Que devient François Bayrou ?

Publié le par Alain Genestine

"Indépendant et constructif". C'est ainsi que François Bayrou définit le "projet démocrate pour la France" qu'il souhaite élaborer avec ses militants réunis en forum dans les Landes.

LE MODEM, PARTI INDÉPENDANT ET CONSTRUCTIF, ...



"Notre vocation est (...) d'être le courant indépendant de la vie politique française, le courant libre, qui prépare l'avenir et ne refuse jamais d'être constructif et positif", a déclaré vendredi le président de l'UDF-Mouvement démocrate (MoDem) devant un millier de personnes réunies dans la cité balnéaire landaise de Seignosse-le-Penon.

"Indépendant et constructif sont les deux adjectifs qui vont nous caractériser dans les mois qui viennent", a-t-il martelé.

Bronzé, chemise blanche ouverte, François Bayrou a prôné la création d'"un mouvement central qui a son identité, projeté vers l'avenir", citant en exemple les partis démocrates italien, américain, japonais, et le parti du Congrès en Inde.

L'ancien candidat à l'élection présidentielle s'exprimait sur une scène orange, couleur fétiche de sa campagne, aux côtés de quelques fidèles : les députés européens Jean-Marie Cavada et Marielle de Sarnez, l'écologiste Corinne Lepage, notamment.

Les participants au Forum, qui dure jusqu'à dimanche, sont invités à adopter la "Charte des valeurs" et la "Charte éthique" du MoDem, qui tiendra son congrès fondateur fin novembre.

Le parti s'y engage à être "indépendant de toutes les puissances d'influence, économique, politique ou médiatique". Ses adhérents "assument le débat interne et considèrent le dénigrement externe comme incompatible avec leur engagement".

La construction européenne, le développement de la social-économie, le pluralisme ou encore la laïcité y ont élevés au rang de valeurs communes les plus importantes.

Au "ni droite ni gauche", François Bayrou dit préférer un courant bâti sur "un projet, des valeurs et un idéal".

"Le 'ni-ni' m'a toujours frustré. Je ne crois pas qu'on se définit négativement, on se définit positivement", a-t-il dit à quelques journalistes après son discours. "On pourra se dire 'je suis démocrate', comme on disait 'je suis socialiste' ou 'je suis conservateur'".

"PAS DE GUÉRILLA PERMANENTE"

Le "troisième homme" de la présidentielle, qui a remporté 18,6% des voix le 22 avril mais n'a fait élire que quatre députés sous la bannière du MoDem aux législatives, revendique 45.000 nouveaux adhérents depuis le printemps.

Des militants parfois recrutés dans le camp des abstentionnistes et qui pour nombre d'entre eux "n'auraient jamais adhéré à l'UDF", a-t-il souligné.

A l'heure où la question des alliances commence à se poser dans la perspective des élections municipales, François Bayrou a rejeté d'emblée le projet "archaïque" du Parti socialiste.

"Le socialisme n'est pas un idéal pour le XXIe siècle", a-t-il estimé. "Si les socialistes ne sont plus socialistes, ce jour-là il y aura du mouvement, mais on n'en est pas là..."

Avec Nicolas Sarkozy, dont il reconnaît la "vaillance" mais désapprouve "le paquet fiscal", la "fascination pour l'argent" et le souhait de se "réaligner sur les Etats-Unis", François Bayrou veut être dans "un état d'esprit constructif".

"Il n'y a aucune raison d'être en guérilla permanente" mais "je n'ai pas l'intention d'être récupéré sous quelque forme que ce soit", a-t-il dit sous les applaudissements de la salle.

Devant la presse, François Bayrou est revenu sur son entretien de jeudi matin avec le chef de l'Etat à l'Elysée.

"Il y aura des rendez-vous fréquents", a-t-il confié. "Nous nous connaissons depuis longtemps et n'avons jamais considéré ni l'un ni l'autre que ce que disait l'autre était négligeable."

