#3 - Zones de conflits :

Publié le par AL de Bx

 

 

  • Birmanie Les Rohingyas, persécutés en silence

  • Repère : la Syrie s’enfonce dans ses guerres

  • Intervention militaire dans l'Azawad : Alger veut sauver

    Ansar Dine

  • Taipei espère des négociations avec l’ASEAN sur les

    disputes territoriales en mer de Chine méridionale

  • Israël à nouveau confronté à des drones iraniens

 

THEME 5 - 1 : Birmanie Les Rohingyas, persécutés

en silence

Source, journal ou site Internet : Le Temps

Date : 31 octobre 2012
Auteur : Céline Zünd


L’Arakan, dans l’ouest de la Birmanie, est à nouveau en proie à des affrontements entre les bouddhistes majoritaires et la minorité musulmane. Les ONG dénoncent l’inaction, voire la complicité des autorités birmanes dans la persécution des Rohingyas Chassés de leurs terres, refoulés à la frontière avec le Bangladesh, des milliers de musulmans de l’Etat de Rakhine (ou Arakan) en Birmanie prennent les routes de l’exil. Ils s’entassent dans des camps de fortune, sur des plages ou dans des rizières, à ciel ouvert. Selon l’ONU, 28 000 personnes ont fui en une semaine les affrontements entre bouddhistes et Rohingyas, la communauté musulmane minoritaire en Arakan.

 

Cette région de l’ouest birman s’embrase à nouveau depuis le 21 octobre, après une courte période d’accalmie. Les autorités birmanes annoncent 88 morts, mais les ONG évoquent un bilan beaucoup plus lourd. En juin déjà, des heurts intercommunautaires avaient fait officiellement 80 morts et poussé 75 000 personnes à fuir. Le viol et le meurtre d’une jeune femme bouddhiste de l’Arakan le 28 mai, attribué à trois hommes musulmans, avait déclenché une vague de vengeance meurtrière à l’encontre de la communauté Rohingyas et poussé le gouvernement à déclarer l’état d’urgence dans l’Etat de Rakhine. Ces jours, les informations que reçoivent les ONG sont accablantes. Elles font état de meurtres et de viols, de populations chassées de leurs villages, de maisons pillées et brûlées. Tout cela sous le regard des forces de l’ordre birmanes, quand ce n’est pas avec leur participation. Les témoignages recueillis par Nurul Islam abondent dans ce sens. Président de l’Arakan National Organisation (ARNO), il raconte que trois bateaux dans lesquels des musulmans tentaient de fuir ont été attaqués «par des Arakanais, de concert avec des membres des forces de l’ordre», qui se seraient rendus coupables de meurtres et de viols. «Les forces de sécurité sont devenues des forces meurtrières. L’intention du gouvernement est claire: il veut exterminer notre communauté», dénonce ce Rohingyas exilé à Londres. Impossible de vérifier ces informations de manière indépendante, mais, en juillet déjà, dans un rapport intitulé «les forces gouvernementales s’en prennent aux musulmans Rohingyas», l’ONG Human Rights Watch dénonçait exactions commises par les autorités contre les musulmans de l’Arakan. Plus récemment, HRW a documenté à l’aide d’images satellitaires la destruction de maisons dans la ville de Kyaukpyu, à majorité musulmane. Pour Anna Roberts, directrice de Burma Campaign UK, la responsabilité du gouvernement birman ne fait aucun doute: «Cette fois, il apparaît clairement que la violence est systématique et organisée. De nombreuses attaques similaires ont été menées dans plusieurs villages. La violence n’avait encore jamais atteint un tel niveau.» La réaction du président Thein Sein n’a fait qu’exacerber les craintes des Rohingyas.

