#2 - Enjeux de la Défense, Doctrine, Concepts, Missions :

Publié le par AL de Bx

 

 

  • Un élève de Saint-Cyr décède au cours d’une activité

    aquatique

  • Louvois : le ministre exige que tout soit réglé d'ici à

    Noël

  • Défense : 20 milliards d'euros sous le soleil du Qatar...

    pour la France ?

 

 

THEME 1 - 1 : Un élève de Saint-Cyr décède au cours

d’une activité aquatique

Source, journal ou site Internet : Ouest France

Date 30 octobre 2012
Auteurs : Thomas Brégadis

Un sous-lieutenant âgé de 24 ans, du premier bataillon de l’Ecole spéciale militaire de Saint-

Cyr Qoëtquidan, a perdu la vie au cours d’une activité aquatique, dans la nuit de lundi à

mardi, sur le camp des écoles, situé à Guer (Morbihan). Une enquête de gendarmerie a été

ouverte pour comprendre les circonstances de sa mort. Elle est menée par la section de

recherche de Rennes.


Pendant une activité de tradition

Selon les premiers éléments de l'enquête, la victime est décédée lors d'une activité de

transmission des traditions. Une activité validée par le commandement de l'école. Hier soir, le

thème de l'activité était la Seconde guerre mondiale avec le franchissement d'un étang à la

nage, une coupure d'eau d'environ 50 m. Une scène éclairée par des spots. Vers minuit, la

victime a été vue s'engager dans l'étang quand a eu lieu une coupure d'électricité. Quand celle-

ci est revenue, quelques minutes plus tard, le sous-lieutenant avait disparu. Son corps a été

retrouvé immergé et sans vie par les sapeurs-pompiers.


Une enquête de commandement

En parallèle, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a ordonné une enquête de

commandement « visant à déterminer, dans les plus brefs délais, les circonstances du

décès et les responsabilités éventuelles ».

«Un rare sens du collectif»

Dans un communiqué, le ministre note que cet élève « avait démontré un rare sens du

collectif et de grandes qualités intellectuelles et morales. Il parachevait à l’École de

Saint-Cyr une scolarité déjà brillante. »

 


THEME 1 - 2 : Louvois : le ministre exige que tout soit

réglé d'ici à Noël

Source, journal ou site Internet : Marianne 2

Date 30 octobre 2012
Auteurs : Jean-Dominique Merchet

Jean-Yves Le Drian a annoncé un nouveau plan d'urgence et débloqué 30 millions d'euros. Deux audits sont lancés.


Semaine après semaine, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian prend conscience de la gravité de la crise du paiement des soldes, qui dure depuis un an. De manière solennelle, il a annoncé lundi soir un plan d'urgence, pour tenter de pallier les difficultés qui touchent environ 10.000 militaires, selon ses estimations. "Pour Noël, je ne veux plus en entendre aprler" a-t-il exigé. "A situation exceptionnelle, moyens exceptionnels" a-t-il promis lors d'une conférence de presse à l'Hotel de Brienne, en présence des grands responsables du ministère. 30 millions d'euros vont être dégagés pour règler les problèmes et les trésoriers des bases de défense seront autorisés à honorer les demandes de régularisation jusqu'à 5000 euros. En cas de trop-perçu, ce qui arrive aussi, des facilités de remboursements seront consenties. La mise en place d'un numéro vert début octobre a confirmé la persistance des difficultés. 6300 appels, soit 370 par jour, ont été reçus, aboutissant à l'ouverture de 3200 dossiers. L'essentiel des difficultés concernent l'armée de terre. La Marine comme le service de santé (SSA) s'en sortent apparemment mieux. Reste que le ministre a suspendu jusqu'à nouvel ordre le passage à Louvois pour l'armée de l'air (mar 2013) et la gendarmerie (septembre 2013). Le ministre de la défense est resté prudent sur les causes réelles de ces dysfonctionnements, qui pèse fortement sur le moral des troupes et des familles, d'autant que les personnels en opérations extérieures semblent proportionnellement plus touchés, à cause des primes qu'ils percoivent. Deux audits ont été lancés, l'un par la direction centrale des systèmes d'informations et de communication (DGSIC) du ministère et l'autre qui sera confié, à la suite d'un appel d'offres, à un expert extérieur. Leurs conclusions devraient être connues en décembre. Dans l'entourage du ministre, on ne cache pas son inquiétude sur les capacités du logiciel à franchir l'obstacle. Jean-Yves Le Drian a ouvert trois pistes sur les causes probables des difficultés. D'abord, le logiciel en lui-même qui connaitrait 75 bugs. Ensuite, le passage trop rapide vers le snouveau système, alors que les anciennes structures (comme les CTAC, les centre de paiement) étaient définitivement fermés, ce qui a provoqué une "perte de mémoire". Enfin, la mise en place là encore trop rapide des Bases de défense (BdD) - "On est allé trop vite" assure Jean-Yves Le Drian - qui a eu pour conséquence une "perte des répères" : les militaires ne savaient plus "vers qui se tourner" en cas de problèmes. Le ministre estime que le système des BdD, dont il "ne rejette pas a priori le concept" aurait du être "davantage expérimenté".


