Discours de Valérie PECRESSE sur l’exploration spatiale

Publié le par AL de Bx

Intervention de Valérie PECRESSE,
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Bruxelles, le 21 octobre 2010


Mesdames et Messieurs,


Je suis heureuse de vous retrouver ici, à Bruxelles, fidèles à un rendez-vous régulier dont le principe avait été fixé, il y a un peu plus de deux ans, sous une latitude très différente, au sein du Port spatial de l’Europe, à Kourou. Je tiens à remercier tout particulièrement la Présidence belge de l’Union européenne qui, après la République tchèque l’an dernier, nous accueille aujourd’hui. La conférence de Bruxelles intervient à un moment particulier pour l’Europe. L’an dernier à Prague, c’est en quelque sorte une Europe à plusieurs visages qui avait proposé de lancer ce processus qui nous rassemble de nouveau à Bruxelles. Mais nous nous retrouvons aujourd’hui dans un contexte profondément renouvelé qui, je l’espère, favorisera encore davantage la mise en place d’un programme mondial sur l’exploration spatiale que nous appelons de nos voeux.

 

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L’émergence de l’Union européenne comme acteur de la politique spatiale européenne
Ce nouveau contexte est avant tout le résultat de l’émergence d’un nouvel acteur, un acteur politique, l’Union européenne, dotée depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1er décembre dernier d’une compétence claire et affirmée en matière spatiale. Je dirais même une compétence nouvelle pour l’Union européenne, revendiquée pendant les travaux préparatoires du traité par tous les Etats membres.


Cette nouvelle compétence de l’Union européenne signifie bien évidemment une nouvelle organisation du travail commun des Européens pour les sujets spatiaux. C’est ce que viennent de décider nos chefs d’Etat et de gouvernement en décidant de la création d’une nouvelle formation du Conseil des ministres de l’Union européenne, dédiée à l’Espace. Une nouvelle étape devra être franchie l’année prochaine, en redéfinissant et en renforçant les liens qui unissent l’Union européenne et l’Agence spatiale européenne, à travers une révision de l’accord-cadre en vigueur. La mise en place de cette nouvelle compétence partagée en matière spatiale n’est pas seulement une bonne nouvelle pour les Européens, je crois sincèrement que c’est aussi un facteur supplémentaire de succès pour l’entreprise qui nous rassemble aujourd’hui.


Un programme mondial : un processus politique
L’ambition spatiale de tous les pays du monde est en effet née d’une volonté politique. Certes l’espace est un lieu de collaboration scientifique et technique, mais sans une vision partagée par quelques décideurs, aucune politique spatiale n’est réellement possible sur le long terme. Le processus collectif qui nous rassemble aujourd’hui doit précisément pouvoir se nourrir de la vision politique de ceux qui y prendront part.


L’Union européenne, en s’appuyant sur ses Etats-membres, avec le concours de l’ESA naturellement, dispose aujourd’hui d’une nouvelle légitimité pour conduire l’Europe dans un programme mondial sur l’exploration. Elle s’organise pour relever, avec d’autres, un défi qui ne peut s’envisager que dans le cadre d’une entreprise mondiale.