 

Pour lui, la seule solution, c’est la déportation. «Nous les enverrons dans n’importe quel pays tiers qui les acceptera», a déclaré devant l’ONU l’homme qui a engagé le pays sur la voie des réformes depuis 2011. Pourtant, le chef de l’Etat a mis en place une commission d’enquête chargée de déterminer les causes des violences et de trouver des solutions pour la «coexistence pacifique» des populations. Abu Tahay, représentant de la communauté rohingya à Rangoon, n’y croit pas: «Plusieurs membres de cette commission sont directement impliqués dans des violences envers les musulmans.» Considérée par l’ONU comme la plus persécutée du monde, la minorité musulmane de Birmanie – 800 000 personnes – est victime de persécution depuis des décennies. Une loi datant de 1982 fait d’eux des citoyens de seconde zone en leur interdisant l’accès à la nationalité birmane. Poussés dans les bidonvilles de Sittwe, la capitale de l’Arakan, interdits d’accès aux soins et condamnés aux basses œuvres, 300 000 d’entre eux ont déjà fui vers le Bangladesh. Mais, récemment, le pays a décidé de leur fermer ses portes. Défendre leur cause est mal vu en Birmanie. Régulièrement, des protestations ont lieu dans la capitale pour demander leur expulsion. Même l’icône de la paix Aung San Suu Kyi, élue au parlement en avril dernier, fait profil bas sur le sort des Rohingyas.


THEME 5 - 2 : Repère : la Syrie s’enfonce dans ses guerres

Source, journal ou site Internet : El Watan

Date : 31 octobre 2012
Auteur : Mohammed Larbi

Que peut-il bien se cacher derrière ce sourire qui ne le quitte jamais ou très rarement ? Pour avoir connu pratiquement tous les types de conflits, Lakhdar Brahimi donne effectivement cette impression.

 

Non pas qu’il ne peut avoir d’émotions, mais il est arrivé à les contrôler afin de mieux transmettre ses impressions. De se faire comprendre. Tout ce qu’il a dit sur le conflit syrien s’est avéré fondé. Quant au fait qu’il soit entendu, cela est une autre question qui renvoie à la nature même de ce conflit, passé par différents stades jusqu’à devenir une guerre civile. Il l’a fait au début de cet été, alors qu’il était tout juste pressenti pour succéder au poste de médiateur international à Kofi Annan, et puis tout au long de son périple et des contacts avec les parties en conflit en Syrie ainsi que les Etats que l’on dit engagés de quelque manière que ce soit, ou tout juste ayant de l’influence. Jusque-là sceptique, M. Brahimi est devenu foncièrement pessimiste depuis l’échec de la trêve à laquelle il avait appelé, laquelle pourtant avait été acceptée aussi bien par le régime syrien que par la rébellion. Aussi disait-il à ce sujet à Moscou le 29 octobre 2012, à l’issue des consultations avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, que «la crise en Syrie est très très dangereuse, la situation est mauvaise et empire». S’agissant de la crise comme on l’appelle, lui a décidé de lui donner un nom. «Si ce n’est pas une guerre civile, je ne sais pas ce que c’est», a-t-il déclaré alors, en voulant pour preuve la réalité du terrain. L’élément nouveau et certainement le plus dangereux pour la Syrie, ce sont ces affrontements, jusque-là limités, entre communautés. Ce qui a fait dire à un analyste qu’il n’y a pas encore de guerre confessionnelle et que la Syrie n’est pas le Liban. Sauf que la précaution paraît bien dérisoire et trahit même une réelle préoccupation. Effectivement, les uns et les autres se battent pour des portions de territoire ou des positions avec, de part et d’autre, une très forte méfiance. Que sera en effet l’après-Assad que beaucoup désormais voient comme une certitude, mais lointaine ? Que seront les rapports entre les différentes communautés, une question qui revient avec insistance depuis que les affrontements opposent ces dernières également ? A l’image de ces zones déjà délimitées en dehors, bien entendu, de celles contrôlées par l’Armée syrienne de libération (ASL). Comme ces barrages érigés à l’entrée de certaines zones et tenus par les membres d’une milice kurde – qui contrôlent certains secteurs d’Alep, la métropole du nord du pays – et non par l’ASL, principale force d’opposition armée, très majoritairement arabe et sunnite même si les uns et les autres affirment être frères d’armes dans leur combat contre le président syrien. Les différentes communautés ont fini par développer un sentiment de suspicion et même de méfiance les unes vis-à-vis des autres. Les conséquences sont visibles, elles sont même terribles. Des heurts opposent, à une fréquence devenue inquiétante, éléments de l’ASL et miliciens kurdes. Le ton monte, surtout que les accusations sont sans nuance. Les miliciens du parti de l’Union démocratique kurde (PYD) sont ainsi accusés de faire le jeu du régime, tandis que les rebelles sont vus par les Kurdes comme ayant une feuille de route islamiste. Le mode opératoire rappelle aussi ce qui s’est passé en Irak voisin, où chaque partie veut chasser l’autre ou la soumettre à sa propre domination. Ce sont précisément ces attentats ciblant des quartiers ethniquement homogènes comme s’il s’agissait d’impliquer ceux qui croient à la neutralité ou tout simplement pousser au pourrissement. Tout le monde contre tout le monde. Ce sera alors la fin d’une révolte. Le danger est grand de voir la Syrie sombrer dans une spirale d’où il lui sera difficile de sortir.


