Dossier "Revenu de base" entre enthousiasme et refus catégorique (3 textes + liens

Publié le par AL de Bx

 

Rickard Falkvinge, entrepreneur du net et fondateur du parti pirate suédois, préconise l'instauration d'un revenu minimum pour tous, pour favoriser l'économie d'essaim, et inciter au risque et à la créativité.

1150329 577700325607128 1890361357 nje vois...revenu de base ou minimun, allocation universelle ou de Liberté...rhôoo égalité pour tous !

Le modèle industriel d'une carrière avec un seul et même employeur à vie est en train de mourir. Il ne reviendra pas. Le premier indice était le passage du mariage à vie à un poste vers son équivalent «monogamie en série», où l'on change de boulot tous les trois ans maximum. L'étape suivante du changement, qui se déroule déjà de nos jours, c'est quand les gens ont plus d'un emploi (ou ce qui équivaut à un emploi) en même temps : c'est un changement majeur de la société, où les gens vont jongler entre cinq et dix projets à la fois, certains pour le plaisir, certains pour gagner leur vie, parfois pour les deux. J'ai appelé ça l'économie émergente de l'essaim.


Plusieurs jobs

L'économie de l'essaim ne traite pas des détails de notre actualité. Il ne s'agit pas de parler du bitcoin, de la fraude dans le système bancaire, des échanges de fichiers en pair-à-pair, ou encore du revenu de base. En tout les cas, un par un. Car l'économie de l'essaim, ce sont tous ces sujets combinés, et bien davantage encore.

Nous voyons déjà comment les gens mettent en place des projets personnels à côté de leur emploi (unique), ainsi que des projets qui de temps en temps vont et viennent dans la vie de quelqu'un alors qu'ils changent de travail et de situations personnelles. Grâce au recours croissant à la connectivité, on peut s'attendre à ce que cette tendance s'accélère jusqu'au point où la plupart des gens auront cinq a dix projets en cours, certains rémunérés, d'autres non, plutôt que d'avoir un travail «quotidien».


Fin de l'économie industrielle

Cette évolution - passer d'un emploi par personne à cinq à dix projets par personne - change fondamentalement plus la société que quelqu'un qui «fait un extra» ou «ait deux boulots». C'est une fin précise à l'économie industrielle. Voici quelques changements que cela implique, tous pouvant déjà être observés ici ou là dans le secteur informatique:

  • La fin des lieux de travail fixes. Les gens travailleront où ils voudront, typiquement depuis des cafés ou autres tiers-lieux. «Aller au bureau» n'existera plus comme un concept, à l'exception de quelques services à la personne.

  • La fin des horaires de travail. Les gens ne travailleront plus non seulement d'où ils veulent, mais aussi quand ils le veulent - ou en concordance avec l'équipe sur un projet commun. Les fuseaux horaires s'assureront qu'il n'y aura pas d'horaires de bureaux puisque les gens coopèreront depuis l'Europe, l'Amérique du Nord et du Sud, la Chine, l'Inde, l'Australie, et ainsi de suite, tous au même moment.

Il y a bien plus de conséquences similaires telle que la disparition des «boulots d'une journée». Cela signifie une décentralisation massive de la prise de décision pour soutenir l'économie - voilà pourquoi je la nomme économie de l'essaim. C'est intéressant de la comparer aux concepts antérieurs.


Échec du capitalisme

Le capitalisme, quand il fonctionne, est supposé distribuer les ressources de manière optimales grâce à la décentralisation des décisions. Diverses formes de corruption ont détourné des lois et des marchés qui se nomment eux-mêmes capitalistes mais qui concentrent les ressources là où elles sont déjà rassemblées - «rendant le riche plus riche», et faisant du capitalisme un mot détestable - mais dans mon esprit, au moins l'idée de décision décentralisée résonne fortement avec les idéaux pirates.

Toutefois, le modèle capitaliste a échoué à prédire ce qui s'est déjà produit. Dans un modèle capitaliste, Linux et Wikipédia - 10 000 volontaires qui s'unissent pour créer un produit de manière bénévole, et où le produit est si incroyablement bon qu'il dépasse les meilleures alternatives commerciales - n'arrive simplement pas. Mais ça s'est déjà produit. C'est possible dans la pensée de l'économie de l'essaim.