Dans son souci de "parler avec tout le monde", il a dit son intention de rencontrer, dès la rentrée parlementaire, le Premier secrétaire du PS François Hollande pour parler institutions. Le député béarnais, qui a été récemment auditionné par la commission Balladur créée sur ce thème, prône une loi électorale "plus juste" via l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives.

Quatre mois après la scission de son camp, François Bayrou a par ailleurs qualifié de "forfaiture" et "d'inconstitutionnelle" la proposition du Nouveau centre (le parti créé par ses anciens alliés UDF ayant rallié Nicolas Sarkozy) de réformer le système de financement politique.

Il a jugé "inacceptable" de changer les règles au bénéfice de certains, qui ne sont pas les plus méritants..."




François Bayrou estime à propos de Nicolas Sarkozy que sa "façon de gouverner aggravera les problèmes de la France". Dans un entretien à l'hebdomadaire "Le Point" paru jeudi, il critique "l'arbitraire du prince" et "le favoritisme en direction des proches".

Le président du MoDem François Bayrou à ...

Interrogé sur le style du président de la République et "sa façon de concentrer ouvertement le pouvoir", le président du MoDem ne mâche pas ses mots. "Cette façon de gouverner aggravera les problèmes de la France (...) Si vous ajoutez à cette 'statolâtrie' la concentration du pouvoir entre les mains d'un seul, alors vous êtes exactement dans le mal français", dit-il en dénonçant l'idée que quelqu'un "ait réponse à tout à votre place".

Pointant "le goût des milliardaires et des vedettes" de Nicolas Sarkozy et sa "fascination pour l'Amérique", François Bayrou dénonce cet attrait pour le principe américain de "l'inégalité croissante", qui établit "le creusement des inégalités" comme "moteur" d'une société. Il désapprouve aussi de la part du président le "signal à Bush pour montrer que la page de la France qui non est tournée".

"Considérer l'arbitraire du prince comme légitime" est encore "pire" que "le détestable esprit de cour", assure aussi François Bayrou. Pour lui, "la République, c'est la séparation des pouvoirs, la transparence des décisions, pas l'arbitraire et le favoritisme en direction des proches".


Le président de l'UDF-Modem, François Bayrou, a affirmé jeudi qu'il n'entendait pas se rallier à Nicolas Sarkozy ni devenir un nouveau "trophée" de sa politique d'"ouverture", après avoir été reçu à l'Elysée par le chef de l'Etat pour "faire un point" de la situation du pays. "C'est un entretien selon moi absolument normal entre responsables (...), je pense qu'il voulait faire un point" de la situation, a commenté M. Bayrou devant quelques journalistes à l'issue de cette rencontre.

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"Je considère que sur tous les grands enjeux du pays, nous sommes coresponsables de l'avenir (...) Chaque fois qu'il sera nécessaire de réfléchir ensemble aux réformes et aux améliorations que le pays doit trouver, s'imposer, naturellement c'est dans une démarche constructive que je le ferai", a-t-il poursuivi.

"On peut avoir des débats qui soient des débats fermes, parfois rudes et constructifs (...) Je suis persuadé que les Français n'attendent pas du ralliement, n'attendent pas du reniement, ils attendent de la fermeté dans les convictions, de la fidélité, de la loyauté et une démarche constructive", a estimé le président de l'UDF-Modem.

Interrogé sur son éventuelle participation active aux réformes engagées par le chef de l'Etat, M. Bayrou a ironisé: "ces temps-ci, le président de la République collectionne les trophées que, dans les châteaux, on accroche dans l'escalier, et bien vous aurez remarqué que je n'ai pas une vocation de bête à cornes".

"Je suis dans une démarche d'autonomie, d'indépendance, je regarde parfois avec un peu d'amusement des ralliements nombreux", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, François Bayrou, également député des Pyrénées-Atlantiques, a indiqué qu'il "réfléchit" à sa candidature à la mairie de Pau en mars prochain, dans un entretien au Point publié jeudi.

"Beaucoup me demandent de m'engager. Je réfléchis", dit-il à l'hebdomadaire.

