Bientôt Pâques, on va bien nous pondre une nouvelle sorte de TVA sociale

Publié le par Alain Genestine

Ca tourne en rond, il faut la faire, je sais pas, çà tatonne. Oui le chef a décidé, nous allons l'appliquer, mais il faut en changer de nom. Attali va bien nous pondre un oeuf en chocolat avec à l'intérieur la solution. Le problème il ne faut pas casser l'oeuf, c'est pas bien. Attendons l'été il fondra peut-être, après tout le réchauffement climatique est omniprésent. Etant taxé bientôt CO2, @, MP3.... Mais bon Dieu qu'est-ce qu'il y aura dans l'oeuf ? Soyez patient cela fait des décennies que certains travaillent dessus, depuis Mitterrand, imaginez !  et toujours les mêmes, pour ne pas dire le même!
Eh alors l'oeuf depuis le temps il n'a pas fondu....

Il est préferable, même si nous pouvons rester ouvert sur ce thème, de relire les propos de  M Goulard, cela semble plus sérieux que le scandale qu'il risque, après les 35h de nous arriver
Source post Assemblée Nationale, Blog Goulard
 

http://soutien-bayrou-sudyvelines.rsfblog.org/images/image001.3.jpg

Après les déboires du deuxième tour des législatives, personne ne sait quel sera le sort de la fameuse "TVA sociale" qualifiée "d'impôt anti-délocalisation" par le Premier Ministre. Je voudrais émettre ici le voeu que cette fausse bonne idée soit oubliée, car elle fait partie de ces sottises inspirées par des raisonnements économiques simplistes et erronnés, comme le fut jadis la politique de réduction du temps de travail.
L'idée de la TVA sociale n'est pas neuve, elle traîne dans les écrits des hommes politiques soit-disant économistes depuis des décennies. Elle consiste à abaisser les cotisations sociales et à augmenter à due concurrence la TVA....
 
Pour les tenants de la TVA sociale, substituer à un prélèvement payé par l'entreprise et ayant pour assiette les salaires, un autre prélèvement payé, lui, par le consommateur sur ses achats, aurait un double effet : un effet sur l'arbitrage capital-travail et un effet sur le commerce extérieur. D'une part, la main d'oeuvre serait moins chère, et donc l'emploi serait favorisé au détriment de l'investissement. D'autre part, les produits importés acquitteraient une TVA majorée et les produits exportés supporteraient moins de cotisations sociales, ce qui favoriserait le commerce extérieur.

Ce qui est très intéressant, c'est de relever que les deux phénomènes invoqués renvoient précisément aux deux discussions économiques passionnées qui ont marqué le dix-neuvième siècle : la machine était dénoncée comme destructrice de l'emploi, et les droits de douane défendus comme protecteurs de l'industrie nationale. Les démonstrations limpides de Frédéric Bastiat, ont, à l'époque, fait litière de ces raisonnements pré-logiques. Mais la sottise a la peau dure et aujourd'hui encore, beaucoup, y compris au niveau gouvernemental ou dans la haute administration, sont convaincus que toute mesure pénalisant fiscalement l'investissement au profit de la main d'oeuvre est une bonne mesure et que de la même façon, pénaliser l'importation est protecteur et salutaire.
Comme souvent, on peut aisément se convaincre que quelque chose "cloche" dans le raisonnement en le poussant plus loin. Je me souviens que les partisans des 35 heures étaient sans voix lorsque, acceptant par hypothèse que la réduction du temps de travail était génératrice d'emplois, on leur demandait s'il n'était pas judicieux de passer rapidement à 30 heures puis à 25 heures pour éradiquer définitivement le chômage! De la même façon, j'attends avec impatience l'instauration d'une réduction des salaires financée par l'Etat grâce à une hausse massive de la TVA, ou, s'agissant du commerce extérieur, un retour à ces droits de douane chéris des industriels de l'avant-dernier siècle.

La vérité est qu'il n'y a aucune raison objective d'opérer un transfert de prélèvement dont les conséquences sont d'ailleurs beaucoup moins évidentes qu'on ne le pense généralement. Lorqu'on baisse un impôt apparemment payé par l'entreprise, qui en définitive en bénéficie? L'entreprise, par la hausse de son résultat? le consommateur, si la concurrence est suffisante, grâce à une baisse des prix? le salarié de l'entreprise, si le marché du travail est ponctuellement tendu? ce que je sais en revanche, de manière certaine, c'est que ce n'est pas l'industriel chinois qui paie la TVA sur les produits qu'il exporte en France, mais le consommateur français...

Et pour rester dans les observations simples (mais pas simplistes !) croit-on sérieusement que la baisse de quelques points des cotisations sociales compense des écarts de salaires entre la France et la Chine de un à vingt ? impôt anti-délocalisation disait l'autre ....

Le chômage ne tient pas à des salaires trop élevés, pas plus que le déficit du commerce extérieur ne tient à une surévaluation de l'euro. De nombreux pays voisins, dont les salaires y compris les charges, sont plus élevés que les nôtres, ont un chômage pratiquement inexistant. Et de nombreux pays de la zone euro connaissent un fort excédent de leur commerce extérieur.

En revanche, au regard de notre compétitivité, nous avons en France un vrai problème de poids excessif des prélèvements. Peu importe, économiquement, la manière dont ils sont prélevés! Ayons (enfin!) une gestion intelligente et sérieuse de l'Etat, de l'assurance-maladie, et nous réduirons nos prélèvements, donc améliorerons notre compétitivité : ce sera bon pour l'emploi, ce sera bon bon pour le commerce extérieur et nous pourrons laisser les idées d'un autre siècle au placard bien garni des imbécillités économiques!
 

Publié dans Social

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