Encourager la prise de risque

En même temps, l'entrepreneuriat est une valeur très forte dans les idéaux pirates. Nous apprenons en faisant et ne demandons par la permission quand nous décidons d'arranger quelque chose. Nous attendons des gens de prendre des initiatives de leur propre gré s'ils sont insatisfaits par quelque chose, et nous voulons promouvoir cette prise de risque. Nous savons qu'une communauté qui ne fait pas que tolérer la prise de risque, mais qui la promeut activement, se révèlera demain parmi les meilleures . Par contraste, une communauté ou une société où les gens ne peuvent pas se permettre de perdre leur position actuelle est une communauté sans entrepreneurs et sans innovation.

Cela mène à l'argument le plus logique pour le Revenu de Base Universel jamais trouvé : la société dans sa globalité bénéficie d'un environnement favorisant la prise de risque. Et, si vous pouvez proposer un mécanisme où chacun peut tester n'importe quelle idée idiote de commerce sans risquer de s'endetter ou de devenir SDF, plus de gens innoveront et prendront des risques… ainsi la société utilisant ce mécanisme aura un avantage compétitif.


Revenu pour tous

J'imagine un Revenu de Base Universel qui remplacerait tous les minima sociaux, un revenu inconditionnel, qui suffirait à la location d'un T1, dans la banlieue proche d'une ville qui en vaille la peine, ainsi qu'aux frais de nourriture et au minimum nécessaire pour démarrer leur nouvelle entreprise.

 

Imaginez un gros bouton rouge de «réinitialisation économique», qui permettrait de repartir à zéro suite à l'échec du lancement d'une startup. Vous vous retrouvez dans un studio, à portée de navette d'une métropole, en conservant l'équipement nécessaire pour vous lancer sur votre projet suivant, prêt à repartir sur les chapeaux de roue. De plus, rien n'empêcherait deux ou plusieurs personnes de rassembler leur revenu de base, pour améliorer par exemple leur cadre de vie, etc… En pur bonus, ce combat pour une compétitivité à long terme résoudrait également un certain nombre de problèmes sociaux, tels que celui des sans-abris. (Les lecteurs de Reddit savent que l'on peut être sans domicile fixe un an ou deux, et se relever, parfois en lançant une société prospère.)


Ces mécanismes (la faillite personnelle et la sécurité sociale) existent déjà en substance. Le RBU rendrait plus simples et rapides les processus permettant le retour à la création d'entreprise. L'on peut se demander si le Parti Pirate, et si ces observations et tendances sont une politique de gauche ou de droite. Mais c'est sans intérêt : l'échiquier gauche-droite est basé sur l'économie industrielle, or ces idées se basent sur l'observation que l'économie industrielle se dissout. Cela n'a aucun sens d'essayer de placer les conséquences du système émergent à l'intérieur du modèle qu'il remplace et rend obsolète.


Syndicats obsolètes

Malgré cela, on peut observer que ces idées sont au moins compatibles avec le libre marché capitaliste et avec le socialisme, avec une préférence pour un marché fort et non-régulé et de très forts avantages sociaux. Néanmoins la base de nos convictions ne sont ni le «marché libre» de l'ère industrielle ni le «modèle social» de l'ère socialiste : c'est l'idéal de «décentralisation des décisions» du logiciel libre associé à l'idéal de «promotion de la prise de risque et optimisation pour la compétitivité» de l'open-source. Il se trouve qu'ils partagent les mêmes champs politiques, mais viennent de convictions entièrement différentes basées sur l'économie de l'essaim et non sur l'économie industrielle.


Évidemment, beaucoup d'intérêts investis résisteront à ce changement. Les syndicats de travailleurs, en particulier, le détesteront malgré le fait qu'enfin cela «libère le travailleur des menottes du capital», comme ils le diraient dans leur idéologie. La raison pour laquelle les syndicats de travailleurs le combattront bec et ongles, c'est que ce changement les rendra instantanément obsolètes. Lors des dernières décennies leur propre pouvoir leur est devenu plus important que de parvenir leurs buts. Voyons si les Knut contemporains peuvent ordonner à la marée de ne pas monter...

 


Par Rick Falkvinge

 

*Texte traduit par Michel Amorosa, Cédric Levieux, Pouhiou (nom d'auteur) et Victor Toulouse.
Publié par Xavier Gillard sur Politique du Netz.

 

Source:

Le revenu minimum pour tous pour que des milliers d'entreprises innovantes essaiment!

et aussi:
"Un revenu de base pour tous et sans condition? Une idée au service de l'esprit d'entreprise"

 


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Des limites du revenu de base

 

Cette somme forfaitaire versée à chacun de nous de manière inconditionnelle de la naissance à la mort n’est autre qu’une façon de décentraliser la création monétaire.