M. Bayrou explique que "Pau n'est pas une ville ordinaire", mais "la capitale d'un pays, le Béarn, qui a été indépendant pendant des siècles".

Pau "a eu avec André Labarrère un maire qui ne ressemblait à aucun autre" et "sa disparition a laissé un grand vide", ajoute-t-il.

Interrogé sur sa stratégie pour les municipales, l'ex-candidat à la présidentielle réaffirme son souhait que le Modem aille "au premier tour de manière indépendante chaque fois que cela sera possible" et en particulier "dans les vingt arrondissements" de Paris.

"Au lendemain du premier tour, le cas échéant, nous choisirons l'alliance ou l'indépendance", dit-il.




François Bayrou a proposé mardi à la commission Balladur que les risques de "concentration excesssive des médias" et des "rapports non maîtrisés entre les médias et l'Etat" soient mentionnés dans la Constitution.



Le président du MoDem François Bayrou à ...

"Il est nécessaire que la Constitution s'intéresse aux relations entre le pouvoir politique et le pouvoir médiatique", a déclaré le président du Mouvement démocrate (MoDem) lors de son audition devant la commission présidée par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur sur la réforme des institutions.

"Le pouvoir tout puissant est une tentation perpétuelle pour ceux qui nous gouvernent. Ils se trompent", a souligné le "troisième homme" de l'élection présidentielle, qui avait obtenu 18,57% des voix au premier tour en faisant notamment campagne sur ce thème, s'en prenant à TF1. "Ceci est un facteur de régression et non pas un facteur de progrès".

Invité à préciser la rédaction de ce nouvel article de la Constitution, le leader centriste a expliqué qu'il devrait préciser que "les médias doivent développer leur action sans être soumis à l'influence directe ou indirecte de l'Etat".

Lors de son audition devant les 13 membres de la commission Balladur, François Bayrou a par ailleurs plaidé pour "un régime présidentiel équilibré", reprenant les propositions qu'il avait développées pendant sa campagne.

Le président du MoDem a de nouveau plaidé pour l'élection d'une partie des députés au scrutin proportionnel pour permettre la représentation à l'Assemblée de "courants d'opinion à qui le scrutin majoritaire n'a pas accordé de représentation". Il a proposé de réserver 10% des sièges aux partis ayant obtenu plus de 5% des voix au premier tour des élections législatives, sans augmenter le nombre des députés. Si elle avait été votée avant les législatives de juin, une telle réforme lui aurait permis de faire élire 32 députés MoDem, au lieu de quatre.

Opposé à la suppression du Premier ministre, M. Bayrou a rappelé ses propositions pour renforcer le Parlement. Il a suggéré que les députés et sénateurs puissent fixer la moitié de son ordre du jour et votent à la majorité qualifiée sur la nomination du garde des Sceaux ainsi que du Conseil supérieur de la magistrature, du Conseil constitutionnel et du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Il s'est prononcé pour la suppression de l'article 49-3, qui permet au gouvernement d'engager sa responsabilité sur un projet de loi, et l'encadrement du droit de dissolution de l'Assemblée nationale par le président.


François Bayrou, s'est déclaré  favorable à une investiture du garde des Sceaux par le Parlement "à une majorité qualifiée".

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"Il faut renforcer la séparation des pouvoirs, voilà pourquoi il faut réfléchir à l'indépendance de la justice", a déclaré M. Bayrou lors de son audition à huis clos mais retransmise par les chaînes parlementaires.

Le "comité de réflexion" sur les institutions, mis en place par Nicolas Sarkozy et que préside l'ancien Premier ministre Edouard Balladur, a entamé mardi la deuxième phase de ses travaux, avec l'audition des principaux responsables politiques, administratifs et judiciaires du pays.

"Je suis pour que le garde des Sceaux ait un statut particulier au sein du gouvernement, qu'il ne soit pas un ministre comme les autres, qu'il soit investi à une majorité qualifiée par le Parlement", afin de lui conférer une "légitimité particulière", a déclaré le président du MoDem.

