coeur.

 


Par Alexandre Jardin

 

Libérons la France de l’ego des politiques !

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Manuel Valls: «Moi, je trouve que je n’en fais pas assez»

Laurent Wauquiez: "Moi je roule en Peugeot"

Moi Président: La grande arnaque.


 

 

VIDEO. Jean-François Achilli limogé de RMC, victime de l'égo de Jean-Jacques Bourdin
En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-francois-achilli-limoge-de-bfm-victime-de-l-ego-de-jean-jacques-bourdin_1271912.html#EkpimVqSzzszDALK.99

C'est un travail de fourmi auquel vient de se livrer linternaute.com. Le site internet a disséqué les discours, interviews et interventions de 35 personnalités politiques (sélectionnées par la rédaction du site sur des critères liés à leur présence au gouvernement et/ou leur popularité) entre le 1er janvier 2000 et le 30 juin 2010.


Le mot le plus utilisé par les 35 personnalités étudiées est «je » (22,97 occurrences en moyenne pour 1000 mots). Suivent «nous», «vous», «faire» et «faut». «Europe» arrive en 12e position, «travail» est 15e, «sécurité» 27e et «entreprises» 29e.

Le champion du «je» est Nicolas Sarkozy (46,4 occurrences sur 1000). Il devance Ségolène Royal et François Bayrou. Le chef de l'État est également le premier utilisateur du «moi» avec 6,4 occurrences pour 1000, devant Ségolène Royal.

Dominique Strauss-Kahn est celui qui utilise le plus «faut», devant Alain Juppé et Jean-François Copé, mais Olivier Besancenot est celui qui utilise le plus le mot «faire». «France» est le plus utilisé par Philippe de Villiers (qui est aussi celui qui parle le plus d'«Europe» et de «banlieues») et généralement par des personnalités de droite (Raffarin, Bayrou, Sarkozy et Besson suivent). Jean-Marie Le Pen est celui qui parle le plus de «nation», François Bayrou de «monde». La «démocratie» est l'apanage de Jacques Chirac alors qu'Arnaud Montebourg, longtemps partisan d'une VIe République, domine le classement quant à l'utilisation de ce dernier mot.


Source: Publié par Lafontan Marc

 

 

Charles de Gaulle… c’était de Gaulle J : joker tant sur la plan de son ego que sur d’autres sujets…

Je ne me souviens pas de débordements déplacés du MOI de Georges Pompidou…

… Alain Poher, Président par intérim, ne m’a pas marqué non plus ; vrai qu’il n’a fait que passer très rapidement.

Valéry Giscard d’Estaing me semble également avoir eu un comportement conforme à la décence que l’on peut attendre de la fonction, même si ses claquements de langue pouvaient éventuellement dénoter une certaine prétention et, pour certains, être horripilants… mais également terriblement amusants, surtout lorsqu’ils étaient revus et corrigés par des sauces mitonnées par Thierry Le Luron J http://www.youtube.com/watch?v=NblNVQ3qKAc : on ne s’en lasse pas J !

Vrai néanmoins que la manière dont VGE quitta l’Elysée pour céder la place à François Mitterrand demeure un grand moment en laissant entendre un solide sens de la mise en scène et un ego blessé plus costaud encore (version courte http://www.youtube.com/watch?v=j0AjgQtPHfk ; discours http://www.youtube.com/watch?v=4BrRVaTa-BI ;). Mais je ne peux m’empêcher, toute opinion politique mise à part, de trouver que l’ensemble eut une certaine allure. Question : est-ce lui qui demanda que l’on jouât La Marseillaise sur un fauteuil présidentiel vide… comme à la dérive J ?

François Mitterrand… ce fut François Mitterrand J : joker de nouveau mais l’audio-visuel s’étant développé depuis l’utilisation de mon joker précédent, je peux, en guise de clin d’œil, en appeler une nouvelle fois à Thierry Le Luron http://www.youtube.com/watch?v=WB-cfUGoZwk.

Jacques Chirac était ce qu’il était mais il n’en demeure pas moins à mes yeux le dernier de nos Présidents à avoir su tenir sa place avec une modestie, peut-être feinte, je l’ignore, je ne le connais pas personnellement, mais paraissant sincère pour quelqu’un qui, comme moi, observait de l’extérieur, en brave pomme J de citoyen.

Puis nous avons eu Nicolas Sarkozy qui, à mes yeux toujours (mais je sais que sur ce coup là je ne serai pas seul J), a perdu les élections en vue d’un second mandat non pas tellement à cause de sa gouvernance, mais bien du fait d’attitudes exaspérantes. Son côté bling-bling-Rollex-Restaurants-de-luxe et yachts-des-copains-pleins-aux-as n’était politico-électoralement pas très futé, et étaient plus encore insupportables ces incessants ‘JE vais vous le dire’, accompagnés de pseudo-tocs déclinés sur le mode petits haussements d’épaules + légers coups de flipper avec la tête, signes du VRP / technico-commercial de base auto-satisfait de la ventes de ses salades… mais peut-être néanmoins un peu mal à l’aise et doutant de lui. J’ai toujours été sidéré qu’un maître de la rhétorique et de la communication n’ait pas tenté d’intervenir pour le lui dire afin qu’il se corrige. Peut-être que notre ex-Président ne voulut rien entendre… à moins que personne n’ait osé lui dire quoi que ce soit, l’ego du personnage dégoulinant de toute part pouvant peut-être se transformer en fureur… ??

A présent, nous avons François Hollande, le Président tellement Normal que ses costards, chemises et cravates semblent tout droit sortis des soldes de Tati et qu’à l’inverse du prétendu Parler Juste de son ex-épouse, il nous assène un  parler qui sonne faux à force d’une floutitude J masquant une incapacité à gérer les VRAIES difficultés du pays. J’avoue que je suis soulé de ‘son’ mariage pour tous et de cette position intolérable qu’il a contribué à répandre : si vous n’êtes pas d’accord avec les idées du PS, c’est que vous avez une mentalité de Cro-Magnon tendance fascisante, sorte de terrorisme intellectuel et politique. Si besoin, lire ou relire BHL lorsqu’il entreprit de définir l’intégrisme et vous obtiendrez un joli sujet d’étonnement. Finalement, sur un autre mode, il ergote tout autant que Nicolas Sarkozy et lui qui se veut à l’opposé de son (ex ?)-rival, il le rejoint bel et bien au royaume du dégoulinage de l’ego.

Voir source ici

Publié dans Philosophie

Commenter cet article

Patrick Bourdreux 03/10/2013 19:28


Patrick Bourdreux et mégalomaniaquement dangereux !

Catherine Ferchal 03/10/2013 19:28


Catherine Ferchal Oh oui bien sur! Ce sont des êtres narcissiques dont
l'égo est démesuré!

Patrick Bourdreux 03/10/2013 17:16


Patrick Bourdreux ben oui !