Une coopération fondée sur l’interdépendance
Pour que cette ambition soit réellement partagée au plan mondial, il nous faudra sans cesse veiller au respect de deux grands principes. Le premier de ces principes, c’est qu’un programme mondial devra se réaliser sans exclusivité ni appropriation du projet par une nation ou une autre. Ce que nous souhaitons organiser, c’est une coopération respectueuse de chacun, une coopération qui réserve à chaque pays une place témoignant de ses capacités, de ses moyens et de ses priorités. Le second principe est lié à la sensibilité même du secteur spatial, si proche des souverainetés et des identités de nos nations. Il faut que nous trouvions les ressorts qui nous permettront d’aller au-delà de crispations naturelles quand il s’agit pour nos gouvernements de mettre en commun des connaissances, des technologies et des moyens sur des sujets aussi stratégiques. Nous ne pourrons progresser que si nous parvenons à créer un lien de confiance mutuelle entre les partenaires d’un programme mondial, une confiance instaurée au travers de liens de dépendance entre partenaires, de liens d’interdépendance. Ce second principe est à la source même de la construction européenne, quand six pays ont décidé, il y a 60 ans de mettre en commun leur production de charbon et d’acier. Ce principe a fait l’Europe, demain il nous permettra de construire une ambition spatiale mondiale. Il me semble d’ailleurs que cette notion de nécessaire interdépendance entre partenaires progresse parmi toutes les nations spatiales. Je l’ai constaté à l’occasion des rencontres que j’ai pu avoir ces derniers mois avec mes homologues, que ce soit en Russie, au Japon, en Inde ou plus récemment encore aux Etats-Unis où je me suis rendue en juin dernier. Mes discussions avec l’Administrateur général de la NASA, Charles BOLDEN, m’ont convaincue que les Etats-Unis partageaient désormais cette position.


Les conclusions du rapport Augustine et les déclarations du Président OBAMA vont dans la même direction. Les conditions me semblent donc réunies pour définir ensemble les modalités de notre coopération. C’est tout l’enjeu de cette conférence, et je voudrais avancer quelques propositions concrètes.


Créer un Forum politique international sur l’exploration spatiale
En premier lieu, la France appuie la proposition d’établir dans les plus brefs délais un Forum politique international sur l’exploration spatiale. C’est aujourd’hui, à mon sens, le chainon maquant entre nos pays dans ce domaine. Dans l’Europe du traité de Lisbonne, comme je l’ai dit tout à l’heure, il revient incontestablement à l’Union européenne d’incarner le visage politique de l’Europe sur la scène internationale. A ce titre, il me semble que c’est à la Commission de prendre l’initiative et de proposer un schéma pour l’établissement d’un tel forum à nos partenaires. Il me semble que pour cela, vous pourriez, dans un premier temps, établir un groupe de personnalités qualifiées, issues aussi bien du secteur spatial que des relations internationales. Sur la base de consultations auprès de nos partenaires par ces « sherpas de l’exploration », dont le nombre ne devrapas dépasser 4 ou 5, vous pourriez alors présenter des propositions concrètes au Parlement européen et au Conseil dans les mois qui viennent.


Ainsi, dans un second temps, ce forum favorisera une vision partagée et une gouvernance clarifiée de cette entreprise mondiale. Ce Forum devra définir, en s’appuyant sur les recommandations des experts scientifiques, définir les lignes directrices d’un programme mondial, en identifier les objectifs scientifiques et établir une cartographie actualisée des compétences apportées individuellement par chacun des partenaires. Dans ce contexte, et c’est le thème de cette première session, je souhaite rappeler que tout programme d'exploration nécessite avant tout des avancées technologiques importantes. Ce constat, comme vous le savez, les Etats-Unis viennent de le rappeler. L'Europe, de son côté, a développé, en l'espace d'une quarantaine d'années, de nombreuses capacités qui seront autant d'atouts pour ce programme mondial d'exploration. La première, qui conditionne toutes les autres, est l’accès à l’espace :


l’Europe a développé le lanceur Ariane, dont elle prépare la future version Ariane 5 ME. Alors oui, il nous faut une véritable politique du transport spatial, soutenue par les 3 acteurs de l'Europe spatiale que sont les Etats-membres, l'ESA et l'Union européenne Elle a aussi réalisé avec succès de nombreuses missions d’exploration automatique du système solaire et démontré sa maîtrise des techniques de rendez-vous automatiques en orbite et des techniques de rentrée depuis l’orbite. Elle a également participé à la réalisation du module habité Spacelab. L’Europe a aussi conçu le laboratoire Columbus et l’ATV et des astronautes européens ont séjourné sur la station MIR et sur la Station spatiale internationale et ont volé sur la navette spatiale américaine. D’autres technologies sont encore à acquérir, par exemple la capacité d’atterrir avec précision et sécurité sur un corps extra terrestre, et d’en repartir. Nous devons élaborer en conséquence un programme de recherche et développement incluant des missions spatiales de démonstration permettant de valider les composantes critiques de ces technologies.


