Mais ou ils sont les libéraux, ah mais oui ,ce sont les centristes de l'UMP. Qu'elle reconnaissance avez-vous? Voyez vous M NOVELLI, nous sommes tout petit et peut-être tristounet de s'être rallier

Publié le par Alain Genestine

un temps avec FB, mais petit que nous sommes, nous avons eu le mérite de créer un parti libéral pour tous, d'être indépendant et libre de toute démagogie : ALTERNATIVE LIBERALE. Il serait temps messieurs de Gauche et Droite Libérale, indépendants.... de vous mettre à notre tablée afin d'émettre ensemble , un projet libéral de socle commun, nononstant les mouvances de tous. La période nous la pré-destine, nos enfants en auront la nécessité.
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Drôle d'échiquier est aujourd'hui, auront nous la force d'occuper son milieu stratégique, tous ces centres à géométrie variable. Ne nous faisons pas prendre la place, FB a voulu nous la prendre, maintenant NS se sert de ses libéraux (nommé ci-dessous centriste) pour accaparer le jeu, soit, il en sera au pire pat...


Débauchages, oeillades, sécessions et créations de partis : dans la lignée de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy pousse à la recomposition du paysage politique français. François Bayrou et le Parti socialiste tentent tant bien que mal de résister.


La présidentielle et le débauchage de personnalités de gauche et du centre par Nicolas Nicolas Sarkozy le 24 mai 2007 à l'Hôtel de ville de ParisSarkozy, qui se plaît à brouiller les clivages traditionnels, chamboulent, plus encore qu'en 2002, le paysage politique français. Face à une droite conquérante, la gauche est anémiée et François Bayrou isolé. A deux semaines des législatives, dont dépendra en partie l'issue des opérations, les grandes manoeuvres se focalisent sur le centre. « Dans les quinze premiers jours, Sarkozy travaille déjà à sa réélection », soupire un responsable du PS.

La stratégie tentaculaire de l'UMPbelle-affiche.jpg

Nicolas Sarkozy l'a répété tout au long de la campagne : il n'a « jamais cru à un parti unique de la droite et du centre ». Autrement dit : jamais cru à l'UMP telle que Jacques Chirac et Alain Juppé, aujourd'hui numéro deux du gouvernement, l'avaient conçue en 2002. Convaincu qu'« une large assise parlementaire est un gage d'efficacité », (selon la formule de Jérôme Peyrat, son conseiller politique), le nouveau chef de l'Etat souhaite une majorité multipolaire : un pôle UMP, flanqué d'un pôle centriste (regroupant les anciens UDF ralliés à Nicolas Sarkozy depuis la présidentielle) et, espère-t-il, d'un pôle de gauche (qu'Eric Besson et Bernard Kouchner pourraient selon lui coordonner). Chacun d'entre eux conserverait, a-t-il promis, « son identité et ses valeurs ». Officiellement, la seule obligation qui leur est faite est de voter la confiance au gouvernement. L'approbation du Budget serait évidemment bienvenue, mais « chacun sera libre de voter comme il l'entend », jure Frédéric Lefebvre, directeur de cabinet à l'UMP.

Si l'opération paraît pour l'heure très largement bénéfique, tant elle brouille les repères et conduit à recomposer le paysage politique autour de Nicolas Sarkozy, la stratégie n'est pas dénuée de risques. « A terme, des tensions sont à craindre », concède un haut responsable du parti, redoutant la création d'écuries présidentielles. Déjà, le malaise est perceptible chez les centristes de l'UMP, qui refusent d'être les laissés-pour-compte de l'ouverture.

Le centre éclaté

Il y a quelques semaines à peine, les choses étaient relativement simples : il n'y avait que l'UDF de François Bayrou et, à côté, une sensibilité centriste intégrée à l'UMP (depuis 2002). Aujourd'hui, l'UDF a volé en éclats et le centre est émietté.

Obsédé par la volonté de conserver, dans l'optique de 2012, les 6,8 millions d'électeurs qui se sont portés sur son nom à la présidentielle (dont une large part de voix de gauche), François Bayrou a créé une nouvelle formation politique incluant des écologistes et l'ancien ministre Azouz Begag : le Mouvement démocrate (MoDem), qui a lancé hier soir au Zénith sa campagne législative. Un rendez-vous à très hauts risques, l'ancien président de l'UDF étant loin d'être assuré de conserver, in fine, un groupe et donc une tribune à l'Assemblée.

che_bayrou-1.jpgLes 22 députés UDF sur 29 qui l'ont abandonné depuis la présidentielle, en se souvenant que leur électorat était à droite, doivent annoncer la semaine prochaine la naissance de leur propre formation politique, dont le nom n'est pas arrêté. Emmené par Hervé Morin (ministre de la Défense), le mouvement présente, avec l'aide de l'UMP, 84 candidats aux législatives, dans un double objectif : créer un groupe parlementaire « indépendant » mais membre de la majorité présidentielle, et s'assurer un financement public pour les cinq prochaines années (l'un des critères étant de présenter des candidats ayant obtenu 1 % dans au moins 50 circonscriptions). Pour compliquer encore la situation, un rapprochement n'est pas exclu entre le Parti radical de gauche et le Parti radical de Jean-Louis Borloo (associé à l'UMP).

La gauche anémiée

Déstabilisé par la défaite présidentielle et ses querelles internes, le PS espère encore profiter d'une bipolarisation aux législatives. Mais l'entrée de socialistes au gouvernement et les oeillades à droite de Jean-Michel Baylet, président du PRG, le privent d'oxygène. Mardi soir encore, il a souhaité « ouvrir un débat » avec les « cousins valoisiens », après le scrutin de juin. Même si, tenant compte du rappel à l'ordre du PS et de la désapprobation exprimée la semaine dernière par de nombreux cadres du PRG, Jean-Michel Baylet ne parle plus de fusion ni de renversement d'alliance, ses déclarations peuvent faire les affaires de Nicolas Sarkozy. Le secrétaire d'Etat Eric Besson a d'ailleurs immédiatement enfoncé le clou, assurant qu'il « pourrait être intéressé » par un Parti radical « refondé ».alerteweb.jpg

Ce brouillage est d'autant plus embarrassant pour le PS que le coup est porté par le parti avec lequel il s'est montré le plus généreux pour les législatives (32 circonscriptions réservées). Contrairement à 2002, les socialistes n'ont conclu aucun accord de premier tour avec le PCF et ne soutiennent que cinq candidats Verts (dont les trois sortants). Le score historiquement bas de la gauche le 22 avril (36 %) a convaincu tous les courants du PS qu'ils ont pour mission d'occuper « tout l'espace » à gauche et pour obligation de décrocher des électeurs du centre. Le « comment » divise les socialistes. Des proches de Ségolène Royal ont envisagé des désistements républicains avec le MoDem au second tour des législatives. L'idée de convier, fin juin, les petits partis à des « assises » pour refonder un « grand parti de la gauche », avancée par François Hollande il y a dix jours et voulu par Henri Emmanuelli et le réseau de jeunes du député européen Benoit Hamon, s'est heurtée à l'hostilité des amis de Dominique Strauss-Kahn et de ceux de Laurent Fabius. Outre qu'ils y voyaient alors une manoeuvre du premier secrétaire pour garder la main (ce qui n'est plus le cas), les deux anciens patrons de Bercy estiment que le PS doit d'abord se refonder lui-même.

ELSA FREYSSENET ET PIERRE-ALAIN FURBURY

Publié dans Politique

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