sos éducation nous livre leurs sentiments sur l'école...et son déficit, ses déficits!

Publié le par Alain Genestine


Ce que nous coûte en temps réel l'Education nationale depuis la rentrée 2006

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La dépense globale d'éducation comprenant le salaire des professeurs, l'entretien des bâtiments, l'administration, les cantines, les transports scolaires, les livres scolaires... a été évaluée à 116,3 milliards d'euros durant l'année scolaire 2005-2006.

Cela représente un coût par seconde de 3688 euros, du 1er septembre au 31 août, nuit et jour, vacances incluses.

Le coût annuel moyen d'un collégien a augmenté de 33 % de 1990 à 2004, atteignant 7 401 euros, et celui d'un lycéen de 50 %, pour frôler les 10 000 euros, selon deux rapports d'audit du ministère de l'éducation datant d'octobre 2006. 

Bien entendu, cette hausse des dépenses ne s'est pas accompagnée d'une hausse équivalente du niveau qui, lui, a reculé de deux ans entre 1987 et aujourd'hui ; autrement dit, un élève de 5e de 2007 aurait le niveau de Français d'un élève de CM2 de 1987, d'après Danièle Manesse et Danièle Cogis dans "Orthographe, à qui la faute?" (éditions ESF, février 2007).

Les charges d'éducation sont réparties entre :

  • le ministère de l'Education nationale à hauteur de 54,3 % ;

  • les autres ministères à hauteur de 5,5% ;

  • les autres administrations à hauteur de 0,8 % ;

  • les collectivités territoriales à hauteur de 21,7 % ;
  • les entreprises à hauteur de 6,5 % ;
  • les ménages à hauteur de 11,2 %.

Source : Ministère de l'education nationale


Avec 1,3 millions d'agents, l'Education nationale est le second employeur le plus important du monde après les chemins de fer indiens. Plus de 38% des agents de l'Education nationale sont affectés à des tâches administratives et n'enseignent pas. Les dépenses ne cessent d'augmenter et pourtant, en raison de la décroissance démographique, les élèves sont chaque année moins nombreux et malheureusement, les résultats ne sont pas au rendez-vous.


Notre système est inefficace et nous devons tout faire pour que cela change.



La façon la plus rapide de ruiner l'éducation d'un enfant est d'appeler « bien » ce qui est mal.

Mais que faisons-nous dans nos écoles depuis 40 ans ?

Nous faisons faire à nos enfants des gribouillages qui n'ont aucun sens et nous appelons ça « développer leur créativité ».

Nous les encourageons à la paresse et nous appelons ça « respecter le rythme naturel de l'enfant ».

Nous leur interdisons d'apprendre un métier et nous appelons ça « améliorer l'égalité des chances ».

Nous gaspillons des milliards d'euros en cédant aux syndicats d'enseignants qui réclament les plus folles dépenses et nous appelons ça « investir dans l'éducation ».

Nous incitons nos enfants à être pervers en leur distribuant des brochures sur la sexualité qui ne sont pas de leur âge et nous appelons ça « leur faire découvrir la vie ».

Nous laissons nos enfants se détruire le cerveau avec des drogues dont on commence à peine à mesurer les effets et nous appelons ça « les laisser faire leurs expériences ».

Nous tolérons les comportements les plus asociaux et nous appelons ça « respecter la diversité culturelle ».

Nous livrons des enfants innocents et sans défense à des voyous que nous n'avons plus le courage d'envoyer dans des maisons de correction et nous appelons ça « encourager la mixité sociale et scolaire dans les établissements ».

Nous avons conduit notre pays à n'être plus qu'au dix-septième rang mondial pour le niveau en sciences, et en mathématiques et en lecture de sa population, avec un enfant sur quatre qui ne sait ni lire ni écrire à l'entrée en sixième.

Selon le classement annuel de l'Université de Shanghaï, notre pays ne compte qu'une seule université parmi les cinquante meilleures universités du monde, et elle occupe la 39e place.

MAIS JUSQU'OU DEVRONS-NOUS TOMBER AVANT DE REAGIR ????

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et pendant ce temps là....

Nouvelle reculade du gouvernement


Le Premier ministre François Fillon a déclaré le 31 juillet 2007 que deux fonctionnaires sur trois seront remplacés dans l'Education nationale.

Cette annonce est en contradiction avec l'engagement écrit du candidat Nicolas Sarkozy exprimé dans son programme présidentiel : « Non remplacement d'un fonctionnaire sur deux ».

Pour justifier sa décision, M. François Fillon a évoqué des « missions nouvelles en particulier  des projets personnalisés de réussite éducative et les devoirs encadrés ».

Ces missions ne sont en fait pas nouvelles puisqu'une politique de soutien scolaire était prévue dans le programme.

SOS Education demande donc avec force une politique qui privilégie la qualité des professeurs sur la quantité et déplore ce nouveau recul du gouvernement face aux syndicats d'enseignants.

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