ENA comme FRANCE = Endettement !

Publié le par AL de Bx

   Le PLF 2014 est l’occasion de remettre quelques pendules à l’heure à propos de la désastreuse gestion de l’ENA. Qui sera en déficit de près de 5% en 2013!

 

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S’il est bien une école où l’on n’aime pas s’appliquer à soi-même les leçons arrogantes qu’on donne aux autres, c’est l’ENA. Ce petit temple de la science administrative mériterait d’ailleurs d’être rebaptisé le temple du déficit public, tant il a formé de dépensiers incapables de manager l’Etat pour le ramener dans le droit chemin d’une situation financièrement vertueuse.


Dans cet ordre de la décadence, la gestion de l’ENA elle-même apparaît comme une sorte de démonstration vivante de la propension à ériger le déficit en religion et en source de fierté.

 

 

Par Prof Kuing Yaman: Le système français ne peut plus éviter une crise majeure. Ceci est dû à 40 ans de laxisme politique durant lesquels l'État français a creusé sa tombe : celle des déficits.
Quand on s'endette, on perd son indépendance et le jour où ceux qui prêtent à l'État français en auront assez, les fonctionnaires et les retraités français ne seront plus payés.
Il faut donc urgemment couper dans les dépenses publiques et pour ceci, il faut un chef de gouvernement au dessus des partis politiques.
François de Closets.

 


Le projet de budget 2014 en donne une très belle illustration.

Ainsi, pour 2014, l’ENA devrait recevoir 32,5 millions € de crédit, contre 33,1 l’année précédente. Soit un effort de près de 2%. Le geste méritait d’être souligné. Mais il doit être rapporté à l’effort global de cette école, qui semble présenter des marges bien plus grandes en matière d’économie.


Par exemple, si l’on rapport le budget au nombre d’élèves (161), on s’aperçoit que l’Etat apporte la bagatelle de 200.000 € par tête de type. Soit 20 fois le coût d’un étudiant à l’université. Impressionnant, non? Allez, soyons honnêtes, si l’on rajoute à ce calcul les élèves de cycle préparatoire (149), on arrive à un peu plus de 100.000€ par élève. 10 fois le coût d’un étudiant à l’université.


Autre exemple: si l’on rapporte le nombre de salariés (204) de l’Ecole au nombre d’élèves (161), on arrive au modique ratio de 1,25 fonctionnaire par élève. Imagine-t-on les universités qui comptent 20.000 étudiants recruter 24.000 fonctionnaires pour faire tourner l’université?


Dans ce superbe gâchis budgétaire, on pourrait s’attendre à un resserrement de vis un peu plus important que le petit 2% prévu par la loi de finances. Après tout, il n’est pas inutile que les futurs décideurs de la dépense publique expérimentent par eux-mêmes les effets des politiques qu’ils ordonneront d’un trait de plume.


Justement… l’ENA semble avoir bien du mal à se plier aux règles qu’elle impose aux autres. En 2013, l’ENA devrait en effet afficher un déficit de 1,5 million. La honte: 5% de dépassement par rapport au budget initial.


Bercy n’explique pas les raisons de cette situation qui, une fois de plus, donne la pire image qui soit d’une école dont la justification est de plus en plus fragile.


Par Eric Verhaeghe

 

ENA: le scandale du déficit


Découvrez son blog:

Le blog d'Eric Verhaeghe et de la démocratie liquide
http://www.eric-verhaeghe.fr/
Jusqu'ici, tout va bien...

Former un énarque coûte 168.000 euros à l’État

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La Promotion Voltaire en 1980 de l’ENA, avec Ségolène Royal, François Hollande et Dominique de Villepin.
Le coût de la scolarité d’un élève de l’Ecole nationale d’admistration a augmenté et atteint 84.400 euros l’année. La promotion qui sortira en 2013 va coûter 13 millions à l’Etat.

La formation de nos hauts fonctionnaires coûte cher. Un élève de l’ENA coûte en moyenne 168.000 à l’État. La promotion qui sortira en 2013, composée de 80 élèves coûtera donc 13 millions d’euros, s’inquiète le rapport budgétaire consacré à la fonction publique .Qui met en garde contre une dérive des coûts. «La déconnexion entre l’établissement du contrat d’objectifs et de performance (pour 2012-2014) et les moyens qui sont alloués pour les atteindre (contrat triennal 2013-2015) reflète un pilotage stratégique défaillant», peut-on lire dans le rapport.


A titre de comparaison, les étudiants, qui rentrent à HEC comme à l’ESCP Europe en cycle de Master règlent 11.900€ de frais de scolarité par an, pour les étudiants ressortissants de pays de l’Union Européenne. Comptez 16.500 euros pour un Master spécialisé en Gestion achat internationaux à l’ESSEC.


Mais les formations ne peuvent se comparer, rappelle la prestigieuse école qui a formé trois présidents de la République (Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac et François Hollande) et sept chefs de gouvernement.


Les élèves de l’ENA s’engagent à servir l’État pendant dix ans. En échange, ils deviennent fonctionnaires stagiaires et sont rémunérés 1399,34 € nets par mois pour un élève issu du concours externe et 2144,26 € nets par mois pour un élève issu du concours interne. Par ailleurs, l’ENA n’a pas de professeurs permanents mais des intervenants, dont la rémunération est à inclure dans les coûts de la scolarité, explique la directrice de la communication, Évelyne Heckel-Mantey. L’école aide également ses élèves pour le stage d’un an. «Pour une mère qui a quatre enfants en bas âge, si le stage est éloigné de chez elle, l’ENA l’aidera à financer ses déplacements».

