A quand un drone anti-frelon Hollande ? Faites revenir le Landais BASTIAT !

Publié le par AL de Bx

Des Landais ont mis au point un drone redoutable, équipé d’une sorte de lance qui injecte un insecticide directement à l’intérieur des nids de frelons asiatiques.

Le drone peut être utilisé pour détruire le Vespa velutina. Le prototype mis au point dans les Landes a été présenté hier au camp de Souge

 

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Les frelons asiatiques ont un nouveau prédateur ailé et motorisé! «Je l’ai dénommé Joker, car pour moi, ce drone est la carte de la dernière chance pour détruire les nids de frelons asiatiques inaccessibles» sourit Etienne Roumailhac, chasseur de guêpes et frelons installé à Toulouzette, dans les Landes. Il est le co-inventeur de ce drone spécialisé, nouvelle arme redoutable contre l’espèce invasive ennemie des abeilles.


«Nous avons commencé à travailler sur ce drone en 2011, à la demande d’Etienne Roumailhac» confie le Dacquois Alexandre Cabrit, un des pionniers du projet. L’appareil à six hélices est équipé de moteurs puissants, d’un GPS, d’un altimètre, d’une cartouche de poudre insecticide et d’air sous pression. Il possède aussi une sorte de «trompe» ou de «seringue» métallique pouvant mesurer jusqu’à 2 mètres. C’est elle qui va «piquer», ou plutôt perforer le nid, pour permettre d’injecter l’insecticide à l’intérieur.

 

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C’est une sorte de frelon asiatique géant, un engin qui vole et qui pique pour tuer. Manœuvré depuis le sol par un télépilote qui n’a pas besoin de revêtir un équipement de sécurité, il s’approche lentement du nid. Parfois, un premier frelon vient observer l’appareil de très près.

Quelques secondes plus tard, sans que l’on sache vraiment comment le signal a été donné, 30, 40 ou 50 insectes foncent sur l’engin volant qu’ils n’ont pas pu identifier et l’attaquent, comme si la machine pouvait être sensible à leurs piqûres.


«Cela présente de très nombreux avantages, notamment en termes de sécurité et de limitation de la pollution» souligne Etienne Roumailhac. «Il est impératif de supprimer tous les nids qui sont repérés si l’on veut pouvoir venir à bout de cette espèce désormais classée nuisible de niveau 2» affirme-t-il. Il recommande également d’étaler le plus possible la période de destruction, jusqu’à fin décembre. «Grâce à une bonne campagne d’éradication l’an dernier, nous avons eu une baisse très significative, avec 50% de demandes d’intervention en moins cette année. Nous arrivons donc à faire reculer l’espèce, mais nous avons aussi eu l’aide efficace des quatre mois de pluie du printemps» remarque-t-il.

 

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Un nouvel appareil qui suit les frelons jusqu'au nid

Pour rendre la lutte encore plus efficace, Etienne Roumailhac et Alexandre Cabritont mis au point un nouveau drone capable cette fois de suivre les frelons pour localiser leur nid et donc favoriser une éradication exhaustive. Une fois totalement opérationnels et homologués, ces drones issus du programme aquitain «wadudu» (du nom swahili d’un petit insecte volant), pourront être commercialisés, sous conditions très strictes. «Il y en aura probablement un par région ou département, peut-être sous la responsabilité d’un organisme public» envisage Etienne Roumailhac.


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Cela remplace Robin le Hol landais fléché

Quatre morts en 10 ans

Depuis la découverte de son implantation en France, à Agen en 2004, le Vespa velutina nigrithorax fait régulièrement parler de lui, mais plus pour la mortalité accélérée des abeilles que pour sa dangerosité pour l’homme. Ce frelon, plus petit que son cousin européen, est à l’origine de la mort, en août 2011, d’un père de famille de 38 ans. L’homme s’était fait piquer à la main à Toulouse. Deux mois plus tôt, le premier décès imputable au frelon asiatique avait été répertorié en Gironde: une quinquagénaire piquée à plusieurs reprises dans sa maison.


35a290be6437f762ce987b6de3be4944-0-540-270-3202362.jpg En octobre de la même année, un homme de 56 ans est mort après avoir été piqué, selon ses dires, par un frelon asiatique à Blanquefort, près de Bordeaux.

Puis en novembre 2012, un homme de 54 ans a succombé à plusieurs piqûres alors qu’il taillait sa haie, près de Cholet, dans le Maine-et-Loire.

 

Par Pierre Sauvey

Landes. Le drone va-t-il devenir l'arme fatale contre les frelons asiatiques ?

Source:

Danger sanitaire

Le frelon asiatique, encore appelé Vespa velutina, ou frelon à pattes jaunes, ou nigrithorax, a été introduit en France en 2004 dans le Lot-et-Garonne par la voie du commerce, dans un conteneur de poteries en provenance de Chine. Sans ennemi naturel ni prédateur, son territoire croît à raison de 100 kilomètres par an.


Ce sont les apiculteurs qui, les premiers, se sont inquiétés. Depuis le 26 décembre 2012, le frelon asiatique est classé comme danger sanitaire de 2e catégorie. Il fait depuis mai 2013 l’objet d’un plan national de lutte et de prévention autour des ruchers.


Publié dans Ecologie-Environnement

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Guillaume Besset 28/10/2013 15:25


Guillaume Besset
les rapaces pourraient aussi jouer un rôle..
http://www.sudouest.fr/...