THEME 1 - 3 : Défense : 20 milliards d'euros sous le

soleil du Qatar... pour la France ?

Source, journal ou site Internet : La tribune

Date : 30 octobre 2012
Auteur : Michel Cabirol

Les industriels français se pressent à Doha. Et pour cause, la France a 20 milliards d'euros de campagnes commerciales en cours actuellement. Du Rafale à l'hélicoptère de transport NH90, du véhicule blindé hautement protégé Aravis à la corvette Gowind, le Qatar est l'eldorado des industriels de l'armement français... A suivre. Le Qatar est actuellement l'une des destinations les plus courues de la planète pour tous les industriels de l'armement du monde entier. Et les groupes français, qui se pressent à Doha, ne sont pas en reste. Loin de là. "La France a environ 20 milliards d'euros de campagnes en cours au Qatar", explique un bon connaisseur des ventes d'armements dans la région.

 

Les besoins des Qataris sont très importants : des avions de combat aux différents modèles de navires de guerre, en passant par des hélicoptères, des blindés de toute sorte et des missiles anti-aériens (Air défence). Bien sûr, à l'arrivée, Paris ne gagnera pas tout. Aussi la France mise donc plus particulièrement sur quelques dossiers prioritaires, qui figurent au-dessus de la pile. D'autant que les Américains, qui disposent d'une importante base militaire à l'ouest de Doha, Al Udeid Air Base, n'ont pas l'intention de rester l'arme au pied.


Rafale et NH90 en tête de gondole
En tête de gondole, il y a évidemment le Rafale de Dassault Aviation, l'obsession française. Mais aussi l'hélicoptère de transport de troupes, le NH90 fabriqué par Eurocopter et l'italien AgustaWestland, qui a été préféré par Paris à l'hélicoptère de combat Tigre (Eurocopter) pour des raisons tactiques. La France estime que le NH90 a plus de chance de s'imposer que le Tigre.

 

S'agissant de l'avion de combat tricolore, le Rafale sort d'une campagne extrêmement