Vers une évolution de l’ENA

Le coût croissant de l’Ena vient ajouter au trouble qui secoue l’institution. Un livre choc est venu ternir son aura et remettre en cause la qualité de ses enseignements. Dans son livre Promotion Ubu roi. 27 mois sur les bancs de l’Ena ,Olivier Saby, une jeune énarque sonne l’alarme: «Notre génération devrait apprendre à innover. Or l’Ena nous classe sur notre capacité à reproduire sans courage, à imiter, à singer», «Toute la scolarité n’est qu’une immense course au classement», selon lui, pour obtenir les meilleurs postes à la sortie.


A l’Ena, on se dit ouvert au changement. Le concours d’entrée devrait être réformé… mais en 2014. Et la suppression du classement de sortie voulue par Nicolas Sarkozy a été censurée par le Conseil constitutionnel.

 


Par Raphaël Gibour

Source:  

Figaro Etudiant

 

 

 

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Patrick Aubin 09/10/2013 20:35





Patrick Aubin







L'ENA, source des maux de la société française : une mafia bien huilée qui s'engraisse en amaigrissant le peuple. Mais comme tout bien mal acquis ne profite jamais, la
fin de l'histoire est proche.

Olivier-Benoît Garand 09/10/2013 20:08


Olivier-Benoît Garand
Le TDP ... Mhhh ... Ca sonne bien, si c'est a très très court terme ...

Philippe Leménager 09/10/2013 18:54


Philippe Leménager
Ecole des Néo Aristocrates.

Hervé Azoulay 09/10/2013 17:39


Hervé Azoulay FRANCE REVEILLE TOI!
Tes élites te conduisent à l'asphyxie
http://www.amazon.fr/dp/2950924115/ref=tsm_1_fb_lk

Notre élite issue de l’ENA et des Grands Corps de l’Etat (de droite comme de gauche), verrouille depuis plusieurs décennies, tous les postes de décision de
notre société : économique, administratif, politique, financier. Comment desserrer la pression de cette « pieuvre » qui asphyxie l’innovation et le changement en France ? Je critique le système
élitiste français, son obstacle à l’innovation, son manque de courage, sa destruction d’emplois, puis je développe un modèle universitaire en réseaux pour intégrer l’ENA et je propose des pistes
pour le changement avec quelques réformes indispensables à mettre en place pour permettre de changer les règles qui ont constitué les alliances dominantes.

Les réformes proposées

Desserrer la pression de cette élite dirigeante
• Il faut donc mettre fin à l'éligibilité des fonctionnaires et s’ils souhaitent se faire élire ils doivent démissionner de leurs fonctions. Cette disposition s'applique d'ailleurs déjà
dans pratiquement toutes les démocraties occidentales. Ils sont sur représentés dans les fonctions électives avec par exemple plus de 60 % des présidents de régions, ainsi que plus de 70 % dans
les cabinets ministériels. La France pourrait s’inspirer de ce qui est fait ailleurs en coupant le lien qui existe entre la haute fonction publique et la politique et entre la haute fonction
publique et les cabinets ministériels. Pour cela, il suffirait tout simplement de demander aux fonctionnaires de choisir entre leurs engagements professionnels et leurs engagements
politiques.
• Il faut intégrer l’ENA et Polytechnique dans le cadre d’une grande réforme en réseaux de l’Université et supprimer les Grands Corps de l’Etat

Réformer les structures de l’innovation

• Supprimer OSEO, boussole qui marque le sud et éviter ainsi que les Pouvoirs Publics ne s’immiscent dans le choix des innovations. Il faut s’inspirer du Small Business Investment Act qui a
fait ses preuves aux USA pour favoriser l’action des Business Angels. En effet la France est passée à coté des deux plus grandes innovations de rupture du siècle précédent : le micro-ordinateur
et Internet. Les deux inventeurs de ces nouvelles technologies étaient pourtant français ! Notre élite issue des Grands Corps de l’Etat a sabordé ces deux grandes innovations afin d’éviter une
concurrence avec les projets qu’elle développait alors, dont le fameux Minitel ! On sait ce qu’il est devenu aujourd’hui. Cette élite aura réussi à faire expatrier les plus belles innovations de
rupture vers les Etats-Unis ! Aurions nous autant de chômage si ces projets avaient été développés en France avec toutes les grappes d’innovations qui en ont découlé ?

Réformer la fonction publique

• Pourquoi ne pas comparer ce qui se fait en termes de services publics dans l’Union Européenne ? Nous constatons que la France dépense 27,7% de sa richesse nationale à produire ses
services publics alors que nos voisins n’en dépensent que 24,9% et cela sans aucune différence en termes de qualité du service public et des prestations. La différence entre ces deux chiffres
c’est 60 milliards d’euros, qui pourraient donc être économisés chaque année ! Mais pour cela il faut avoir le courage de faire de véritables réformes structurelles !

• Supprimer les mises à disposition de personnel et de locaux de l’administration aux syndicats publics. Tous ces syndicats ont de moins en moins d’adhérents et de plus en plus de
financements publics directs ou indirects et en plus ils freinent la réforme de l’État.

L’auteur Hervé AZOULAY a été dirigeant dans de grands groupes internationaux, co-fondateur de plusieurs entreprises innovantes, Business Angel, fondateur d’un des premiers réseaux de
Business Angels en France, Président d’un fonds d’investissement, administrateur d’entreprises, Président de sociétés et d’associations pour le développement de l’emploi, intervenant dans de
grandes écoles et à l’université en France et à l’étranger, auteur de nombreux ouvrages et de tribunes dans la Presse.

Inma Abbet 09/10/2013 17:26


Inma Abbet De la
science infuse