THEME 5 - 3 : Intervention militaire dans l'Azawad :

Alger veut sauver Ansar Dine

Source, journal ou site Internet : La Matin DZ

Date : 31 octobre 2012
Auteur : Yacine K

Alger a-t-il changé de fusil d'épaule sur la question nord-malienne ? Non, même si des commentateurs avancent que c'est la visite d’Hillary Clinton qui a donné un nouvel éclairage à la position algérienne.


Pourquoi Bouteflika veut sauver la tête d'Iyad Ag Ghaly ?

Tout se repose, si l'on croit donc ces plumes averties, sur la visite de la toute puissante secrétaire d’État américaine Hillary Clinton à Alger. Pendant que les Etats-Unis sont battus par l'ouragan Sandy, on ergote que désormais Bouteflika a donné son "onction" à l’intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dans le nord du Mali. Hier homme de "réconciliation", voilà qu'on nous présente le président presque en chef de l'armée d'intervention africaine ! Plusieurs sources concordantes l’affirmaient mardi 30 octobre à Alger à La Croix. "Les discussions entre le président Bouteflika et Mme Clinton ont plus porté sur les modalités de la participation algérienne que sur son principe", affirme ainsi un proche du ministère des Affaires étrangères au correspondant du journal français. Puis, il ajoute que concrètement "il n’y aura pas de soldats algériens sur le sol malien, pas plus que de soldats français ou américains. Mais l’ANP sera associée à la programmation des opérations militaires pour reconquérir le Nord-Mali." La même source confie que "le président Bouteflika a longuement expliqué à Mme Clinton que la solution ne pouvait pas être strictement militaire. L’écoute de Washington est apparue plus sérieuse que celle de Paris" analyse cette source mystérieuse pour qui Washington accorde plus de crédit à l'argumentaire de Bouteflika que la France. On sait, pourtant, que la position d'El Mouradia a commencé à opérer un glissement sémantique dans le discours, il y a déjà quelques jours. Il n'a pas attendu la venue de Hillary Clinton. Le tempo a été donné par une dépêche APS qui n'excluait pas une intervention militaire contre les groupes terroristes. Aujourd'hui, on tente de nous faire croire mezza voce, mais jamais officiellement, que la voix de l’Algérie a été entendue par les Américains. Que rien ne saurait se faire sans elle. Est-ce vrai ? La diplomatie algérienne a-t-elle réellement les capacités de faire fléchir les USA, la France, l'UE et la Cédéao ? Clairement non. Alors tout le reste n'est qu'enfumage.

