Pour AL de nouvelles élections : Les Municipales

Publié le par Alain Genestine

PARIS, 11 oct 2007 (AFP) - Les élections municipales et cantonales auront lieu les 9 et 16 mars 2008

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Les Français retourneront aux urnes les 9 et 16 mars 2008 pour élire leurs conseillers municipaux et généraux, deux scrutins couplés qui constitueront le premier test grandeur nature pour Nicolas Sarkozy, moins d'un an après son élection.

Le décret convoquant les électeurs pour ces deux scrutins - initialement prévus au printemps 2007 mais qui avaient été repoussés d'un an pour éviter la multiplication des élections la même année - a été présenté jeudi au Conseil des ministres.

C'est bien évidemment le scrutin municipal qui mobilise le plus les états-majors des différentes forces politiques, déjà très engagées dans l'élaboration de leurs listes.

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Si les municipales ont avant tout un enjeu local - l'immense majorité des quelque 36.700 communes françaises sont rurales - les résultats dans les plus grandes villes n'en auront pas moins une portée nationale, moins d'un an après la double victoire de l'UMP à la présidentielle et aux législatives.

Pour la droite, l'objectif affiché est de faire mieux qu'aux dernières élections de 2007 en conquérant ou reconquérant de nouvelles municipalités souvent emblématiques, et démontrer ainsi que les Français "soutiennent le projet présidentiel".

Pour cela, l'UMP mise sur "l'ouverture" en tentant de transposer au niveau local ce qu'a fait Nicolas Sarkozy au gouvernement.

La gauche affronte, elle, le scrutin avec la volonté de rebondir après ses défaites à la présidentielle et aux législatives. Pour cela, il lui faudra améliorer son score de 2001 où elle n'avait pas brillé, perdant 56 villes de plus de 30.000 habitants, même si elle avait conquis Paris et Lyon.

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Après leur échec des législatives, les centristes du MoDem tenteront une nouvelle fois d'imposer la ligne d'indépendance de François Bayrou, mais sur le terrain, l'histoire et la personnalité des candidats pourrait les conduire à des alliances à géométrie variable.

C'est à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux ou encore Strasbourg et Montpellier que les résultats seront les plus attendus. Mais l'élection se jouera aussi dans de nombreuses villes moyennes susceptibles de basculer d'un camp à l'autre. Parmi celles-ci, Mulhouse, Belfort, Dijon, Auxerre, Dunkerque, Caen, Rouen, Quimper, Saint-Brieuc, Châteauroux, Chalon-sur-Saône et Saint-Etienne, constitueront autant de points chauds.

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Les cantonales risquent d'en être éclipsées. Après ses succès de 2001 et surtout 2004 (10 départements conquis) la gauche contrôle pour la première fois une majorité de conseils généraux (51 sur 101). Situation que la droite entend bien renverser.

Au delà de leur résultat politique, les cantonales (les cantons sont renouvelés par moitié) sont un enjeu de pouvoir important à l'échelon des territoires, compte tenu des compétences qui ont été dévolues aux départements par les lois de décentralisation.

Ils ont ainsi en charge les politiques d'action sociale et d'insertion, mais aussi des compétences importantes en matière d'enseignement (collèges), culture, sport, gestion des grands équipements comme les routes, et d'environnement.



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Publié dans Municipales 2008

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