Faire peur, ou faire du pétrole ?

Publié le par Alain Genestine


"Enorme potentiel" du pétrole non conventionnel
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Le dirigeant du géant pétrolier saoudien Saudi Aramco a souligné mardi à Rome "l'énorme potentiel" du pétrole non conventionnel (lourd), dont le développement sera plus lent que le pétrole conventionnel (léger) car plus polluant et plus cher.

"A long terme, les vastes ressources en pétrole non conventionnel qui se trouvent dans l'hémisphère ouest du globe --sables bitumineux du Canada, pétrole extra-lourd au Venezuela, et schistes bitumineux dans les Rocheuses-- vont jouer un rôle plus important pour répondre à la demande d'énergie", a déclaré le PDG du groupe saoudien, Abdallah Joumaa, devant le 20è congrès mondial de l'énergie.

Il a souligné "l'énorme potentiel" de ce pétrole, à condition que les entreprises et les Etats investissent dans la recherche et le développement, et créent de nouvelles technologies.

Les réserves exploitables de pétrole non conventionnel dans le monde représentent entre 1.500 milliards et 3.000 milliards de barils (dont 1.000 milliards à 2.000 milliards pour les sables bitumineux et le pétrole extra-lourd, et de 300 millions à 700 millions pour les schistes bitumineux).

En incluant le pétrole conventionnel, le monde dispose au total de 3.000 milliards à 6.000 milliards de barils de réserves exploitables, soit un à deux siècles de pétrole, pour répondre à une demande de 86 millions de barils par jour, a estimé le Pdg d'Aramco.

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Le pétrole classique "va continuer à jouer un rôle majeur" et sa production va croître "plus fortement au début de la première moitié du siècle prochain", étant donné son abondance, son accessibilité, ses coûts de production plus bas que ceux du pétrole lourd, et son moindre impact sur l'environnement, selon Abdallah Joumaa.

La croissance du pétrole non conventionnel "sera plus maîtrisée" en raison d'un coût de développement élevé, des grandes quantités de gaz et d'eau qui sont nécessaires à sa production, et du CO2 émis lors du processus.

Quant aux biocarburants, ils génèrent de "grandes incertitudes", et "c'est donc difficile de prévoir précisément leur contribution au mix énergétique", a-t-il enfin estimé.

(©AFP / 13 novembre 2007 16h06)

Publié dans Ecologie-Environnement

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