Entretien d'embauche : évitez les gaffes !

Publié le par Alain Genestine



Le stress ou une mauvaise préparation à l'entretien d'embauche conduit parfois à multiplier les boulettes devant un futur employeur ou un cabinet de recrutement, réduisant à néant vos chances d'être embauché.

Dois-je me servir des pistons et recommandations ?

Méfiez-vous du piston et des recommandations : ils peuvent avoir à terme des effets négatifs.
Un fil à la patte. Si vous pouvez éviter le piston, faites-le. Obtenir un emploi grâce à une recommandation vous met un fil à la patte dont vous ne réaliserez que bien plus tard le coût et les contraintes. Vous êtes moins libre dans vos propos ou dans vos actes. Et imaginez votre gêne vis-à-vis du « bienfaiteur » si le poste s’avère ne pas vous convenir. C’est un véritable cadeau empoisonné. II risque de vous propulser dans une fonction qui ne vous convient pas et dont vous n’oserez plus vous dégager en raison de la faveur qui vous a été faite.

Si j'arrive en retard, quelles peuvent être les conséquences ?

Mieux vaut quinze minutes de retard annoncées que quatre minutes de retard non annoncées.
Le fait de vous précipiter et d’arriver en retard risque d’avoir trois conséquences qui peuvent être pénalisantes.
1re conséquence.Vous risquez de transpirer. Prenez soin d’essuyer vos mains et votre visage. Si vous êtes une femme, portez une veste de tailleur et pour un homme un costume. Tailleur et costume peuvent être utiles pour cacher une transpiration abondante.
2e conséquence .Vous risquez d’avoir le souffle court. Dès que vous arrivez, sous prétexte de vous laver les mains, isolez-vous quelques minutes au cabinet de toilette pour récupérer.
3e conséquence.Vous risquez de perdre votre concentration. Le fait de vous asseoir trois à cinq minutes dans un cabinet de toilette vous permet de vous reconcentrer.

Si vous vous rendez compte que vous allez avoir cinq minutes de retard, prenez le temps de téléphoner au secrétaire ou à l’assistant de la personne qui doit vous recevoir et annoncez-lui ce contretemps.
Ayez toujours deux choses sur vous en période de rendez-vous : une fiche portant les noms, adresses et numéros de téléphone de vos rendez-vous de la journée ; un téléphone portable ou de quoi utiliser un téléphone public.



QUELS SONT LES FAUX PAS A EVITER ?

« Honnêtement, j’ai plus tendance à remarquer chez les candidats les erreurs et les faux pas qu’ils font plutôt que les points qu’ils marquent ! », confie un recruteur. La meilleure solution : ne pas en commettre.

Les faux pas éliminatoires

Quand on demande aux recruteurs les principales raisons pour lesquelles ils écartent les candidats, ils s’accordent à dire que ceux qu’ils éliminent :
- manquent d’intérêt et d’enthousiasme (souvent manifesté par l’absence de questions) ;
- sont difficiles à croire parce qu’ils prétendent avoir réussi dans tout ce qu’ils ont entrepris ou, au contraire, qu’ils doutent trop d’eux-mêmes ;
- ne sont pas assez discrets ;
- ne contrôlent pas leur temps de parole (phrases et interventions trop longues) ;
- n’écoutent pas ou écoutent mal ;
- font preuve de manque de délicatesse.
Exercice préalable à un entretien : procédez à votre auto-diagnostic ou faites-vous aider… pour débusquer les choses « à ne pas faire » et que vous faites souvent.

Le temps de parole

Une étude réalisée par une université auprès de recruteurs montre qu’il est possible de classer les candidats en trois familles :
- ceux qui parlent trop peu : ils sont alors jugés comme ayant une très mauvaise image d’eux-mêmes et un manque de confiance en eux ;
- ceux qui parlent trop : ils sont considérés comme n’ayant aucun respect, ni sensibilité pour l’organisation et leur interlocuteur ;
- ceux qui occupent la moitié du temps de l’entretien à parler et l’autre moitié à écouter : ce sont ceux qui reçoivent des propositions fermes d’embauche.
Conclusion : contrôlez en permanence votre temps de parole. Ne parlez ni trop, ni trop peu. Et surtout : É.C.O.U.T.E.Z.

