Europe comme Erasmus.

Publié le par Alain Genestine

L'Europe libérale, fédérale, c'est aussi une Europe pour les jeunes, par les jeunes;

Pour un enseignement supérieur, l'Europe pour un monde global des sciences, des cultures, des ethnies, de la diversité,
pour l'Amour et la Paix.

Erasmus, pour une Europe de part le Monde!
Pour une liberté des savoirs et des connaissances mutuels!

L'origine du mot Erasmus : Erasme de Rotterdam. Quel étudiant n'a jamais entendu le mot "Erasmus" ? Très peu, j'en suis certain. Avant d'être mondialement connu comme le programme de mobilité pour les étudiants, l'humaniste du même nom a également essayé ces séjours à l'étranger.


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Le mot Erasmus vient du théologien et humaniste Desiderius Erasmus Roterodamus, plus connu sous Erasme de Rotterdam. Cet hollandais de Rotterdam était l'un des précursseurs du mouvement de la Renaissance, connu pour sa conviction en une Europe unie et éclairée au-delà des frontières et de tout dogmatisme.


"Paix, piété et belles lettres"

Erasme débute sa formation au sein de différentes institutions religieuses. Au sein de l'institution des chanoines de Steyn (Pays-Bas), Erasme se plonge dans la lecture de grands auteurs et y découvre entre autres des auteurs païens, la poésie ainsi que la libre pensée. Par la suite, il prêche une connaissance plus approfondie des textes et de considérer à nouveau l'enseignement à partir de 1488, date à laquelle il prononce ses voeux.

Ensuite en 1500, il décrit la culture antique par des citations replacées dans l'histoire de la pensée et de la langue dans son ouvrage publié 'Les Adages'. Il réalisera différents travaux comme l'écriture de manuels scolaires, la traduction d'auteurs grecs en latin, etc. Son autre ouvrage intitulé 'L'Eloge de la folie' écrit en 1511, le rendit célèbre à travers l'Europe entière. Par ces textes, il fit la synthèse de ses propres principes qui sont la paix, la piété et les belles lettres.


Faire de l'Europe une terre d'études



Le XVIème siècle marque la fin d'une période de guerre. Les métiers des lettres et des arts profitent de cette paix en Europe pour se développer considérablement, aidés également par l'invention de l'imprimerie. Erasme est passionné par l'Europe. Il a vécu et travaillé dans plusieurs pays en Europe tels que l'Italie, la France, la Suisse, l'Allemagne pour n'en citer que quelques uns. A travers ses voyages, il rencontre de nombreux penseurs qui l'ont aidé à enrichir ses connaissances.

Ainsi, ces différentes expériences lui permirent de rédiger ses écrits à raison de 40 lettres par jour. Aujourd'hui, ses textes, au nombre de 3000 conservées, représentent des témoignages précieux de l'évolution de sa pensée et de son statut de libre penseur.


Le 1er citoyen européen ?

Passionné par l'Europe, Erasme prône une vision globale d'une Europe des cultures qui se connaissent et se respectent. Vers 1517, il dirige un collège où l’enseignement est dispensé en 3 langues (latin, grec, hébreux) à Louvain (Belgique). Aussi, il a une grande influence sur les rois et les acteurs politiques (Charles Quint, Marguerite d’Autriche, François 1er, roi d’Angleterre Henri 8…), tout en restant indépendant. Il n’accepte pas la protection qu’on lui propose et préfère voyager.

Cependant, avec l’arrivée de Luther et du mouvement de la Réforme, des difficultés apparaissent. Erasme, prônant la paix et la réconciliation, voit naître les désaccords. Il ne prend pas parti, mais est attaqué, autant par l’Eglise car il ne critique pas Luther, que par Luther avec qui il échange des essais virulents. Finalement, Erasme est dépassé, ne cédant pas sur son idéalisme. Il meurt délaissé à Bâle en 1536. Erasme restera dans l’histoire européenne comme un humaniste chrétien, un vrai défenseur des libertés et le premier citoyen européen.

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Et le programme Erasmus ?

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Le programme de mobilité universitaire ne pouvait avoir un meilleur nom... Plus de 1.2 millions d'étudiants sont déjà partis étudier dans un autre pays en Europe grâce au programme Erasmus. Ce programme créé en 1987, concerne plus de 31 pays. Quelle meilleure expérience pour découvrir de nouveaux pays, de nouvelles cultures et rencontrer de nouvelles personnes. N'hésitez pas une minute de plus : adressez-vous à votre université, et saisissez toute opportunité pour partir étudier en Europe !!


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19/10/2007 
Rencontres européennes de l'enseignement supérieur à Bordeaux

Organisées par l'Agence Europe-Education-Formation France, les rencontres européennes de l'enseignement supérieur se sont déroulées à Bordeaux du 17 au 19 octobre 2007.  Avec pour thème l'emploi, ces rencontres ont été l'occasion pour 400 acteurs du monde de l'entreprise, des universités, des grandes écoles et des institutions européennes de débattre des apports de l'Europe, des dispositifs et programmes européens dans ce domaine. Ces journées ont aussi été l'occasion de célébrer les 20 ans d'Erasmus.

Atteindre les objectifs de Lisbonne

Les rencontres européennes de l'enseignement supérieur s'inscrivent dans la poursuite des processus de Sorbonne-Bologne, Lisbonne et Copenhague, et de la mise en place de dispositifs européens d'éducation et de formation tout au long de la vie, dont la nouvelle programmation 2007-2013 est entrée en vigueur le 1er janvier 2007.