Le groupe de travail piloté par Frank De WINNE a identifié plusieurs technologies clés nécessaires à un programme mondial. Elles seront mentionnées au cours de cette table-ronde. Je souhaite rappeler que nombre d'entre elles ont des applications sur Terre dans des domaines variés comme la gestion de l'énergie, des ressources et des déchets, la santé, ou encore l’automatique et la robotique. En effet si l’exploration s’inscrit nécessairement dans le temps long, elle offre aussi, à court et moyen termes, des bénéfices réels pour la vie de nos concitoyens sur Terre. A partir d’un travail de cartographie des technologies existantes ou à développer, travail qui s’appuiera sur les échanges réguliers entre nos agences spatiales, l’enjeu d’un Forum mondial consistera à proposer une répartition des efforts de chacun.


Pour certains domaines en effet, là où les duplications entre partenaires seraient tout simplement inabordables voire injustifiables, une nette division des tâches devrait être envisagée. Pour d’autres domaines au contraire, le maintien de redondances, et par conséquent d’une certaine émulation par la concurrence devrait être poursuivi. A titre d’exemple, dans un programme international d’exploration où d’autres partenaires se chargeraient du transport des équipages, l’Europe pourrait ainsi assurer le transport du fret, le support vie, la desserte logistique d’une infrastructure ou la production d’énergie. C’est pour cela que le Forum doit aussi pouvoir se réunir régulièrement au niveau politique approprié, pour prendre les décisions qui engagent l’avenir de nos nations. Cette gouvernance devra à la fois refléter l’interdépendance des partenaires et garantir à chacun de ses membres un poids équitable dans les décisions.


Chers collègues,


Vous le voyez, la France est prête à s’engager dans ce défi collectif. Comme l’avait déclaré le Président de la République à Kourou en février 2008, nos concitoyens attendent en ce début de XXIème siècle que nous sachions ensemble repousser les limites de la science et de la technologie et nous projeter au-delà des frontières de notre Terre. Je suis convaincue que nous sommes à un tournant de l’histoire de la conquête spatiale. La décision nous appartient aujourd’hui de décider si nous voulons réellement conjuguer nos efforts. Rassemblons-nous et faisons de ce projet un exemple pour la promotion des sciences, pour la coopération entre les peuples et pour le progrès de l’humanité.


Je vous remercie.

 

2ème conférence internationale sur l’exploration spatiale
Source journal ou site Internet : discours de madame la ministre
Date : 21 octobre 2010