La durée de vos réponses

Votre recruteur est comme un feu de circulation :
- parlez lorsqu’il est vert ;
- surveillez vos propos à l’orange ;
- cessez de parler quand il est rouge.
Pendant l’entretien, la plupart des candidats se sabotent involontairement : certains parlent trop d’eux et disent deschoses qui ne sont pas en relation directe avec les besoins ou les préoccupations immédiates du recruteur. D’autres parlent trop longtemps sans s’interrompre. Certains candidats sont capables de parler huit à quinze minutes sans interruption. C’est un véritable suicide verbal !
Idéalement, vous devriez être capable de citer une de vos réalisations en moins de vingt secondes (c’est possible !). Terminez vos interventions en demandant : « Souhaitez-vous plus de détails ? » Si la réponse est affirmative, développez votre point de vue en moins de deux minutes. Si la réponse est négative, vous avez bien fait d’être prudent. Apparemment, le sujet ne semble pas intéresser votre interlocuteur. Changez-en ou laissez-le en choisir un autre.
Enfin, lors de vos interventions, interrompez-vous de temps en temps en posant des questions au recruteur afin de contrôler qu’il est toujours avec vous !

PUIS-JE BLUFFER ?

Il est toujours risqué de bluffer au cours d’un entretien car la mémoire peut faire défaut et le naturel disparaître.

Préserver le capital confiance

Il faut avoir une excellente mémoire pour pouvoir mentir. La recherche de cohérence est l’un des exercices préférés des recruteurs, un des piliers de l’entretien. Tout faux pas ou information divergente de votre part risque de provoquer une condamnation sans appel. N’entamez pas votre capital confiance. En bluffant vous risquez, par ailleurs, de perdre votre naturel et vos moyens. L’expérience montre qu’en étant naturel, vous augmentez vos chances d’obtenir une proposition.
Deux ou trois domaines ont les faveurs des candidats bluffeurs. Soyez prudents, ils sont connus ! À la question « Avez-vous d’autres propositions », vous avez intérêt à dire la vérité. Ayez soin d’obtenir – avant les entretiens importants – une ou deux propositions fermes d’embauche pour des postes qui vous intéressent moins. Armé de deux propositions, vous pouvez alors dire sans aucune hésitation : « J’ai actuellement deux propositions fermes d’embauche. » Restez ensuite silencieux et attendez que votre interlocuteur réagisse.



Y-A-T-IL DES BONNES ET DES MAUVAISES REFERENCES ?

Un seul conseil dans ce domaine : utilisez habilement les bonnes références.

Une liste de personnes références

« Je ne suis pas d’accord avec vous, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez exprimer vos idées », disait Voltaire. Lorsqu’un recruteur vous demande de citer vos références, il vise deux objectifs :
- il souhaite contrôler si ce que vous avez avancé est correct ;
- il désire vérifier si des personnes qui vous connaissent peuvent lui confirmer que vous avez vraiment la personnalité adéquate pour le poste à pourvoir.
En général, les candidats citent uniquement leurs anciens supérieurs hiérarchiques. C’est une habitude discutable parce qu’elle est partielle, et donne de vous une vue « d’en haut ».

Préparez donc une liste de personnes références qui ne sont pas uniquement vos supérieurs hiérarchiques passés, mais également des fournisseurs, des clients… Avant de citer ces références, contactez chacune d’entre elles et demandez-leur leur accord pour citer leur nom. En règle générale, évitez de produire ces noms en début d’entretien, attendez qu’on vous les demande ou proposez-les avec tact en fin d’entretien.
Si vous avez une mauvaise référence, considérez votre cas comme banal. S’il s’agit d’un ancien supérieur hiérarchique, et que vous ne pouvez pas ne pas le citer, indiquez son nom parmi d’autres. Dites à votre interlocuteur, en lui tendant votre liste de références, que les avis sur vous sont convergents et qu’il n’y a qu’une seule note discordante. Précisez-lui d’où elle vient et limitez-vous à dire : « Nous avions des conceptions de la gestion différentes. » Ne dites surtout rien d’autre.
Si l’on vous pousse dans vos derniers retranchements ne vous démontez pas. Cela fait partie du jeu ! Dites à votre interlocuteur : « Citez-moi deux ou trois problèmes classiques que l’on rencontre dans ce poste et je vous dirai succinctement comment je compte m’y prendre pour les résoudre. Cela vous montrera ma conception dans ce domaine. » L’inquiétude du recruteur sera alors calmée. Connaissez-vous trois personnes célèbres (encore vivantes ou décédées) dont les mauvaises références au départ auraient pu compromettre leur avenir ? En voici des exemples : Einstein, le père de Foucault, Saint Augustin, Pasteur…

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A
J'ai ouvert un blog politique sur http://desirsdavenir86000.over-blog.net/ alors venez le voir et dite ce que vous en penser dans les commentaires pour que je l'ameliore, merci d'avance!!!!Pouriez vous mettre un lien vers mon blog s'il vous plait!!!
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