positive par temps chaud (50 degrés) au Qatar... sans coup de chaleur à l'inverse des concurrents américains, les appareils de Boeing, les F-15 et les F-18. Les Qataris, qui ont un besoin estimé entre 24 et 36 appareils, doivent encore évaluer le Typhoon Eurofighter et le F- 16 Block 50/52. Selon certaines sources, Doha, dont les Mirage 2000-5 ont participé aux côtés des avions de combat de l'armée de l'air française à l'opération Harmattan en Libye, pourrait choisir un appareil d'ici à la fin de l'année en vue de rentrer en négociations exclusives. D'autres sources contactées par "latribune.fr" estiment que ce calendrier est trop ambitieux. "Les Qataris n'ont pas besoin de remplacer leur Mirage 2000-5 tout de suite", précise-t-on. Quoiqu'il en soit, la France tiendrait la corde pour ce contrat : "l'émir a donné sa parole à la France de remplacer les Mirage 2000-5 quand ce sera le moment par des Rafale", rappelle-t-on à Paris. A condition aussi de trouver un point de chute au 12 Mirage 2000-5 de l'armée de l'air qatarie à l'image du contrat signé en 1994. Dassault Aviation avait à l'époque réussi à recaser les Mirage F1 de Doha en Espagne pour vendre les Mirage 2000-5, qui cette fois-ci pourraient trouver preneur en Tunisie, en Egypte...


Le Tigre ?
Privilégié par Paris, le NH90 pourraient être commandés par les Qataris qui ont un besoin de 10 à 20 appareils en version transport terrestre (TTH) et naval (NFH). "C'est ouvert", confirme-t-on chez Eurocopter. Là aussi, les vols d'essai de l'hélicoptère auraient impressionné Doha, qui traine encore une douzaine de vieux Sea King d'AgustaWestland. Les Américains proposent quant à eux le Seahawk de Sikorsky. "Les NH90 sont des appareils modernes par rapport au Seahawk", rappelle-t-on chez le constructeur européen. Les Qataris sont aussi intéressés par une douzaine de Tigre.

 

Eurocopter, qui a également le Mexique et la Malaisie dans ses campagnes dédiées à son hélicoptère de combat, y croit tandis que les autorités françaises estiment que les Qataris privilégieront l'Apache de Boeing. Surtout si Doha choisit le Rafale. Nexter veut également une part du gâteau. Le groupe public propose peu ou prou l'ensemble de sa gamme : le véhicule blindé hautement protégé, l'Aravis ; le canon autotracté Caesar ; le véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) et enfin des chars Leclerc d'occasion. Le tout pour équiper une brigade qatarie. Le Leclerc serait déjà hors course face au char allemand, le Leopard de Krauss-Maffei Wegmann. Thales espère quant à lui fournir de C4I ainsi que des radios pour une brigade numérisée et de l'électronique à 6.000 véhicules. Le groupe d'électronique évalue l'ensemble de ses campagnes au Qatar à 1 milliard d'euros sur une période de cinq et dix ans.


Les systèmes de défense anti-aériens pour MBDA
Contrairement à l'Arabie saoudite, chasse gardée de Thales, le missilier MBDA dispose au Qatar de bonnes chances d'équiper les forces armées dans le domaine de la défense anti- aérienne. Le groupe européen propose le VL-Mica ainsi que le système SAMP/T équipé de missiles antimissiles Aster Block 1 pour la défense anti-aérienne. A plus long terme, MBDA et le groupe naval DCNS proposeront des frégates équipées de systèmes anti-missiles Aster 30. Enfin, le Qatar pourrait choisir rapidement à l'issue d'un appel d'offre un constructeur pour équiper la marine qatarie de quatre corvettes. DCNS est sur les rangs et propose son système de combat, le Setis. 20 milliards d'euros sous le soleil du Qatar... C'est une manne dont les industriels auront bien besoin pour compenser la baisse sévère du budget de la défense français qui s'annonce. A condition de mouiller le maillot pour obtenir des contrats. Pour autant, la nouvelle majorité souhaite rééquilibrer les relations de la France dans la région en renouant des liens étroits avec l'Arabie saoudite, où les Français sont depuis quelques années mis sur la touche pour les mégacontrats. "Il ne faut pas lâcher la proie pour l'ombre", analyse un bon connaisseur des affaires de défense. Eldorado ou mirage, la frontière est ténue en matière de ventes d'armes.

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