AL "l"Autre commission" un sondage auprès des TPE

Publié le par Alain Genestine

Les dirigeants de très petites entreprises (moins de 20 salariés) sont en grande majorité pessimistes sur la situation économique en France, 67% n'ayant "pas le moral", contre 46% en juillet, selon le baromètre trimestriel Fiducial-IFOP publié lundi.


Un commerce à Lyon ...


Selon ce sondage, "ils ne sont plus que 33% à être optimistes sur la situation en France", contre 40% en octobre et 54% en juillet.

"Au lendemain de l'élection présidentielle, le président Nicolas Sarkozy et son gouvernement avaient commencé à un niveau de confiance très élevé auprès des patrons de TPE" (65% d'opinions positives), rappelle l'étude.

Cependant en neuf mois, "la confiance dans le gouvernement a baissé de 19 points" auprès de ces patrons, ajoute-t-elle.

"A la différence des grands patrons, les dirigeants de TPE sont proches du citoyen lambda; or ils ont le sentiment que leur quotidien n'a pas changé depuis l'élection présidentielle", a indiqué à l'AFP Jean-Marc Jaumouillé, directeur des techniques professionnelles de Fiducial.

Parmi les facteurs d'inquiétude, 64% des patrons de TPE craignent une flambée des prix énergétiques, 42% une hausse de l'inflation, 24% une crise financière avec effondrement des marchés et durcissement du crédit, et 15% pensent à un krach boursier.

Ils ne sont plus que 17% à souhaiter se développer en 2008 en augmentant leurs effectifs alors qu'ils étaient 25% l'an passé, relève aussi l'étude. Parmi les freins, 75% des patrons évoquent le poids des charges sociales et fiscales.

Côté emploi, 2007 marque un fort recul, selon l'étude, avec une moyenne de 0,3% de création nette par trimestre (contre 3% en 2006), "ce qui correspond au niveau les plus bas de 2004 et 2005".

Depuis octobre 2007, environ 400.000 employeurs de TPE, soit 37% des 1,1 million de TPE employeurs- ont eu recours au dispositif des heures supplémentaires, souligne aussi l'enquête.

Seule une minorité de dirigeants (29%) jugent que la mise en oeuvre du dispositif pose problème mais ils ne sont que 36% à juger le dispositif efficace pour améliorer l'activité de leur entreprise.

Les dirigeants employeurs se montrent en revanche très favorables (78%) à la possibilité de négocier dans chaque entreprise la durée du temps de travail. Une large majorité (70%) souhaiterait même un retour aux 39 heures.

L'enquête a été réalisée par téléphone auprès d'un échantillon représentatif de 1.005 dirigeants de TPE du 21 au 4 février 2008, dont les résultats ont été redressés selon les données Insee.

Publié dans Travail et Economie

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