Grèves dans les univers-cités !

Publié le par Alain Genestine

Si ce n'est pas idéologique...

La faculté de lettres de Montpellier, qui était bloquée par une cinquantaine de personnes depuis plusieurs jours, a été évacuée par la police lors d'une opération qui s'est déroulée sans incident.

Les personnes qui effectuaient des piquets de grève sont parties à l'arrivée des policiers qui intervenaient à la demande du président de l'université Montpellier 3, Jean-Marie Miossec.

"Pour la majorité, ces personnes n'étaient pas des étudiants de ma faculté. Cela ne pouvait plus durer", a-t-il dit.

"Depuis plusieurs jours, les assemblées générales étaient confisquées par un noyau de 'durs' (...) depuis ce matin notre faculté est libérée d'un groupe de squatters", a-t-il ajouté.



Au lendemain de sa rencontre avec les syndicats étudiants qui ont appelé à la poursuite du mouvement, Valérie Pécresse souligne dans "Le Figaro" que "les blocages sont contraires aux intérêts des étudiants".


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"Je demande aux syndicats étudiants de dire non aux blocages. Ils doivent se refuser à les cautionner", indique la ministre, qui "leur a rappelé qu'elle condamnait fermement toute forme de violence ou de dégradation".

"Rien ne justifie la violence, surtout au sujet d'une loi concertée du début à la fin avec les organisations étudiantes pendant plus de soixante heures", note Mme Pécresse, assurant que "(s)a porte est toujours ouverte pour ceux qui veulent dialoguer".

La ministre de l'Enseignement supérieur a précisé sur France-2 que le mouvement étudiant vendredi matin "touche 32 universités: il y a deux fermées, sept qui sont bloquées et une vingtaine qui sont touchées à des degrés divers: cela peut être un site un barrage filtrant une poignée d'étudiants".

Ecartant toute idée de sélection à l'entrée de l'université, Valérie Pécresse martèle que "dans la loi, il n'y a pas de sélection, pas d'augmentation des frais d'inscription dans les universités". "Il n'y a pas davantage de privatisation".

"Les étudiants ont peur que l'Etat se désengage. Mais c'est tout le contraire!", répète la ministre de l'Enseignement supérieur. "Je comprends que les étudiants veuillent que les choses s'améliorent vite, mais on ne change pas en six mois vingt ans de sous-dotation de l'université".

Enfin Valérie Pécresse redonne les principaux chiffres de son budget pour les universités, qui doit être voté vendredi, à savoir qu'"on va passer de 10 à 15 milliards d'euros de crédits budgétaires en cinq ans, soit une augmentation de 50%".

Localisation des universités bloquées. ...


l'Unef appelle à amplifier le mouvement


La ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a assuré vendredi sur France 2 que le mouvement étudiant de contestation de sa loi sur l'autonomie des universités "touche à des degrés divers 32 universités" sur 85, dont "deux bloquées".

"Il y a sept universités qui sont fermées et deux qui sont bloquées et une vingtaine qui sont touchées à des degrés divers, mais ça peut être un site, des barrages filtrants, une poignée d'étudiants", a-t-elle ajouté. Jeudi, un décompte croisant les informations recueillies par les bureaux de l'AFP et auprès du syndicat étudiant l'Unef faisait apparaître que 46 sites universitaires étaient perturbés dont 30 bloqués pour tout ou partie. L'entourage de Mme Pécresse a précisé vendredi à l'AFP que les chiffres avancés par la ministre correspondaient à la situation observée jeudi soir. Les deux universités bloquées sont Grenoble-Stendhal et Paris VIII, a-t-on assuré.

Environ 130 étudiants, qui occupaient l'amphithéâtre Richelieu et une partie du deuxième étage de la Sorbonne, ont été évacués jeudi soir par la police, sur réquisition du recteur de Paris, a-t-on appris auprès de la préfecture de police. Les 50 étudiants environ qui occupaient l'amphithéâtre Richelieu ont été évacués vers 22h00, suivis peu avant 23h00 de quelque 80 autres qui occupaient le deuxième étage de l'université historique située au coeur du Quartier latin, a-t-on précisé.

L'évacuation s'est déroulée sans incident et n'a donné lieu à aucune interpellation, a-t-on affirmé à la préfecture de police. Entre 150 à 200 étudiants avaient voté en fin d'après-midi le blocage de l'université, avait assuré à l'AFP une étudiante participant à l'occupation, en signe d'opposition à la loi Pécresse sur l'autonomie des universités.

François Fillon a appelé jeudi les étudiants à "la responsabilité et au respect mutuel" dans un message publié sur son blog, où il défend la loi Pécresse et appelle à résister aux "slogans". "Choisissons le changement", lance le Premier ministre dans son long "message aux étudiants" (www.blogfillon.com) alors qu'une quarantaine de sites étaient bloqués jeudi pour protester contre la loi sur l'autonomie des universités.

Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur, a reçu jeudi les cinq organisations étudiantes représentatives (Unef, Fage, UNI, Cé, PDE), ainsi que la conférence des présidents d'universités (CPU), pour "faire le point" sur le mouvement étudiant qui agitait 46 sites universitaires.

Parallèlement, l'assemblée générale (AG) de Tours, une des premières facultés mobilisées, a voté le principe de l'accueil ce week-end de la troisième coordination nationale étudiante, composée de représentants des universités mobilisées, élus en AG.

Les présidents d'université et Mme Pécresse ont demandé dans la matinée "la levée des blocages", qui hypothèquent, ont-ils affirmé, la réussite des étudiants aux examens, organisés selon les facs entre mi-décembre et mi-janvier. "L'idée d'un premier semestre avec des aménagements pour compenser les semaines de cours perdues, qui circule dans certaines AG, est erronée", a assuré Michel Lussault, porte-parole de la CPU à l'AFP.

Mais le président de l'Unef, syndicat étudiant leader du mouvement anti-CPE, Bruno Julliard, a au contraire appelé à "amplifier" la contestation, à l'issue de sa rencontre avec Valérie Pécresse, qu'il a qualifiée de "pas du tout concluante" en regard de ces attentes. Au-deçà de la revendication centrale des assemblées générales, c'est-à-dire l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités, l'Unef réclame "des modifications", avec "des négociations conséquentes sur les questions budgétaires".

De son côté, la présidente de la Confédération étudiante (Cé), Julie Coudry, a déploré que Mme Pécresse n'ait pas fourni de "réponses aujourd'hui", annonçant : "on continue notre action syndicale pour demander les budgets en matière d'aides sociales, de rénovation des locaux, de conditions d'études et en matière d'insertion professionnelle".

Pour Kamel Tafer, porte-parole de la coordination nationale étudiante, l'abrogation constituait toujours un "préalable" à toute discussion. "Il faut continuer la mobilisation, la grève, le blocage (...) et surtout pour établir un rapport de force avec le gouvernement", a-t-il déclaré à l'AFP.

Un rassemblement est prévu vendredi devant l'assemblée nationale, à l'appel d'une intersyndicale de l'Enseignement supérieur et la Recherche, au moment du vote du budget 2008.

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