Cet argent n’est pas pris de la poche de quelqu’un, il est plus ou moins injecté dans l’économie ex nihilo. Et il en va toujours ainsi avec l’argent. Ce n’est pas quelque chose de réel, mais juste une commodité ajustable. Passons.


Par « décentraliser » certains entendent cette mode administrative de déléguer les problèmes vers les régions, ce qui revient à élargir la base de l’arbre hiérarchique, mais sans couper le cordon avec le gouvernement central. Cette décentralisation à la socialiste ne l’est que par le nom. Au contraire, décentraliser revient à couper le cordon. À faire que quelque chose se produise partout sans lien hiérarchique, avec renoncement du pouvoir au contrôle coercitif.


Et à ce stade ça coincera pour le revenu de base. Comment une mesure décentralisée, un renoncement au pouvoir, peut-il être pris par un organe centralisé, qui ne vit que par le pouvoir et sa perpétuelle accumulation ?


Il est bien rare que quelqu’un coupe la branche sur laquelle il est assis. Gorbatchev ne l’a fait que par maladresse. Un pouvoir ne renonce au pourvoir que quand on le lui arrache. Il faudra donc se battre pour le revenu de base, et pas seulement se battre dans l’État de droit, car il faudra transformer la nature profonde de cet État.


Ce passage par la force, pouvoir contre pouvoir, me préoccupe. J’aime l’idée du revenu de base mais je ne vois pas comment elle pourrait advenir par un chemin éthiquement acceptable… surtout un chemin qui ne la nierait pas elle-même.


En écrivant L’homme qui lave les mains, j’ai appris qu’un changement de comportement ne survient qu’avec une approche multimodale. Il ne suffit pas d’une nouvelle technologie, le revenu de base comme technologie monétaire, il faut expliquer, former, laisser les gens adopter chacun à leur rythme, il faut mesurer l’efficacité des actions, leurs progressions, créer des boucles de feedback… Et tout cela n’advient que si la nouveauté peut se passer de la main à la main. Que si chacun peut se faire le prosélyte de la mesure. Que s’il peut convaincre ses amis de le suivre. Pensez à Gandhi. Cela implique qu’à tout moment chacun a le choix d’en être ou non.


Le revenu de base ne peut donc être imposé par le haut. Il doit naître avec un système monétaire émergeant. Il n’est pas un combat politique au sens traditionnel, mais une technologie qui doit être déployée dès à présent par quelques aventuriers. Toute autre approche, le lobbyisme dans les vieilles instances, n’est que perte de temps.

 

Par Thierry Crouzet
Source: Blog

Thierry Crouzet

 

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Revenu citoyen : Villepin pour une allocation (presque) universelle

Aussi lire:

“Synthèse sur l’allocation universelle Par J.-C. Loewenstein sur:http://www.mouvementutopia.org

Article de Gérard Foucher : http://revenudebase.info/2013/06/manifeste-economistes-deterres-gerard-foucher/

Et le lien du site

Revenu
de Base

Revenu de base inconditionnel de Libéralisateur

 

 

Lire sur L&L:

 

Allocation universelle

De Wikiberal:

L'allocation universelle se présente comme un revenu de base versé à tous, d'un montant permettant de vivre, indépendamment du besoin qu'en a celui qui la reçoit, et sans obligation de travail en contrepartie.

L'idée est ancienne et remonte à Thomas Paine, Jeremy Bentham, voire le De subventione pauperum sive de humanis necessitatibus de l'humaniste judéo-catalan Joan Lluís Vives i March (1526)...

Même si ce concept n'est pas purement libéral, un certain nombre de libéraux le jugent préférable aux allocations actuelles (comme le « revenu minimum d'insertion » en France, devenu ensuite « revenu de solidarité active ») qui sont des trappes à pauvreté. En effet, l'allocation universelle n'entraîne pas un phénomène de désincitation au travail, puisqu'elle est versée sans conditions (pour ceux qui ont des revenus suffisants, elle se traduit par une baisse de l'impôt équivalente). Il est donc toujours avantageux de travailler plutôt que de se contenter de l'allocation. C'est à cette fin qu'un parti comme Alternative Libérale proposait un revenu d'existence (ou "revenu de liberté") inconditionnel. Milton Friedman proposait la même chose sous forme d'« impôt négatif ».

