Hommage à un créateur : Gianfranco FERRE

Publié le par Alain Genestine

Mode: à Milan, le défilé émotion de Ferré


La maison Gianfranco Ferré a présenté dans l'émotion sa collection homme dimanche, une semaine exactement après le décès de son styliste, au deuxième jour des défilés milanais qui ont vu le triomphe du bermuda court à porter de préférence avec une veste classique. Journalistes, acheteurs, mannequins et professionnels de la mode, parfois en larmes, ont applaudi chacun des modèles dessinés par Gianfranco Ferré, lui réservant au terme de son défilé posthume dix minutes d'une ovation debout.

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Exécutée selon les préparatifs du couturier décédé dimanche dernier à 62 ans, la collection a présenté une série de pièces taillées dans des tissus bleu sombre très fluides, déclinés sur des tenues classiques comme décontractées. Le jean est également revenu sur le devant de la scène, avec des http://nymag.com/fashion/fashionshows/designers/bios/gianfrancoferre_150.jpgbermudas à larges revers qui se portent torse nu.

Le blanc s'est fait aussi très présent, avec des chemises en voile frais ou des djellabas rebrodées à porter sur le caleçon de bain. Prenant la suite des mannequins, une vingtaine d'enfants ont bouclé le défilé et parcouru en souriant la passerelle, tous vêtus d'une longue chemise blanche, le vêtement phare de Gianfranco Ferré.


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Roi de la mode et de l’élégance en Italie, depuis le lancement de sa griffe en 1974, le milanais Gianfranco Ferre incarna de 1989 à 1996 la sève créatrice de la maison Christian Dior. Parmi les signes propres aux modèles qu’il y créa, il faut souligner la blouse blanche, les poignets, les cols et la taille qu’il exagère, et enfin le pantalon masculin associé à une veste cintrée féminine.



Amateur d’art éclairé et collectionneur dans l’âme, rien d’étonnant donc, à ce que son travail soit inspiré par les peintres qui ont suscité ses premières émotions esthétiques. Les visages tahitiens de Gauguin réinterprétés par le génie pop de Warhol, les couleurs chaudes de Titien et de Véronèse, la sensualité classique de Fragonard et les jeux d’ombre et de lumière de Cézanne traduits chez le maestro par des superpositions de tissus différents, sont autant de références subtiles, qui, le temps d’une saison se déploient sur le dos des plus belles femmes du monde.
Au même titre que les références artistiques ou l’importance accordée à la netteté de la ligne, le travail de Ferré est axé sur le jeu des couleurs. Sa couleur préférée est le rouge, qu’il associe à la force, l’énergie, la passion, une féminité libre et responsable, sensuelle et dynamique. Chacune de ses collections déploie donc un véritable panache dans l’utilisation des couleurs, qui signe l’admiration de ses pairs. Ces derniers lui ont en effet attribué en 89 pour sa première collection Dior haute couture, baptisée « Ascot-Cecil Beaton », le Dé d’or de la plus belle collection.




 

L'androgynie est le thème auquel Gianfranco Ferré a choisi de se confronter.
Les premiers costumes d'homme en noir et bleu marine qui s'avancent posent le ton garçonne sur un mode sévère accentué par les gants de cuir. Les drapés noués et manches kimono des manteaux en cachemire et astrakan ou des pulls qui succèdent, donnent la note féminine complémentaire. Plus sportives, des jupes ornées de poches soufflées type cargo pants comptent sur des boléros de fourrure pour sauver le standing. Un motif argent et or évoque le futurisme dans l'air du temps. Ces tons métallliques se retrouvent sur le final, avec des robes du soir épaisses et lourdes frôlant le sol.
Skin, la chanteuse, fait une apparition en corsage de pierreries et robe manteau volumineuse noire soyeuse.

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Nationalité : Italienne
Naissance : 15 Août 1944
Mort le : 17 Juin 2007
Métier : Créateur de mode

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Biographie de Gianfranco Ferré

Amateur d’art éclairé et collectionneur, Gianfranco Ferré a nourri son inspiration de nombreux peintres aimés : Gauguin, Warhol, Cézanne encore. Féru de couleurs, il aime particulièrement le rouge, pour lui synonyme d’énergie et de passion, mais aussi le noir, le blanc et l’or. Passionné de matières, il aime fourrure, cuir et taffetas. Ferré signe une mode féminine, élégante et racée, et renouvelle notamment la blouse blanche en en marquant les poignets et le col. Il assortit également pantalon masculin et veste cintrée féminine. Ses silhouettes sont parfois asymétriques. En 1969, Gianfranco Ferré sort diplômé en architecture de l’Institut polytechnique de Milan. Il façonne ses premiers bijoux chez Walter Albini et Christiane Bailly, avant de travailler comme styliste free-lance pour Lagerfeld et Fiorucci. Entre 1973 et 1977, il voyage en Inde et en garde un goût prononcé pour les couleurs et les matières. En 1974, il crée ses premières collections de prêt-à-porter : Baila et Courlande. En 1982, il crée sa première collection hommes et accessoires. En 1984 et 1986 sortent les premiers parfums, d’abord masculins puis féminins. En succédant à Marc Bohan dans la création des modèles couture de la maison Christian Dior, Ferré rencontre un franc succès et décroche un dé d’or en juillet 1989, avant de quitter la mythique maison en 1996. Il est mort à Milan en juin 2007 des suites d'une hémorragie cérébrale.

Publié dans Culture

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