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aldebx 22/10/2010 17:20



Il y a vingt-cinq ans, le lanceur européen partait à la conquête du marché nippon. Aujourd’hui, tousles satellites japonais décollent de Kourou. Histoire d’une réussite
Le 28 octobre 2010 est une date cruciale pour Kazuo Takenaka. Ce jour-là, l’entreprise qu’il dirige, B-Sat(Broadcasting Satellite System Corp.), lancera son septième satellite dans l’espace :
B-Sat 3b. Il décollera de Kourou, au sommet d’une fusée Ariane comme les précédents, qui se succèdent sur les pas de tir guyanais
depuis 1997. Pour l’heure, en ce début octobre, dans ses bureaux du quartier de Shibuya, à Tokyo, M.
Takenaka explique : « Nous sommes très, très satisfaits du travail d’Arianespace. » Pourquoi l’opérateur de
lancements européen mérite-t-il cet éloge ? «Parce que les satellites que nous leur confions partent dans les
délais fixés. »
M. Takenaka attend la traduction de l’interprète. Il parle sans doute fort bien l’anglais mais s’exprime, pour
le temps de l’entretien, en japonais – code de politesse oblige. Il ajoute : « Nous sommes absolument tenus de
fournir dans les temps les services de télédiffusion directe par satellite attendus par nos clients. »
L’entreprise a pour actionnaire et client principal le colossal groupe NHK, la télévision publique japonaise :
les satellites siglés B-Sat diffusent vers plusieurs dizaines de millions de récepteurs de programmes
numériques ! « Notre responsabilité est énorme », note M. Takenaka.
Chaque année, l’équipe dirigeante d’Arianespace se déplace à Tokyo pour sa Japan Week : rencontres avec
les clients – B-Sat est, avec Sky Perfect- JSat, un des grands opérateurs de satellites nippons –, dîner de gala,
conférence de presse…
Cette semaine japonaise se tient traditionnellement en avril, mais l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll a
tout bouleversé en fermant le ciel européen. « Nous avons annulé le voyage deux jours avant », raconte Jean-
Yves Le Gall, le président d’Arianespace. La Japan Week 2010 a donc glissé au mois d’octobre pour
coïncider avec l’un des grands rendez-vous annuels du mar - ché, l’Asia-Pacific Satellite Communications
Council (APSCC). Il y avait aussi, pour Jean-Yves Le Gall, le dossier des négociations économi - ques entre
l’Europe et le Japon (lire notre encadré page 58). Une semaine chargée, en somme.
Pourquoi un tel engagement ? « Le Japon donne le la pour toute l’Asie, répond Jacques Breton, le directeur
commercial d’Arianespace. C’est pourquoi nous sommes très attentifs à nos intérêts ici. » Le bilan que
dresse Jean-Yves Le Gall à l’occasion de la conférence de presse de la Japan Week est éloquent : la part de
marché d’Aria - nespace au Japon atteint aujourd’hui 100 %. Devant un parterre de journalistes –
étonnamment plus policés qu’en Occident et qu’il a salués “à la japonaise” –, il précise : « Notre carnet de
commandes compte trois satellites japonais à lancer : B-Sat 3b le 28 octobre, B-Sat 3c en 2011, puis JCSat-
13 […]. Depuis l’ouverture du pays aux services de lancement, nous avons remporté vingt-sept contrats sur
les trente-six proposés à la compétition… » La première mise en orbite d’un satellite de télécoms japonais
par une Ariane remonte à 1989.
L’aventure japonaise d’Arianespace commence au milieu des années 1980. En avril 1986, la jeune entreprise
(elle a fêté son trentenaire cette année) ouvre son bureau de Tokyo et le confie à Jean-Louis Claudon,
rencontré là-bas alors qu’il suit les affaires spatiales au service économique et commercial de l’ambassade de
France. « Très rapidement, se souvient-il, nous avons eu plusieurs contrats d’opérateurs de satellites
japonais privés. » À l’époque, la fusée Ariane est en concurrence frontale avec la navette spatiale américaine
sur le marché, alors nouveau, des satellites commerciaux de télécommunications. Or ceux-ci doivent être
placés sur une orbite de transfert géostationnaire (GTO) qui leur est spécifique, avant leur mise à poste à 36
000 kilomètres d’altitude. « Techniquement, Ariane lançait directement en GTO. C’était plus compliqué avec
la navette, l’injection en orbite était moins précise, ce qui pouvait avoir des conséquences sur la durée de vie
opérationnelle du satellite. Les Japonais ont fait leurs calculs. » Jean-Louis Claudon sourit : « Et puis, ils
avaient quelqu’un à qui parler en japonais ! » Une langue qu’il maîtrise parfaitement ; installé là-bas depuis
1977, il a étudié quatre ans à l’université de Tokyo et s’est marié à une Japonaise.
« Être sur place, vivre avec eux, les accompagner, ce temps investi sur le long terme auprès de nos clients,
avec bien sûr la qualité de nos services de lancement, fait qu’ici nous sommes une référence », souligne
Jacques Breton. Au point qu’aujourd’hui, un décideur japonais doit gérer un facteur “prise de risque” non
négligeable s’il veut passer son satellite sur un lanceur concurrent d’Ariane.
« Un de nos clients, raconte Jean-Yves Le Gall, était très croyant. À chaque signature de contrat, il me
demandait de l’accompagner prier dans un petit temple shintoïste de Kyoto pour la réussite du lancement.
Puis son conseil d’administration décide de faire affaire avec un de nos concurrents, et il me prévient : “Ça
ne marchera pas, ils ne veulent pas prier”. »
Le tir a lieu en septembre 2007, sur une fusée Proton russe commercialisée par l’américain ILS (International
Launch Services). Échec ! Le patron japonais, venu à Baïkonour pour assister au lancement, attend trois
heures sans informations précises. Désinvolture ! « Plus que l’échec, c’est le fait que personne ne soit venu
le lui annoncer en face qu’il a retenu, poursuit Le Gall. Il m’a téléphoné aussitôt et nous avons signé un
contrat pour tirer le satellite de remplacement. »
ILS et sa fusée Proton, principale concurrente d’Ariane
« Chaque contrat est une bataille, affirme Jean-Louis Claudon. Nos concurrents ont des bureaux à Tokyo,
comme nous. » Et ils étaient tous à la “table ronde des services de lancement” organisée par l’APSCC pour
sa session 2010 : ILS, l’autre poids lourd du marché après Arianespace ; le convalescent Sea Launch, qui
devrait reprendre son activité en 2011 après être sorti du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites ; le
“culotté” SpaceX, qui joue la carte des lancements low cost ; les Chinois, avec leur fusée Longue Marche,
toujours tentés de revenir dans le jeu malgré les règles Itar (Inter national Traffic in Arms Regulations) qui
les empêchent de lancer des satellites contenant des composants américains (la plupart en ont)… Et aussi les
Japonais avec leur H-II, un lanceur gouvernemental, mais avec lequel Arianespace a un accord de back up
(en cas d’indisponibilité, les satellites de l’un pourraient être tirés par l’autre). Devant un auditoire très
international, le débat commence. Le carnet de commandes d’Aria nespace (4,4 milliards d’euros) donne la
mesure : 32 satellites de télécoms à lancer vers l’orbite géostationnaire, 6 lancements par Ariane 5 du cargo
européen ATV vers la Station spatiale in ternationale, 18 tirs de fusée Soyouz depuis Baïkonour en Asie
centrale et, à partir du printemps prochain, depuis Kourou, en Guyane… Année après année, la société
continue de remporter plus de la moitié du marché mondial.
Frank McKenna, le patron d’ILS, ne se laisse pas démonter. Son groupe finit 2010 en fanfare – 3 satellites à
placer en orbite (dont un l’était ce 15 octobre)– et promet de poursuivre en 2011-2012 la cadence atteinte
cette année : un tir par mois. Certes, la Proton est un monolanceur, alors qu’Ariane 5 tire 2satellites à la fois ;
certes, le décompte d’ILS inclut les satellites go