Dans certaines propositions libérales, comme celle de Philippe van Parijs, le salaire minimum serait diminué ou supprimé en contrepartie de l'allocation universelle, ce qui permettrait d'abaisser le coût du travail et de relancer l'emploi. D'autres proposent un "revenu minimum du travail" (RMT) qui viendrait compléter le revenu mensuel de tout salarié en-dessous d'un certain niveau de salaire, avec en contrepartie la suppression du salaire minimum[1].


 

Critique libertarienne

Étonnamment, pour certains libéraux l'allocation universelle ne serait pas du vol en raison de son universalité ! Or il s'agit bien d'une redistribution issue de l'impôt, donc de la coercition, celui qui ne paie pas d'impôt étant assisté par celui qui en paie[2]. Les inconvénients de cette allocation sont les mêmes que pour d'autres formes d'assistanat, avec des désavantages supplémentaires :

  • encouragement à la paresse d'une partie de la population, qui choisira de vivre aux dépens des actifs (et pourra trouver en cas de besoin des compléments de revenu dans le travail "noir")[3] ; des sondages montrent que si une telle allocation existait, une proportion importante de la population (30 à 40 %[4]) choisirait de moins travailler ;
  • cette population assistée aura tendance à toujours croître, et comme on ne pourra décemment diminuer l'allocation, les impôts devront être augmentés d'autant ;
  • par effet d'aubaine, l'allocation attirera de nombreux nouveaux résidents, pauvres ou riches (ces derniers pourront toujours avoir à l'étranger des revenus ou une fortune non déclarés[5])
  • cette allocation pourrait être conçue, d'un point de vue libéral pragmatique, comme une mesure temporaire avant une suppression complète de l'assistanat (c'est dans cet esprit que Milton Friedman la défendait, pour éviter l'empilement actuel d'allocations sociales) ; en réalité, sous la pression de la démagogie, elle risque au contraire d'être le début d'un engrenage redistributeur social-démocrate préparé par des libéraux naïfs.

Alain Wolfelsperger juge immorale l'allocation universelle, d'une part parce que "les laborieux sont injustement exploités par les paresseux", d'autre part parce que cette allocation n'impose en contrepartie aucune obligation aux bénéficiaires :

Ce qui choque, à cet égard, dans l'AU c'est justement qu'elle exonère explicitement les bénéficiaires de toute obligation de réciprocité et non pas qu'elle est contraire à on ne sait quelle éthique puritaine du travail. Ce n'est pas la sacralisation du "droit à la paresse" qu'on peut lui reprocher mais la condamnation de facto du principe de réciprocité (ou de non-exploitation) qu'elle implique. (...) [Le projet d'AU] repose sur une contradiction, pour ainsi dire, constitutionnelle : d'un côté il fait vaguement appel à la conscience morale des plus favorisés sur cette terre pour accepter les sacrifices qu'implique sa mise en place mais, de l'autre, il conduirait au rejet formel de certains des principes les mieux universellement inscrits dans cette conscience morale.

Arguments des libéraux de gauche

Pour les libéraux de gauche l'allocation universelle ne doit son existence qu'à un contrat dont l'objet est le système monétaire choisi. Étant un système monétaire librement choisi, donc un libre contrat institué entre les hommes qui acceptent de l'utiliser, l'argument libertarien qui affirme que la monnaie est une affaire privée est respecté. Il n'est ainsi pas d'obligation pour aucun homme de rejoindre un système monétaire à allocation universelle et chacun peut donc librement refuser cette allocation.

L'allocation universelle n'est pas l'objet d'une redistribution qui prendrait aux uns pour distribuer aux autres mais est donc fondée sur un choix de paradigme lié à la création monétaire et au libre choix d'un tel système monétaire.

Si en effet on produit de plus en plus un même objet avec les gains de productivité, son prix unitaire peut baisser et par ailleurs la somme totale des objets ainsi produits peut voir sa valeur globale monter. Il n'en pas autrement dans ce paradigme pour l'instrument d'échange universel qu'est la monnaie. Elle se crée sur la base des individus et uniquement des individus et ce faisant si sa valeur unitaire peut baisser (quoique cela dépendra de la production en regard qui peut augmenter ou baisser elle même) et sa valeur globale peut monter puisqu'en contre-partie chaque individu peut choisir de devenir un producteur autonome avec le libre choix des ressources qu'il utilise pour cela.

