Internet France - Economie - Fracture numérique

Publié le par AL de Bx

IT Plex Vidéo - Retour sur les conclusions de l'étude McKinsey consacrée à l' "Impact d'internet sur l'économie française" avec Christine Balagué, Présidente de Renaissance Numérique et Jean-David Chamboredon, président exécutif du fonds d'investissement Isai.

 

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Au sommaire : entrepreneuriat, PME, instabilité fiscale et ministre du numérique.
Quel est le poids de l'Internet dans l'économie française ?

Depuis la publication de l'étude du cabinet de conseil McKinsey, on dispose de quelques chiffres pour répondre à la question. Elle évalue que la filière Internet * a généré 3,2 % du PIB en 2009 et 3,7 % en 2010. Plus que des secteurs de la "vieille économie" comme les transports ou l'agriculture. "Cette étude confirme que l'Internet est un secteur économique important mais la France reste très en retard par rapport au Royaume Uni, notamment. 30 % des français ne sont ne toujours pas connectés. Cette fracture numérique crée une fracture sociale. Tout reste à faire aussi dans le domaine de l'e-education.

 

Comparés à d'autres pays, les français sont à la traine sur les usages, ce qui provoque des effets négatifs sur l'emploi et sur l'économie " regrette Christine Balagué, présidente du Think Tank Renaissance Numérique.


L'instabilité fiscale en question
" Plus du quart des emplois du secteur marchand, un quart de la croissance du pays ; ce sont des chiffres qui parlent. Nous recevons une centaine de dossiers de start-up par mois, ce qui illustre un élan entrepreneurial qui est incomparable avec ce qu'il était il y aune dizaine d'années. Sur le marché du capital risque, la place de la France se situe à une place tout à fait décente puisque nous sommes numéro deux derrière l'Angleterre " commente Jean-David Chamboredon, président exécutif du Fonds d'investissement Isai. L'instabilité fiscale est pointée comme un des principaux freins au développement de l'économie numérique " C'est malheureusement une caractéristique française " déplore Jean-David Chamboredon. " Très astucieux, le statut JEI qui permettait d'alléger les charges sociales des jeunes entreprises sur les 7 premières années a été raboté pour une économie ridicule de moins de 60 millions d'euros, soit moins de 6 heures de déficit de l'Etat Français. Cette instabilité est très néfaste car elle crée une méfiance. On accumule les petites raisons d'aller voir ailleurs".


Ministre du numérique ?
Réclamée par Renaissance Numérique, la présence d'un "ministre du numérique" au sein du gouvernement est une déception. " L'existence d'un secrétaire d'Etat ne suffit pas. Il faut qu'il ait des moyens. Ce qui n'est pas le cas. Il faudrait aussi que les élus s'intéressent davantage au secteur. Aujourd'hui il n'y a pas plus de 8 députés et sénateurs qui sont concernés " indique Christine Balagué. "C'est un secteur très important. Il est donc normal qu'on ait un ministre en charge de ce secteur et qui soit l'interlocuteur des parlementaires lorsqu'il s'agit de voter des lois, si possible moins stupide que la 'taxe Google'. Je pense qu'il doit être beaucoup plus présent à Bruxelles pour légiférer sur la fin d'Europe truffée de trous fiscaux " plaide Jean-David Chamboredon.


* Le périmètre défini pour l'étude englobe les secteurs de télécommunications sur IP (les FAI), de la fabrication et de la maintenance de matériel informatique destiné au Web (PC, smartphones, etc), des activités de services informatiques ayant une connexion Web (conseils, développement de logiciels, etc) et des activités ayant le Web comme support (e-commerce, publicité,etc).

 

Economie numérique : la France est-elle en retard ?
Source, journal ou site Internet : ZDnet
Date : 15 avril 2011
Auteur : Philippe Leroy

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