Dans le cadre du renforcement "nécessaire" de la séparation des pouvoirs, M. Bayrou a souhaité en outre que le Conseil constitutionnel "puisse être saisi par les citoyens" après "filtrage" éventuel des requêtes par le Conseil d'Etat.

Il a estimé aussi "nécessaire" de faire mentionner dans la Constitution le "risque d'une concentration excessive des médias", et le "risque" découlant des "rapports pas sains et pas normaux entre les médias et l'Etat".

L'ancien candidat UDF à la présidentielle a également invité le comité à réfléchir à une loi électorale "plus juste, qui prenne en compte le suffrage de tous les Français", tout en conservant au scrutin législatif "une dynamique majoritaire".

Il s'est prononcé pour une "proportionnelle corrective" au profit des courants d'opinion qui n'ont pas d'élu à l'Assemblée, avec un "quota de sièges, autour de 50-50, sans augmenter le nombre de députés".

Il a souhaité aussi un "strict encadrement" du pouvoir de dissolution de l'Assemblée et de l'usage de la procédure du 49-3 (adoption des lois sans vote) qui devrait être limitée, selon lui, aux seuls projets de loi de finances et de financement de la sécurité sociale.

S'agissant de l'avenir du régime français, M. Bayrou a appelé à "un régime présidentiel équilibré", mais dans lequel le gouvernement resterait responsable devant le Parlement.

Le comité a ouvert sa session mardi avec l'audition du président du Sénat Christian Poncelet. Il poursuivra ses travaux avec les auditions dans l'après-midi du président de la commission des Lois de l'Assemblée, Jean-Luc Warsmann, du vice-président du Conseil d'Etat Jean-Marc Sauvé, et du secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet.


François Bayrou souhaite maintenir "une ligne générale d'autonomie" pour les élections municipales, affirmant ne pas être dans "une perspective de ralliement" à la majorité présidentielle, dans un entretien au quotidien Sud Ouest à paraître jeudi.


"Nicolas Sarkozy accroche l'un après l'autre les dirigeants politiques, notamment socialistes, comme des trophées à son tableau de chasse. Je n'ai pas cette vocation-là. Je ne suis pas dans une perspective de ralliement. Je tiens ma ligne avec la conviction que c'est ce que les citoyens attendent de leurs élus", déclare-t-il en réponse à une question sur la possibilité d'accepter une mission ou un ministère.

Interrogé sur les alliances possibles du MoDem aux prochaines municipales, M. Bayrou vise la présence de son parti "la plus large possible dans le plus grand nombre de villes et, évidemment, tout dépend dans ces villes de la situation locale".

"Il y a des villes où nous sommes déjà dans une majorité et une majorité qui marche bien. Et il y a des villes qui méritent une gouvernance nouvelle. Notre ligne générale sera l'autonomie. Et ensuite, nous étudierons la situation ville par ville", ajoute-t-il.

Selon le leader centriste, qui doit rencontrer jeudi le chef de l'Etat "sans ordre du jour", "une fois l'indépendance trouvée et prouvée, il est tout à fait possible de nouer des alliances parce que personne ne doit avoir comme but de gouverner seul".

Quant à l'éventualité d'un soutien du MoDem à Alain Juppé à Bordeaux ou à Gérard Collomb à Lyon, François Bayrou indique simplement vouloir que "des équipes où tous les grands courants d'une ville" soient représentées.

"Je défendrai tant que je le pourrai l'idée de majorités locales ouvertes et de rassemblement", affirme-t-il.

François Bayrou fera sa rentrée politique devant les adhérents de l'UDF-MoDem à Seignosse (Landes), de vendredi à dimanche.

Ce "Forum des démocrates" sera le premier grand rendez-vous du leader centriste avec ses supporters depuis les législatives de juin, où son parti, ayant rompu l'alliance traditionnelle de l'UDF avec la droite, n'a obtenu que 7,61% des voix au premier tour et quatre députés.

Publié dans Politique

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J
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