Selon DSK au FMI, " des réformes s'imposent "

Publié le par Alain Genestine

Lors d'une conférence de presse lundi à Paris, le nouveau directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a indiqué qu'il comptait réformer l'organisation, qui traverse présentement une crise.


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Une des premières réformes que M. Strauss-Kahn souhaite mener concerne le système des quotes-parts afin de mieux intégrer les pays émergents tels la Chine, l'Inde et le Brésil, qui ne se sentent pas assez représentés au sein du FMI, malgré leur poids grandissant dans l'économie mondiale.

Avec 79,15 milliards de dollars, sur un fonds total de 461,75 milliards, les États-Unis sont le pays qui contribue le plus au FMI. D'ailleurs, M. Strauss-Kahn a indiqué qu'une meilleure intégration des pays émergents pourrait se traduire par une réduction de l'apport financier des États-Unis.

Les quotes-parts

Les quotes-parts des 185 pays membres de FMI génèrent l'essentiel des ressources financières de l'organisation.

La quote-part de chacun de ces pays membres est attribuée en fonction de leur importance dans l'économie mondiale. Ce montant détermine en partie l'influence qu'exercera le pays membre dans les décisions du FMI.

Les pays participant au financement du FMI peuvent emprunter jusqu'à 100 % de leur quote-part annuellement et 300 % au total.

Source: Fonds monétaire international

Trouver du financement

Le FMI vit en ce moment une crise de financement, car moins de pays recourent à ses prêts, notamment à cause de la forte croissance de l'économie mondiale au cours des cinq dernières années.

La vente d'une partie des réserves d'or du FMI est parmi les solutions avancées par M. Strauss-Kahn afin de trouver de nouvelles sources de revenus.

La réduction d'effectifs au sein de l'organisation, pour diminuer les coûts de fonctionnement du FMI, serait également une façon de limiter les dépenses, selon M. Strauss-Kahn. « Il n'y a pas de raisons pour lesquelles cette institution ne serait pas capable d'être plus efficace, plus pertinente et [...] moins coûteuse », a-t-il dit.

Dominique Strauss-Kahn a abordé la question de la crise hypothécaire aux États-Unis, tout en se voulant rassurant sur la situation de l'économie mondiale. « Le choc que nous continuons de vivre à la suite de la crise du marché hypothécaire américain va certes avoir des effets sur la croissance, mais je ne pense pas qu'on puisse les mesurer aujourd'hui [...] Je ne pense pas que ces effets soient dramatiques », a expliqué M. Strauss-Kahn.

voir lien aussi de l'AFP de Véronique  Dupont

http://www.lesechos.fr/info/inter/300206219.htm

Publié dans International

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