En sus et cet argument compte depuis au moins 1791 dans "les droits de l'homme" de Thomas Paine, les individus sont mortels et n'ont pas de comptes à se rendre au delà d'un temps égal à l'espérance de vie. Il n'y a donc aucune raison devant les libertés que les individus morts aient choisi qui serait propriétaire des ressources après eux, créant un biais inacceptable devant l'appropriation des ressources originelles des uns au détriment des autres. Ce qui rejoint aussi le proviso lockéen, en intégrant la succession continue des générations.



Thomas Paine[6] expliquait déjà cela selon les termes suivants :

"Ceux qui ont quitté ce monde et ceux qui n'existent pas encore sont à la plus grande distance les uns des autres que l'imagination humaine puisse concevoir : quelle possibilité d'obligation peut-il donc y avoir entre eux ? Quelle règle ou quel principe peut-on poser pour que deux êtres imaginaires dont l'un a cessé d'être et l'autre n'existe pas encore, et qui ne peuvent jamais se rencontrer dans ce monde, l'un soit autorisé à maîtriser l'autre jusqu'à la consommation des siècles ?"


De ce point de vue l'Allocation Universelle est donc bien loin d'aucun assistanat, mais la condition même de la liberté de tout individu nouveau né, en mesure de ce fait d'utiliser les ressources de son choix pour produire et échanger de façon autonome sur la base d'une monnaie véritablement commune et ne faisant l'objet d'aucun impôt, étant créée non pas une seule fois, mais sur la seule base du flux de renouvellement des individus au sein de l'espace économique considéré.

On peut donc ainsi considérer que l'allocation universelle est fondée sur l'homme lui-même et rien d'autre, instituant ainsi que seul l'homme lui-même et son temps d'existence sont valeurs reconnues par les co-contractants. On considère alors que toute valeur étant relative à l'homme qui l'estime seule la monnaie basée sur l'homme est celle sur laquelle ils peuvent s'accorder pour un instrument d'échange . Il s'agit donc d'un contrat monétaire librement choisi qui par essence reconnaît que tout homme est émetteur fondamental de rien d'autre que des valeurs subjectives hors une seule, la monnaie, non-subjective parce qu'objet d'un contrat entre eux, donc que tout homme est émetteur fondamental de la monnaie.

Pour les libertariens, la création monétaire devrait être une affaire totalement privée, confiée au marché ; on ne peut par ailleurs, en régime libéral, disposer des ressources appropriées sans le consentement de leurs propriétaires. Si une communauté veut instaurer librement une monnaie privée avec "dividende universel", pourquoi pas ? La viabilité d'un tel projet est cependant très douteuse, car faire bénéficier tout le monde de la création monétaire ex nihilo de façon égale est un jeu à somme nulle du point de vue du "bénéficiaire", l'allocation n'étant qu'une illusion de richesse compensée en fait par l'inflation, et une utopie d'un point de vue économique : un tel système, prétendument basé sur un "libre contrat" mais offrant une forme de gratuité illusoire, s'il était viable, serait déjà en place et prospèrerait (comme les SELs ou certaines monnaies privées). There Is No Free Lunch !

 

Publié dans Social

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Pierre Robert Michon 11/09/2013 15:41


Pierre
Robert Michon Parce qu'il ne
faut pas perdre de vue que pour le moment et encore de nombreux millénaires, l'homme n'est sur Terre que pour évoluer et s'améliorer en confrontant son libre-arbitre aux contingences de la vie.
Pas pour avoir une vie de bétail. Même pas d'esclave puisqu'il ne faudrait pas lui demander de travailler. "On" ne va pas l'élever pour sa viande !....

Pierre Robert Michon 11/09/2013 15:39


Pierre Robert Michon Je vais vous
donner un autre lien du blog de Libéralisateur qui est la continuation du même sujet. Cette fois ci du 13 avril 2012 sous le titre "payé toute sa vie à ne rien faire" ! Du bon sens, rien que du
bon sens. Il suffirait soit d'en donner un peu à nos politiciens, soit de les mettre en prison pour escroquerie caractérisée.
http://liberalisateur.blogspot.fr/...









Le blog de "Libéralisateur": Payé à ne rien faire !.... toute sa vie !





Daniel Thureau 11/09/2013 15:18


Daniel
Thureau Si j'ai bien tout
compris, ceux qui s'opposent à ce "revenu de base" mettent plutôt en avant un coté "moraliste" que des conséquences économiques éventuelles......Pour moi c'est plus une position classiquement
conservatrice et de la très courte vue......