 

Dans l’encensement, il y en a qui font mieux. C’est l’assistante de la secrétaire d’Etat américaine pour les Affaires du Proche-Orient, Anne Elisabeth Jones venue à Alger au lendemain du départ de Mme Clinton. Pour cette assistance, "l’Algérie a un rôle leader dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. L’expérience importante dont elle jouit en la matière fait d’elle un partenaire privilégié et important des Etats-Unis dans cette lutte au niveau de la région du Sahel, notamment dans le nord du Mali", a déclaré à la presse Mme Jones, à l’issue d’un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci. Voilà l’ego algérien regonflé. Pour rien que ça, Washington peut désormais compter sur le soutien d'Alger. Car El Mouradia ne se risquera pas encore une fois de se tromper d'analyse, comme ce fut le cas pour la Libye, la Tunisie ou l'Egypte. On se souvient que la diplomatie algérienne a soutenu Mouammar Kadhafi, mobilisant ses moyens médiatiques, et mêmes des émissaires à Tripoli (exemple de Benhabylès) pour donner le change au tapage médiatique des partisans du CNT. En vain. Depuis la rentrée sociale, l’APS et les organes de presse inféodés à El Mouradia ne cessent de ressasser la convergence de vues entre Alger et Paris sur la question malienne. Aujourd’hui, on nous ressert le même argumentaire avec les Etats-Unis. Pourtant ni Paris, ni Washington ne partagent leurs vues avec Alger sur le nord-Mali. Selon Paris et Washington, Ansar Dine, Mujao ou Aqmi, c'est la même engeance terroriste. En revanche, pour Bouteflika, Ansar Dine n’a rien à voir avec le Mujao ni avec Aqmi. C’est pour cela que Bouteflika veut sauver le soldat perdu qu’est Iyad Ag Ghaly et son groupe d’Ansar Dine. Le premier a reçu déjà ce chef targui devenu islamiste radical après son passage comme vice-consul malien en Arabie Saoudite. Combien de bataillons pèse cet islamiste embarqué au début de l’année dans les unités du Mnla ? Pourquoi donc Alger tient-elle tant à Iyad Ag Ghaly ? Serait-il une taupe du DRS, comme le laissent entendre certains commentateurs de la question du Sahel ? Des questions auxquelles il est difficile de répondre tant rares sont ceux qui ont une connaissance aigue du terrain de l’Azawad. Il est une évidence dans le cas malien, Alger avance en reculant. Se souciant peu de la population locale qui souffre le martyre, l’Algérie comme Paris et Washington courent derrière d’autres objectifs. Loin d'Alger, à Bamako, des experts africains, y compris algériens, européens et onusiens se sont réunis mardi pour mettre au point le "concept d'opération" d'une intervention armée dans le nord du Mali occupé par des islamistes armés, une intervention jugée "inévitable" par le ministre malien de la Défense, nous apprend l'AFP. Des représentants de la Communauté économiques des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), de l'Union africaine (UA), d'Algérie, de l'Union européenne (UE) et des Nations unies vont plancher jusqu'à dimanche sur ce plan qui sera présenté à l'ONU fin novembre.


THEME 5 - 4 : Taipei espère des négociations avec l’ASEAN sur les disputes territoriales en mer de Chine méridionale

Source, journal ou site Internet : Taiwan info

Date : 31 octobre 2012
 


Taipei espère pouvoir entrer en négociation avec les membres de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (ASEAN) à propos d’un code de conduite en mer de Chine méridionale, a déclaré hier le ministère des Affaires étrangères. Chou Yin-Hwou [ ], le directeur général adjoint des Affaires de l’Asie de l’Est et du Pacifique au ministère des Affaires étrangères, a indiqué que Taiwan « suit de très près » les discussions portant sur les propositions pour un code de conduite dans les zones faisant l’objet de disputes territoriales en mer de Chine méridionale. Le diplomate a déclaré qu’il serait regrettable que Taiwan soit exclu des discussions menées par les membres de l’ASEAN impliqués dans les disputes. Taiwan, qui ne fait pas partie de l’ASEAN, jouit de la souveraineté et du contrôle administratif sur l’île de Taiping, ainsi que sur d’autres îlots de l’archipel des Spratley, a expliqué Chou Yin-Hwou. Ce dernier a également rappelé la position de Taiwan qui se base sur les principes de sauvegarde de la souveraineté, de mise de côté des différences, de maintien de la paix, de réciprocité et de poursuite d’un développement conjoint des ressources. Taiwan souhaite entamer le dialogue sur la formulation d’un code de conduite avec les autres parties aux conflits de souveraineté, a encore souligné Chou Yin-Hwou. Riche en ressources halieutiques, la mer de Chine méridionale fait l’objet d’un conflit de souveraineté entre Taiwan, la Chine, les Philippines, le Viêt-nam, la Malaisie et Brunei portant sur plusieurs archipels, dont celui des Spratley situé à 1 600 km du sud de Kaoshiung.