Daniel Thureau 22/10/2010 17:13



Daniel Thureau


Une vision très "Internationaliste", "Coopérative"....Elle n' a pas tord sur le fond, en tout cas ça fait bien, les Nations spatiales n'ont pas attendu son discours pour engager une série
de coopérations et c'est tant mieux, c'est ce qui fait la noblesse de la conquête Spatiale....

Mais enfin, faut pas être Naïf, la conquête spatiale ce sont aussi des enjeux économiques, de la recherche, des découvertes scientifiques et technologiques associées ou le chacun pour soi n'est
jamais très loin, alors moi, en tant que citoyen Européen, j'aimerai bien ressentir, coté Européen, un volontarisme moins timoré, plus important à travers les programmes Spatiaux, notamment dans
un grand programme spatial de conquête de la lune impliquant aussi la présence de l'homme dans l'Espace, car, malheureusement et notamment dans notre pays on en est encore dans le débat binaire,
conquête de l'Espace, affaire de robot ou de l'homme....Comme si les deux n'avaient pas leur place....


le programme Hermès ( navette spatiale Européenne) a fait les frais de cette querelle....quand on voit aujourd'hui que pour ravitailler la station internationale, alors que les Américains
sont sur le point d'abandonner la navette, il ne reste plus que l'option soyouz....On peut se mettre à rêver si Hermès n'avait pas été abandonnée......