Authentiquement Libéral et Vous?

Publié le par Alain Genestine

Pourquoi faut-il que l'homme classe des personnes afin qu'il se distingue des autres sinon que pour ses privilèges et son esprit d'exclusive, style caste. Question de sécurité, de différence...
Pourquoi faut-il donc s'appeler peuple , bourgeois , noble; pourquoi faut-il être bobo, socialo.....
Pourquoi faudrait-il être encore de gauche , de droite, des extrèmes, voire maintenant plutôt centriste de toutes tendances. Faire du social, n'est pas l'exclusivité des socialistes............!
Manque t-on autant de discernement philosophique, de lecture économique, devrions nous resté ignorant sans aucun concept, sans aucun calcul? Libéralisme = Humanisme
Pourquoi donc tous ces conservatismes, sommes nous pas capable à de nouveaux préceptes de morale?
Pourquoi toujours se cantonner à l'existant, n'avons-nous plus aucune lumière?
Faut-il revenir à des fondamentaux: Voltaire, Montesquieu....

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ici du Bastiat qui suit.

Aujourd'hui, dans notre pays, tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains de quelques dizaines de personnes, qu'elles soient de gauche ou de droite.

Pouvoir exécutif :  L'ensemble de l'appareil de l'État est entre les mains d'un petit nombre de personnes, toutes formées aux mêmes méthodes, faisant référence à la même pensée, réagissant de la même façon devant tous les problèmes. Ces personnes affirment avec un aplomb tout à fait extraordinaire que eux, et eux seuls, ont le sens de l'intérêt général. À les en croire, tous les autres sont là pour défendre une catégorie ou des intérêts particuliers. Hauts fonctionnaires nommés en principe pour défendre l'intérêt général, ils ont tendance à croire qu'eux seuls, par construction, détiennent la vérité en matière d'intérêt général. Élus sans difficultés dans des circonscriptions sur mesure, ils conservent cet état d'esprit. Les ministres désignés pour assumer le pouvoir exécutif qui n'appartiennent pas à cette caste sont éphémères et largement dépendants de ces hauts fonctionnaires.

Pouvoir législatif : au moins, pourrait-on dire, n'y a-t-il pas ou peu de hauts fonctionnaires à l'Assemblée. Mais l'Assemblée ne possède pas vraiment le pouvoir législatif, car la Constitution donne au seul gouvernement le pouvoir de fixer l'ordre du jour de l'Assemblée Nationale ! Ce qui veut dire qu'aucun projet de loi ne peut être discuté à l'Assemblée Nationale s'il n'est pas approuvé par le gouvernement. On ne peut donc parler à l'Assemblée que de ce dont le gouvernement veut qu'on parle. Et naturellement dans le sens que veut le gouvernement, puisqu'il détient la majorité dans l'Assemblée, qu'il a la possibilité de préparer ses parlementaires, voire de châtier les rétifs.

Pouvoir administratif : ils l'ont par définition s'ils sont dans leur administration. S'ils détiennent un pouvoir politique, et si pris d'une illumination, ils en venaient à envisager une décision contraire à l'intérêt de leurs petits copains dans leur administration d'origine, ils ne la prendraient pas, tant est puissant leur esprit de corps.

Pouvoir économique : on peut penser que les chefs d'entreprise, au moins, ne se recrutent pas dans le même milieu. Mais ce n'est pas forcément vrai pour les plus grandes : il y a les nationalisées, et celles qui sont issues des nationalisées. Il y a toutes celles qui dépendent tellement du bon vouloir de l'Administration qu'elles trouvent plus confortables de nommer à leur tête un homme issu de cette administration. S'il est ingénieur d'un grand corps, ou issu de l'ENA, après tout il aura des connaissances et des capacités de travail sortant de l'ordinaire, et en cherchant bien, on pourra même en trouver qui ont l'esprit d'entreprise. Quand aux apparatchiks du MEDEF, ils ne sont que trop flattés de pouvoir discuter tel ou tel détail de la loi des finances avec les inspecteurs des finances de Bercy. Ce comportement, il est vrai, est en train de changer sous l'impulsion de la nouvelle équipe.

Pouvoir financier : là ils sont encore les maîtres pour deux raisons. D'abord ils sont directement à la tête des banques nationalisées. Ensuite, l'État est de très loin le plus gros emprunteur sur le marché financier (plus de 85% des capitaux à court terme). Il réduit donc ainsi les moyens disponibles pour les entreprises. Seule lueur d'espoir, ces dernières peuvent maintenant emprunter sur les marchés étrangers.

Pouvoir médiatique : en France, c'est un pouvoir qui penche nettement d'un certain côté de l'échiquier politique, et qui se caractérise par une certaine paresse d'analyse. Il va volontiers chercher l'information auprès de l'oligarchie dont nous parlons, et il s'en fait assez facilement l'écho. En pratique les choses se passent de la manière suivante : un événement se produit. Il est d'abord l'objet d'une information et d'un commentaire bref de l'Agence France-Presse, qui incidemment est assez largement à gauche. L'information est ensuite commentée beaucoup plus longuement dans Le Monde. Les autres journalistes reprennent, avec leur style propre, mais sans grande valeur ajoutée, ce qui est dit dans ces deux sources. L'effort d'investigation et de remise en cause est à peu près nul. Quant à la télévision, elle a trop peu de temps pour faire un effort d'imagination, et ses journalistes politiques se comportent le plus souvent comme des perroquets.

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Comment en sortir ? Si l'on ne fait rien, il ne faut pas exclure que la classe exploitée par cette oligarchie, qui est aujourd'hui la classe moyenne active, ne finisse par se révolter dans le désordre. On connaît le coût humain des révolutions. Il vaut mieux les éviter. La seule autre issue est que tous les citoyens qui comprennent l'analyse ci-dessus adhèrent à un parti politique en nombre suffisant pour en influencer les dirigeants, ou plus efficacement, les remplacer. On ne peut en effet espérer changer pacifiquement les choses que par l'intermédiaire des partis, et on ne pourra guère changer les mentalités des hommes actuellement à la tête des partis.

 
Cela peut paraître utopique. Mais tout est toujours possible. Les événements les plus extraordinaires peuvent se produire au moment où on ne les attend pas. Lorsqu'ils se produisent, il faut être prêt à les exploiter.

 

Publié dans Libéralisme

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E
Alain j'adhère à 100%.J'en ai assez d'être enfermé là où je n'ai pas envie de l'être.Je ne me suis jamais caché d'être un madeliniste, il ne m'ai pourtant jamais venu à l'idée de prendre ma carte à l'UMP. Etre libéral n'est pas être un libéral de droite ou un libéral de gauche, être un véritable libéral s'est être au dessus de la droite et au dessus de la gauche, c'est être de partout et de nul part à la fois.Tant que nous n'aurons pas  collectivement intégré ce principe ne nous plaignons pas d'être catalogué. Que nous ayons en notre sein des tendances, des mouvances, c'est normal, c'est sain et nécessaire. Que ces courrants soient prétextes à des guerres fratricides ne font que déservir nos idées et servir nos adversaires.Concentrons nous sur l'essentielle, la diffusion de nos idées, gagner des campagnes électorales pour m'être en application notre soif de liberté.Amitiés libéralesManu 
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