Anti-libéralisme et libéralisme authentique

Publié le par Alain Genestine

Ce qui est remarquable, c’est que ceux qui attaquent le libéralisme sont incapables de définir l’anti-libéralisme qu’ils revendiquent, sauf à refuser la concurrence libre et non-faussée, ce qui ne peut vouloir dire que deux choses :

Exiger une pseudo concurrence non libre, à savoir faussée par l’état disposant du monopole de la décision économique.

Refuser la concurrence et l’économie de marché au profit soit d’une non-économie du don gratuit administré centralement, soit d’une économie monnaitaire fusionnant le pouvoir politique et le pouvoir économique. Ce qui revient au même.

Dans tous les cas, bonjour le despotisme d’un état omnipotent dont les membres, c’est bien connu, commenceraient à se servir eux-mêmes aux dépens des autres, dès lors qu’ils bénéficieraient , quant à leur pouvoir économique, sinon politique, d’une situation privilégiée non-concurrentielle.

Toutes les économies administrées par l’état contre le marché ne peuvent nécessairement terminer et ont historiquement terminé que comme cela : la dictature d’une minorité de fonctionnaires de l’état total sur l’ensemble des individus, an nom des intérêts transcendants d’un peuple introuvable.

C’est bien pour ne pas avoir à avouer cette imparable logique liberticide que les contempteurs du libéralisme se contentent de critiquer le libéralisme sans dire par quoi il faudrait le remplacer.

1) Tout ce qui peut être reproché au libéralisme ne vaut que pour qui n’a pas compris que ces reproches concernent l’anti-libéralisme de fait des oligopoles et autres monopoles économiques, que ceux-ci soient d’état ou privés.

2) Le libéralisme économique suppose une régulation politique forte pour garantir et faire respecter la libre concurrence, ainsi que l’égalité réelle des droits et des chances de promotion sociale des individus.

3) Les conditions de cette égalité des chances que sont la sécurité personnelle, l’éducation et la santé (l’accès aux soins), l’énergie, les infrastructures essentielles, ainsi que l’environnement doivent nécessairement être placés , sinon hors du marché, pour le moins affectés d’une mission (et donc d’une servitude) de service universel ou service public.

Ces trois points sont, pour un libéral, indissociables : ce qui veut dire qu’il n’ y a pas de libéralisme possible sans régulation politique pour en garantir les conditions juridiques et sociales de possibilité.

Cela faisait déjà quelques temps que nous n'avions eu des nouvelles de l'association alter-mondialiste ATTAC.  L'association se lance encore dans une lutte contre un ennemi invisible qui ronge le monde et détruit l'Humanité à petit feu, et dont la seule finalité est d'esclavagiser toute la planète, excepté évidement une petite caste de privilègiés, patrons ou actionnaires. Cet ennemi, c'est le néo-libéralisme. Après de cette énième démonstration de la part des anti-libéraux, il me parait nécessaire de mettre les choses au point.

Les anti-libéraux nous expliquent très sérieusement que le néo-libéralisme est la plus grande menace de l'Humanité. D'abord le choix de l'ennemi et de la terminaison: néo-liberalisme. Voila un mot qui fait trembler les foules. Libéralisme? Non, trop normal, trop fade. Néo-libéralisme, le monde tremble devant ta toute-puissance. Finalement, qu'est ce que c'est le néo-liberalisme? Ce n'est que plus de liberté pour chacun, c'est ce qui fait avancer les démocraties depuis la Magna Charta de Jean Sans-Terre. Le libéralisme c'est ce qui opposa le l'Occident à la tyrannie soviétique. L'ennemi étant choisi, nous savons à quoi nous en tenir.

L'erreur commise par les anti-libéraux c'est de croire que le liberalisme place la toute puissance dans le capital. Le libéralisme c'est d'abord l'individu. L'individu qui grace à la liberté peut s'épanouir dans une société pacifié. Loin des fantasmes de Big-brother ou de Globalia dont les lecteurs voit l'échec programmé de nos sociétés, le libéralisme c'est moins d'Etat, moins de contrôle. Ce n'est pas une société où tout est uniformisé, puisque chacun est libre de suivre ses convictions et ses choix.

Il est facile de dénoncer les excès et les insuffisances de notre système, mais ne conviendrait-il pas plutôt de regarder la situation globale? Depuis la chute de l'hydre soviétique, le monde s'est engagé progressivement et avec beaucoup de réticences dans la voie du libéralisme. Puis je me permettre de signaler qu'il me semble que l'on vit mieux en Slovaquie aujourd'hui que sous la règne du Communisme, honte de l'Humanité qui a jeté sur la planète son ombre destructrice. Le fait est que le Communisme a encore son public (surtout en France), malgré le fait que tout les régimes se réclamant de cette idéologie ont sans exception conduit à la dictature et la tyrannie. Je pense que l'on peut demander aux Nord-Coréens s'ils sont ravis de leur situation, et à quel point ils sont heureux de ne pas avoir suivi le chemin du libéralisme comme leurs frères sud-Coréens.

Le libéralisme c'est l'avenir de la démocratie et de l'équité. Le libéralisme a fait progresser des dizaines de pays vers plus de richesses et plus de bonheur. Peut-on dire de même pour les alternatives socialo-étatistes? Non, car la liberté doit triompher de l'Etatisme et de l'assistanat pour conduire une société sur les voies du progrès.

 

Publié dans Libéralisme

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G
<br /> <br /> Guy André Pelouze It's not a mistake, it's propaganda! BTW they try to mislead people and want to appear as the only defenders of<br /> humanism.<br /> En réalité nous assistons à une vaste entreprise de désinformation car le grand capitalisme français est surtout de connivence et de privilège et c'est lui qui<br /> tient les médias... Le capitaliste qui a mis ses sous dans son entreprise est broyé par ce système de connivences et de privilèges qui n'a qu'un seul acteur hors marché: l'état et ses prébendes,<br /> les fonctionnaires et leurs budgets colossaux qui asphyxient la demande et l'offre privées.<br /> <br /> <br /> <br />
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