"La priorité européenne en matière d'emploi reste l'amélioration de l'insertion professionnelle des jeunes", a déclaré la directrice de l'Agence Europe Education Formation France à Bordeaux lors de l'ouverture des rencontres européennes de l'enseignement supérieur.

"Aujourd'hui encore, 4 500 000 jeunes européens âgés de 16 à 25 ans ne trouvent pas d'emploi sur le marché du travail", a rappelé Sonia Dubourg Lavroff, aux côtés du maire de Bordeaux, Alain Juppé, d'Odile Quintin, directrice générale de la DG Education et Culture, d'Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine et de Bernard Bégaud, président de l'Université Victor Segalen Bordeaux II.

Les rencontres européennes de l'enseignement supérieur rentrent également cette année dans le cadre du large débat national, et plus largement européen, qui s'est engagé autour de la relation à construire entre le monde de l'entreprise et les établissements d'enseignement supérieur, pour garantir l'accès à un premier emploi des jeunes diplômés.

Relever le défi de l'emploi

Les rencontres européennes de l'enseignement supérieur se sont déroulées autour de 2 tables rondes et de 4 ateliers thématiques qui ont réunis des professionnels du monde de l'entreprise, des universités, des grandes écoles et des institutions européennes.

"Les travaux de votre panel sont des travaux cruciaux", a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche en s'adressant aux participants par visioconférence depuis Paris. Valérie Pécresse a annoncé qu'un chantier avait été lancé sur la réussite en Licence dans lequel devrait être inscrit en 2008 un volet professionnalisation du cursus dès le premier cycle universitaire.

"Dans la loi sur les responsabilités des libertés des universités, la mission d'insertion professionnelle est désormais érigée en 3e mission des universités", a annoncé la ministre. "C'est une révolution mais qui a été demandée par les syndicats", a-t-elle ajouté.

Pendant deux jours, les acteurs présents aux Rencontres se sont penchés sur le rôle-levier que pouvait jouer l'Europe, à travers les programmes et dispositifs européens d'éducation et de formation tout au long de la vie (Erasmus, Erasmus Mundus, Tempus, Leonardo da Vinci et Europass).

Les experts français et européens ont aussi débattu de l'Enseignement supérieur et du marché de l'emploi en mutation, de l'entreprise et de l'alternance dans le parcours de formation européen.

Erasmus, "fleuron" d'une "Europe des résultats"

Les rencontres européennes de l'enseignement supérieur ont été l'occasion de célébrer les 20 ans du programme Erasmus "un des fleurons d'une 'Europe des résultats', telle que souhaitée par son président M. Barroso", s'est réjouie la directrice générale de la DG Education Culture. Depuis 20 ans, plus de 2 millions d'étudiants européens ont bénéficié du programme communautaire.

"L'élargissement du public visé par ce programme est aujourd'hui à l'ordre du jour, pour un ' Erasmus culture', un  'Erasmus apprentis' et un 'Erasmus fonctionnaires'", a annoncé Odile Quintin.

Plusieurs anciens et actuels étudiants Erasmus ont assisté à la soirée Erasmus organisée jeudi soir par l'Agence Europe Education Formation France au musée d'arts contemporains de Bordeaux. Tous ont témoigné du succès d'Erasmus "tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel".

Au cours de la soirée Erasmus, Odile Quintin a remis les prix aux gagnants du concours national d'affiches sur les 20 ans du programme Erasmus organisés par l'Agence. Le label européen "qualité" a été remis aux projets Erasmus français qui par leur impact et leur rayonnement, s'inscrivent dans une démarche qualité porteur de réussite.

La Commission au coeur des préoccupations de l'Enseignement supérieur

"Le défi de l'employabilité des jeunes est au cœur des débats européens", a indiqué la directrice de la DG Education et Culture, en rappelant qu'en 2006, 17 % des jeunes Européens et 23 % des jeunes Français étaient au chômage, 18 % des jeunes Européens étaient diplômés et 16 % des jeunes Français diplômés.

"Autour du concept de 'flex-sécurité', les parcours professionnels doivent être rendus à la fois flexibles et sécurisés, toujours dans une perspective d'éducation et de formation tout au long de la vie", a expliqué Mme Quintin. 

La directrice générale a insisté sur l'importance de moderniser l'offre des établissements européens d'enseignement supérieur, en rappelant que dans le classement de Shanghaï, seules 2 universités sont européennes (britanniques) sur les 20 premières mondiales.

Ce mauvais résultat peut s'expliquer par un paysage universitaire européen trop fragmenté et trop peu spécialisé en pôles d'excellence d'une part, et de l'autre par la faiblesse des moyens investis dans l'enseignement supérieur (8 600 euros/étudiant en Europe contre 20 000 euros/étudiant aux Etats-Unis).

"La politique actuelle de spécialisation et d'autonomisation des Universités est un enjeu majeur vers la modernisation des établissements européens d'enseignement supérieur", a ajouté la directrice générale.

Odile Quintin a annoncé la création par la Commission européenne d'un "forum de partenariats Universités/entreprises", visant à un échange de bonnes pratiques entre les différents acteurs, pour aboutir à des propositions politiques pragmatiques. Un institut technologique européen devrait également voir le jour.

Sources

Agence Europe éducation France - Rencontres européennes de l'Enseignement supérieur - Synthèses et restitution des synthèses - 19/10/07

En savoir plus

Erasmus fête ses 20 ans - Dossier - L'UE en action - Touteleurope.fr

 

  

Publié dans Europe

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