 

L’île de Taiping, d’une superficie de 0,49 km2, représente la plus grande île de cet archipel.


THEME 5 - 5 : Israël à nouveau confronté à des drones iraniens

Source, journal ou site Internet : Le Figaro

Date : 31 octobre 2012

Auteur : Adrien Jaulmes, correspondant à Jérusalem

L'Iran a annoncé que le drone abattu au-dessus du territoire israélien au début du mois avait eu le temps de transmettre des images de zones «sensibles» en Israël. «Ces images sont en notre possession», a affirmé dans une interview Esmail Kowsari, membre de la commission de la défense du Parlement iranien. Le ministre de la Défense iranien avait quant à lui annoncé que le drone abattu n'était pas le plus avancé de la panoplie dont disposait l'Iran. Les Iraniens ont aussi expliqué qu'ils avaient déjà envoyé à plusieurs reprises des drones survoler Israël, sans qu'ils aient été détectés. Le 6 octobre dernier, un avion sans pilote avait été repéré au-dessus de Gaza, et avait survolé Israël pendant une trentaine de minutes avant d'être finalement abattu par la chasse israélienne. L'opération avait été revendiquée quelques jours plus tard par Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais.

 

«Ce n'est pas le premier que nous envoyons, ni le dernier, si Dieu le veut», avait dit Nasrallah dans son discours. «Ce drone est iranien, et a été assemblé et dirigé par une équipe spécialisée du Hezbollah.» Le drone, qui se dirigeait vers la région de la centrale nucléaire israélienne de Dimona, dans le Néguev, avait vraisemblablement survolé la Méditerranée en provenance du Liban, avant de se diriger vers l'intérieur du territoire israélien. Les Israéliens ont démenti que le drone ait eu des capacités de transmission d'images en direct. Ils n'ont en revanche pas divulgué le mode de guidage de l'avion sans pilote, qui peut être soit commandé à distance, soit suivre des points GPS fixés à l'avance.


Une victoire symbolique pour le Hezbollah et pour l'Iran

Mais l'affaire des images transmises ou non par le drone importe finalement assez peu. Le survol du territoire israélien par un appareil sans pilote représente une victoire symbolique pour le Hezbollah et pour l'Iran. Israël, qui détient depuis la guerre d'Octobre 1973 une supériorité aérienne quasi absolue au Moyen-Orient, a vu son espace aérien violé par un appareil hostile pendant un laps de temps relativement long. Les Iraniens, qu'Israël soupçonne de développer une arme nucléaire, ont ainsi démontré qu'ils avaient eux aussi la capacité, même limitée, de survoler Israël. Le drone ne semble pas avoir été armé, mais les Iraniens ont expliqué qu'ils disposaient d'autres avions sans pilotes capables de tirer des missiles ou de larguer des bombes. Les Israéliens craignent que même un drone sommairement équipé d'explosif puisse être utilisé pour frapper des cibles à l'intérieur de leur territoire. Difficiles à détecter, capables de voler à basse altitude, les drones sont devenus d'un emploi courant au cours de la décennie écoulée. Israël, qui fut l'un des premiers pays à développer ces avions sans pilotes, se voit à présent confronté à cette nouvelle menace aérienne.

Commenter cet article