France et corruption, çà ne s'arrange pas!

Publié le par AL de Bx

Le rapport 2010 de l’ONG Transparency International montre que trois quarts des 178 pays analysés obtiennent des notes inférieures à 5, sur une échelle allant de 0, pour très corrompu, à 10 pour très propre.

 

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La France, 25e, perd une place et arrive derrière l’Uruguay, les Etats-Unis et la Belgique. Dix pays de l'Union européenne devancent la France au classement établi par Transparency International. (Reuters) L’indice de perception de la corruption (IPC) 2010 publié par Transparency International n’invite guère à l’optimisme.


Cette étude qui existe depuis 1995 synthétise les travaux de plusieurs organismes sur la vie des affaires dans plusieurs pays du monde. La dernière édition témoigne d’une persistance de la corruption dans trois quarts des 178 pays constituant son panel d’étude. Selon l’ONG, la situation s’est améliorée au Bhoutan, au Chili, en Equateur, en Macédoine, en Gambie, en Haïti, au Koweit et au Qatar. Elle s’est dégradée, en revanche aux Etats-Unis, en Grèce, en Hongrie, en République Tchèque, en Italie, au Niger et à Madagascar. Le Danemark est en tête des pays les moins corrompus, alors que la Somalie ferme la marche. La France, elle, ne brille pas vraiment. En effet, l’Hexagone perd une place par rapport à l’an dernier et se classe 25e -alors que le Qatar est 19e. La France était pourtant 19e en 2007 et 23e en 2008.

 

Selon l’antenne française de l’association, “les entreprises et experts internationaux interrogés continuent à avoir une image relativement dégradée de la classe politique française” en raison de “plusieurs affaires dont l’audience a largement dépassé nos frontières.”


Les affaires Karachi et Bettencourt citées
Pour Transparence France, l’affaire des rétro-commissions versées lors d’une vente d’arme au Pakistan, qui pourrait être liée à l’attentat de Karachi en 2002, illustre un “usage abusif du secret défense”. L’affaire Woerth-Bettencourt est aussi citée, puisqu’elle jette “un peu plus le doute sur les pratiques de la classe politique française”. Autres griefs : la suppression annoncée du juge d’instruction et des “nominations contestées de certains procureurs”. Et si le tableau n’était pas assez sombre, l’ONG se montre sceptique sur “la volonté de la France de mettre en oeuvre les engagements pris au titre de la Convention OCDE, du Conseil de l’Europe et de la Convention des Nations Unies contre la corruption”. L’IPC n’est certes qu’une mesure de la perception de la corruption, pas un indicateur sur la réalité du phénomène. Mais les contreperformances de la France ne peuvent être bon signe.

 

SECURITE INTERIEURE
Corruption: La France régresse
Source journal ou site Internet : Le JDD
Date : 27 octobre 2010

Publié dans International

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